‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 309 sur 325 · VENUS · texte numérisé non relu

VENUS

Un héros , que le ciel fit naîstre Pour le bonheur de cent peuples divers ,

Aime mieux calmer Tunivers Que d'achever de s*en rendre le maistre. Il cherche à rendre heureux jusqu'à ses ennemis. Tout est, par ses travaux, dons une paix profonde ; Ce n'est plus qu'à l'Amour qu'il peut estre permis

De troubler le repos du monde.

Tranquilles cœurs, préparez- vous

A mille secrettes alarmes \

< Messieurs Bony, Feraoo Taisné, Rebet, Gingant, le Bfalre, GiUet, David, Frison, Poyadon, Moreau, Tlpbalne, Bernard, Leroi, de la Forest, Dahamel , i>esvelois, Lavernel, Puvigoy, Antonio, Aubert, Perchot, Gaye tila, Gaye cadet, k petit Ftmoo., Jaequart » Ptiilbert et LavaUée»

« Madémoiadie FefdlDMid l*aiaoée.

r.28 LE BALLET

Vous perdrez ce repos si doux , Dont vous estimez tant les charmes ; Mais les troubles d*amour ont cent fois plus d^attraits Que la plus douce paix. Nymphes des eaux, Nymphes de ce bocage , Faites briller vos plus charmaiis appas ; Plaisirs, Grâces, suivez mes pas ; Qu'avec nous tout s'engage A célébrer la gloire de mon fils.

Dieux qu'il a surmontés , mortels qu'il n soumis , Venez luy rendre hommage :

L'Amour^ le vainqueur dos vainqueurs , Va triompher de tous les cœurs.

(Les Dicinitez et les Peuples répètent les deux derniers vers. )

Les Grâces, les Dryades, les Salades et les Plaisirs viennent accompagner Fénus, Les Grâces et les Dryades dansent et font la première entrée,

Les Gracf 5^ MADEMOISELLE, mademoiselle db commercv, mademoiselle de pienne.

Les Dryades , madame la princesse m abiamne, mademoiselle de TONNERRE, mademoiselle DE clisson, mademoiselle de poltiebs '.

vÉiNus chante au milieu de cette entrée.

Si quelquefois l'Amour cause des peines , C'est un danger qu'il est doux de courir ! Ce Dieu charmant , sous ses plus rudes chaisncs, Fait aimer les maux qu'il fait souffrir. Faut-il les craindre ?

Faut-il s'en plaindre?

Fières beautez, vos rigueurs seront vaines : Tout cède à l'Amour, tout se laisse attendrir. Ce Dieu charmant, sous ses plus rudes chaisnes. Fait aimer les maux qu'il fait souffrir. Faut-il les craindre?

Moas renvoyons, poar les notes sur les danseurs et danseuses de la cour, aux vtn i.onr les pfrscnnages , où nous les retrouverons éoumérés chacun à sonfran^.

Faut-il s'en plaindre ? Qui les ressent n*en veut jamais guérir.

Us Naïades dansent et font fa seconde entrée, ENTRÉE IL

Us NaîadeSy mademoiselle de|bambubes, mademoiselle de* CHASTEAUTiEBS , mademoiselle de bibon , mademoiselle de Bbouilly.

Les Plaisirs dansent et font la troisième entrée.

ENTRÉE m.

Les Plaisirs, MONSEIGNEUR, ou lestang l'aisné; M. le comte debbiokne, m. le comte de fiesque, M. le comte de tonkebbe, m. le marquis de la t'boche, M. de himubbe; les sieurs faube et boutteyille.

( Deux Plaisirs chantent au milieu de cette entrée. )

DEUX PLAISIBS '.

Un cœur toujours en paix, sans amour, sans désirs, Est moins heureux que Pon ne pense :

Les plaisirs de Findifférence Sont d*ennuyeux plaisirs.

Les maux que fait TAmour, ses chagrins , ses soupirs , Ne sont des maux qu'en apparence.

Les plaisirs de TindifTérence Sont d*ennuyeux plaisirs.

VÉNUS et les PLAISIBS.

Non, non, il n'est pas possible De contraindre un cœur sensible A n'aimer jamais :

C'est pour l'Amour que tous les cœurs sont faits.

I Messieurs Gaye el Fernou le cadel.

VEICUS.

CoDlre un Dieu si charmant quel cœur est invincible ? VÉNUS ettlex plaisirs.

On^fuit en vain d'inévitables traits :

C'est pour TAmour que tous les cœurs sont faits.

VENUS, ies PLAisms, le choeur desdioUdtéê H des peuples.

^on , non, il n*est pas possible De contraindre un cœur sensible A n'aimer jamais :

Cest pour l'Amour que tous les cœurs sont faits.

Dans le tems que P'énvs, les Plaisirs et les Ckœmrs chantent, ies Grâces, les Plaisirs ^ les Dryades et les fkOades dansent en^ semble.

Les Divinilez qui paroissoieni les plus opposées à rjmour, et qui ont élé contraintes de céder à sa puissance^ sont obligées d'avouer leur défaite et de servir dornemens au triomphe de ce Dieu victorieux.

Wabs , armé et accompagné d'une troupe de guerriers , paroist furieux, et témoigne ne pouvoir aimer que les combats , le sang et le carnage. Il est environné d^ une troupe cTamours qui écartent les guerriers. Ces petits Amours désarment ce terrible Dieu de la guerre, et se jouent avec les armes qu'ils luy ostent; ils ■ l'enrhaisnent avec des liens de fleurs , et dansent en réjouissance de leur victoire,

ENTRÉE ÏV.

Mars, le sieur de beauchamp.

Les Guerriers, M. le marquis d'humièrss, M. le marquis de la rocque, jM. le marquis de sainte-frique, M. Je marquis de nangy, M. le comte de bouligneux le cadet, M. le comte de roussillon, M. d'husse de valentiins^ m. de frangines.

Us Amours, M. de vermandois, M. le marquis d'alincoubt , M. le comte degdiche, M. le comte de verue, M. le marquis d*ha-

BAUCODRTLONGUEVAL ; ICS sieurS HIIET , COURCELLES Cl CHALONS.

iM déesse amphytrite, après avoir longtems résisté à tamour de NEi>TUNE, est contrainte à la fin de s'y rendre,

Amphytrite, mademoiselle bebel.

\eptune, monsieur guillegaut. •

AMPHYTRITE.

Fierté , sévère honneur, vous défendez d'aimer ; Mais pour garder nos cœurs nous donnez-vous des armes? Ah I que n*empcschez-vous que l'Amour ait des charmes, Si vous ne voulez pas qu'il puisse nous charmer?

NEPTUNE

(lédez^ belle Amphytrite, à mes soins amoureux ,

Cédez à ma persévérance.

Je tiens la vaste mer sous mon obéissance , J*ouvre et ferme , à mon gré , les gouffre^ les pluf croui ; Je soulève les flots , et je puis , quand je veux , Calmer leur violence :

Mais quelle que soit ma puissance , Si je ne puis fléchir vostre cœur rigoureux , Je ne puis jamais estre heureux.

AMPHYTBITE.

Ah I qu'un fidèle amant ^Eit redoutable !

J'avois juré de fuir un tendre engagement: Je ne le croyois pas un mal inévitable ; Pourquoi m'obligez-vous à rompre mou serment ? Ah! qu'un fidèle amant

Est redoutable !

Que n'aimez -vous moins coDStamment!

«i2 LE BALLET

Je ji^oustois un repos aimable; Vous m'ostez un bien si charmant.

Ah! qu*un fidèle amant Est redoutable! »

NEPTUNE

Quoy! je puis voir enfin cesser voslre rigueur?

AMPHYTRITE.

Malgré moy vostre ampur vainqueur Me réduit à me rendre :

Vous n*auriez pas mon cœur, S*ii pouvoit encor se défendre.

NEPTUNE et ÂMPHYTBITE.

Il faut aimer, c^est un fatal destin ; Qui croit s*eu affranchir s'abuse :

L'Amour arrache à la tin Le tribut qu'on lui refuse.

NEPTUNE

Divinitez qui me faites la cour, Admirez avec moy le pouvoir de TAmour,

Us D1KUX DE LA MER f / ics KÉBÉiDES Viennent se réjouir du bon» heur de Neptune y et témoignent leur joye par leurs danses.

Les Dieux marins, M. le prince de la BOcnB-sUB-YON, M. le comte DE BRiONNE, M. le marquis de mouy, M. de mimubbb.

Les Néréides, Madame la princesse de conty, madame la duchesse DE MORTEMAiiT, mademoiselle de la val et mademoiselle de

Page 1