VENUS
Un héros , que le ciel fit naîstre Pour le bonheur de cent peuples divers ,
Aime mieux calmer Tunivers Que d'achever de s*en rendre le maistre. Il cherche à rendre heureux jusqu'à ses ennemis. Tout est, par ses travaux, dons une paix profonde ; Ce n'est plus qu'à l'Amour qu'il peut estre permis
De troubler le repos du monde.
Tranquilles cœurs, préparez- vous
A mille secrettes alarmes \
< Messieurs Bony, Feraoo Taisné, Rebet, Gingant, le Bfalre, GiUet, David, Frison, Poyadon, Moreau, Tlpbalne, Bernard, Leroi, de la Forest, Dahamel , i>esvelois, Lavernel, Puvigoy, Antonio, Aubert, Perchot, Gaye tila, Gaye cadet, k petit Ftmoo., Jaequart » Ptiilbert et LavaUée»
« Madémoiadie FefdlDMid l*aiaoée.
r.28 LE BALLET
Vous perdrez ce repos si doux , Dont vous estimez tant les charmes ; Mais les troubles d*amour ont cent fois plus d^attraits Que la plus douce paix. Nymphes des eaux, Nymphes de ce bocage , Faites briller vos plus charmaiis appas ; Plaisirs, Grâces, suivez mes pas ; Qu'avec nous tout s'engage A célébrer la gloire de mon fils.
Dieux qu'il a surmontés , mortels qu'il n soumis , Venez luy rendre hommage :
L'Amour^ le vainqueur dos vainqueurs , Va triompher de tous les cœurs.
(Les Dicinitez et les Peuples répètent les deux derniers vers. )
Les Grâces, les Dryades, les Salades et les Plaisirs viennent accompagner Fénus, Les Grâces et les Dryades dansent et font la première entrée,
Les Gracf 5^ MADEMOISELLE, mademoiselle db commercv, mademoiselle de pienne.
Les Dryades , madame la princesse m abiamne, mademoiselle de TONNERRE, mademoiselle DE clisson, mademoiselle de poltiebs '.
vÉiNus chante au milieu de cette entrée.
Si quelquefois l'Amour cause des peines , C'est un danger qu'il est doux de courir ! Ce Dieu charmant , sous ses plus rudes chaisncs, Fait aimer les maux qu'il fait souffrir. Faut-il les craindre ?
Faut-il s'en plaindre?
Fières beautez, vos rigueurs seront vaines : Tout cède à l'Amour, tout se laisse attendrir. Ce Dieu charmant, sous ses plus rudes chaisnes. Fait aimer les maux qu'il fait souffrir. Faut-il les craindre?
Moas renvoyons, poar les notes sur les danseurs et danseuses de la cour, aux vtn i.onr les pfrscnnages , où nous les retrouverons éoumérés chacun à sonfran^.
Faut-il s'en plaindre ? Qui les ressent n*en veut jamais guérir.
Us Naïades dansent et font fa seconde entrée, ENTRÉE IL
Us NaîadeSy mademoiselle de|bambubes, mademoiselle de* CHASTEAUTiEBS , mademoiselle de bibon , mademoiselle de Bbouilly.
Les Plaisirs dansent et font la troisième entrée.
ENTRÉE m.
Les Plaisirs, MONSEIGNEUR, ou lestang l'aisné; M. le comte debbiokne, m. le comte de fiesque, M. le comte de tonkebbe, m. le marquis de la t'boche, M. de himubbe; les sieurs faube et boutteyille.
( Deux Plaisirs chantent au milieu de cette entrée. )
DEUX PLAISIBS '.
Un cœur toujours en paix, sans amour, sans désirs, Est moins heureux que Pon ne pense :
Les plaisirs de Findifférence Sont d*ennuyeux plaisirs.
Les maux que fait TAmour, ses chagrins , ses soupirs , Ne sont des maux qu'en apparence.
Les plaisirs de TindifTérence Sont d*ennuyeux plaisirs.
VÉNUS et les PLAISIBS.
Non, non, il n'est pas possible De contraindre un cœur sensible A n'aimer jamais :
C'est pour l'Amour que tous les cœurs sont faits.
I Messieurs Gaye el Fernou le cadel.
VEICUS.
CoDlre un Dieu si charmant quel cœur est invincible ? VÉNUS ettlex plaisirs.
On^fuit en vain d'inévitables traits :
C'est pour TAmour que tous les cœurs sont faits.
VENUS, ies PLAisms, le choeur desdioUdtéê H des peuples.
^on , non, il n*est pas possible De contraindre un cœur sensible A n'aimer jamais :
Cest pour l'Amour que tous les cœurs sont faits.
Dans le tems que P'énvs, les Plaisirs et les Ckœmrs chantent, ies Grâces, les Plaisirs ^ les Dryades et les fkOades dansent en^ semble.
Les Divinilez qui paroissoieni les plus opposées à rjmour, et qui ont élé contraintes de céder à sa puissance^ sont obligées d'avouer leur défaite et de servir dornemens au triomphe de ce Dieu victorieux.
Wabs , armé et accompagné d'une troupe de guerriers , paroist furieux, et témoigne ne pouvoir aimer que les combats , le sang et le carnage. Il est environné d^ une troupe cTamours qui écartent les guerriers. Ces petits Amours désarment ce terrible Dieu de la guerre, et se jouent avec les armes qu'ils luy ostent; ils ■ l'enrhaisnent avec des liens de fleurs , et dansent en réjouissance de leur victoire,
ENTRÉE ÏV.
Mars, le sieur de beauchamp.
Les Guerriers, M. le marquis d'humièrss, M. le marquis de la rocque, jM. le marquis de sainte-frique, M. Je marquis de nangy, M. le comte de bouligneux le cadet, M. le comte de roussillon, M. d'husse de valentiins^ m. de frangines.
Us Amours, M. de vermandois, M. le marquis d'alincoubt , M. le comte degdiche, M. le comte de verue, M. le marquis d*ha-
BAUCODRTLONGUEVAL ; ICS sieurS HIIET , COURCELLES Cl CHALONS.
iM déesse amphytrite, après avoir longtems résisté à tamour de NEi>TUNE, est contrainte à la fin de s'y rendre,
Amphytrite, mademoiselle bebel.
\eptune, monsieur guillegaut. •
AMPHYTRITE.
Fierté , sévère honneur, vous défendez d'aimer ; Mais pour garder nos cœurs nous donnez-vous des armes? Ah I que n*empcschez-vous que l'Amour ait des charmes, Si vous ne voulez pas qu'il puisse nous charmer?
NEPTUNE
(lédez^ belle Amphytrite, à mes soins amoureux ,
Cédez à ma persévérance.
Je tiens la vaste mer sous mon obéissance , J*ouvre et ferme , à mon gré , les gouffre^ les pluf croui ; Je soulève les flots , et je puis , quand je veux , Calmer leur violence :
Mais quelle que soit ma puissance , Si je ne puis fléchir vostre cœur rigoureux , Je ne puis jamais estre heureux.
AMPHYTBITE.
Ah I qu'un fidèle amant ^Eit redoutable !
J'avois juré de fuir un tendre engagement: Je ne le croyois pas un mal inévitable ; Pourquoi m'obligez-vous à rompre mou serment ? Ah! qu'un fidèle amant
Est redoutable !
Que n'aimez -vous moins coDStamment!
«i2 LE BALLET
Je ji^oustois un repos aimable; Vous m'ostez un bien si charmant.
Ah! qu*un fidèle amant Est redoutable! »
NEPTUNE
Quoy! je puis voir enfin cesser voslre rigueur?
AMPHYTRITE.
Malgré moy vostre ampur vainqueur Me réduit à me rendre :
Vous n*auriez pas mon cœur, S*ii pouvoit encor se défendre.
NEPTUNE et ÂMPHYTBITE.
Il faut aimer, c^est un fatal destin ; Qui croit s*eu affranchir s'abuse :
L'Amour arrache à la tin Le tribut qu'on lui refuse.
NEPTUNE
Divinitez qui me faites la cour, Admirez avec moy le pouvoir de TAmour,
Us D1KUX DE LA MER f / ics KÉBÉiDES Viennent se réjouir du bon» heur de Neptune y et témoignent leur joye par leurs danses.
Les Dieux marins, M. le prince de la BOcnB-sUB-YON, M. le comte DE BRiONNE, M. le marquis de mouy, M. de mimubbb.
Les Néréides, Madame la princesse de conty, madame la duchesse DE MORTEMAiiT, mademoiselle de la val et mademoiselle de