INDIENS DE LA SUITE DE BACCHUS
MONSEIGNEUR, ouïe sieur lestang le cadet; M. le comte dk FiBSQUE, M. le marquis de la troche, M. de mimurre/Ios sieur;^ PE60URT et FAViER l'aisué.
CONTEHP. DI MOLlèRE. — II. 41
FILLES GRECQUES DE L4 SUITE d'ABIADNE.
Madame la duchesse de sdi.ly, madame la duchesse de morte- M ART, madame la marquise de seigiselay, mademoiselle de l'is- LEBONKE, mademoiselle de laval, mademoiselle de piennb.
l'indtbn, LES DEUX iNDiE?i?iES €t LE CHŒUB ckantcnt dans cette entrée.
Pourquoy tant se contraindre
Pour garder son cœur?
Eh ! quel mal peut-on craindre
De r Amour vainqueur?
' UNE INDIENNE
Ou se plaint sans raison d'estre sensible ; Tous les biens , sans l'amour, sont des biens imparfaits :
On se lasse d*un cœur toujours paisible ; On s'énnuye à la lin d*une trop longue paix.
L^INDIEN^ LES DEUX INDIENNES et LE CHOEUR.
Pourquoy tant se contraindre
Pour garder son cœur?
Eh ! quel mal peut-on craindre
De TAmour vainqueur?
Quelle heureuse foiblesse !
Quel heureux tourment !
Non , TAmour ne nous blesse
Que d'un trait charmant.
UNE INDIENNE
Ses douleurs font verser de douces larmes , Il accroist les plaisirs par ses alarmes , Il nous cause des maux dont les dieux sont jaloux : Ah ! quel cœur peut tenir contre ses charmes !
l'indien et LKS DEUX INl^IENNES.
Ah ! cédons , rendons-nous , llciîdons les armes;
DU TUIOMPHE DE L'AMOUR. f,43
. Ah ! cédons à ses coups :
Il n*cst rien de si doux.
l'i.ndien, les deux indiennes et le choeub.
Quelle heureuse foiblosse!
Quel heureux tournieut !
iSon, l'Amour ne nous blesse
Que d*un trait charmant.
Mercure chante les louanges d?rJmouf\ et sollicite tout In monde de se soumettre volontairement à fetnpire d'un si puissant vainqueur.