SCENE IV
Me fait mal au cœur.
Ouy ! Je vais le détaler.
Sortez.
Martine , il a de Pair du Chevalier.
Ce D'est pas moy.
Voilà sa voix, et son visage: C'est luymesme, ccst luy. Quel air! quel équipage! C'est qu'il s'est déguisé.
Pour qui ?
Pour vos beaux yeux.
Je me métamorphose à l'exemple des dieux. Cet air bas , dépouillé de perruque et de linge , N'expose à mes regards qu'une mine de singe , Salope , dégoustante , et, pour ne plus la voir, Je sors d'icy.
Sçachez...
Je ne veux rien sçavoir.
De ce déguisement apprenez le mystère : Il se fait en faveur du prince de Chimère. Du' prince de Chimère?
Ouy : comme ils sont amis, Pour vous voir de sa -part, en valet il s'est mis. Vous avez sceu pour vous quelle étoit sa tendresse ; Cependant, pour vous plaire et servir Son Altesse , Il l'éteint.
Chevalier, c'est estre généreux.
Ho! Ho!
Mais, chevalier, est-il bien amoureux?
Avant que d'en venir à ces métamorphoses , Qu'a-t-il dit?
Il nri'a dit... Il m*a dit bien des choses. MARTINE, à Crispin. Que ne les dites-vous? pourquoi les déguiser? y4 Isabelle. Il vous aime à Texcez, et veut vous épouser. ISABELLE. M'épouser!
A ce mot vous paroissez chagrine.
Que ce début est plein d'absurdités, Martine ! Comment? Voudriez-vous que dans cette union Il prist le coutrepied du Matrimonion?
Encor moins. Mais d'abord parler de mariage « , Le tombeau des amours, le sceau de l'esclavage !
I c Quoi! débuter d*alM)rd par le mariage! » dit Madelon dans les Précieuse» ridicules {ic. b ),
MARTINE
ISABELLE
CRlSPlN.
ISABELLE
MARTINE
ISABELLE
CRISPIN
ISABELLE
MARTINE
ISABELLE
MARTINE
ISABELLE
MARTINE
ISABELLE
CRISPIN
ISABELLE
CRISPIN
MARTINE
ISABELLE
CRISPIN
ISABELLE
MABTIIfE
ISABELLE
CRISPIN
MARTINE
ISABELLE
MARTINE
ISABELLE
CRISPIN
ISABELLE
MARTINE
ISABELLE
Outre , ordioaircment , qu il naist de ces accords
Des enfans, et cela gastc les traits du corps...
C'est ce que vous pourriez tantost luy faire entendre.
Si vous luy permettiez en ces lieux de se rendre :
Il demande à vous voir.
Est-il vray, chevalier?
Il se fait de vous voir un plaisir singulier.
Guy, mais ce rendez-vous a quelque circonstance.
Comment ?
Vous connoissez son rang et sa naissance.
Il voudroit... dites-luy, monsieur le chevalier. au chevalier.
Qu est-ce que sa demande a de particulier.?
Parlez...
C'est qu'il souhaite... Explique-luy, Martine. à Martine.
Ué bien?
Les décorons « deus à son origine ,
Pour dérober sa flamme aux regards curieu\ ,
Demandent que sans suite il se rende en ces lieux.
Avec empressement, il vous fait la prière
De vous y rendre aussi, sans suite et sans lumière,
Quoy ! n'est-ce que cela qui vous rend interdit ?
Le risque seroit grand pour un petit esprit ;
Mais inoy, dont la raison règle en tout la conduite ,
Je m'y puis exposer sans en craindre la suite :
Ma vertu m*en répond. Faitcs-luy donc soavoir
Que, comme il le prétend, je l'attendray ce soir.
Adieu, chevalier.