‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 71 sur 250 · ACTE V, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VI

CORVINO.

Il est mort, graves Pères.

BONARIO.

0 vengeance sûre I

Premier Juge, Arrêtez! Mais alors ce n'était pas un imposteur?

VOLTORE.

Seul le parasite en est un.

COKVINO.

Il cède à l'envie en parlant ainsi, le serviteur ayant obtenu l'héritage qu'il convoitait. N'en déplaise à Vos Paternités, ce que j'avance est vrai, sans cnercher à justifier ce Mosca qui peut être également coupable.

VoLTORE.

D'avoir trompé vos espérances comme les miennes, Corvino. Mais je me suis imposé la modération. Plaise à Vos Sagesses de jeter les yeux sur certaines notes et de les parcourir. J'espère qu elles mettront la vérité en évidence.

CoRVINO.

Le diable est entré chez lui I

BONARIO.

Ou il se cache en vous.

Quatrième Juge.

Vous avez mal agi en l'envoyant chercher par un officier public, s'il est vraiment l'héritier. Premier Juge.

De qui parlez-vous?

Quatrième Juge.

De celui qu'ils appellent le parasite.

Troisième Juge.

En effet! Le voilà, à cette heure, dans une grande situation.

Quatrième Juge, au Greffier.

Allez au-devant de lui, demandez-lui son nom et diteslui que la Cour le prie de vouloir bien comparaître afin de dissiper quelques doutes.

{Sort le Greffier).

Deuxième Juge.

Nous sommes dans un labyrinthe I

Premier Juge.

Maintenez-vous votre première déposition?

Corvino.

Ma situation, ma vie, ma renommée...

Bonario.

Où est-elle?

CORYINO.

Sont en jeu.

Premier Juge.

Qu'avez-vou9 à dire?

CORBACCIO.

Cet avocat est un coquin dont la langue fourchue...

Deuxième Juge.

Ne vous écartez pas de votre sujet.

CoRBACCIO

Le parasite en est un autre I

Premier Juge.

Il y a confusion.

VOLTORE.

Je supplie Vos Paternités de vouloir bien lire ceci, {Il leur passe des papiers).

GORVINO.

Ne croyez pas un mot de ce que ce menteur a écrit, il est possédé I

{La scène finit).

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