SCÈNE V
Le3 Mêmes, GOPPÉLIUS,
goppélius G*esl moi, Goppélius !•,. doucement, prenons garde !
Apercevant Hoffmann, Quelqu'un,..
NiGKLAUSSE, se retournant, *
Hein !..•
GorrÉLixrs Qu'est-ce donc que ce nionsieur regarde? Regardant par-dessus V épaule d^ Hoffmann, Notre Olympia !... fort bien ..
NicKLAUSSB, à part.
Leur Olympia ?
JlGTE deuxième 27
coppsuus, à Hoffmann,
Jeune homme, Elevant la voix.
Eh ! moPxSieur !
Voyant qu! Hoffmann ne répond pasjui frappant st.r V épaule
îl n'entend rien !
Monsieur !
Plaît-il ?
COPPÉLÏUS
Je me nomm«
Coppélius, un ami
De monsieur Spalanzani.
Hoffmann le salue.
Voyez ces baromètres Hygromètres, Thermomètres, Au rabais, mais au comptant.
Voyez, vous en serez content.
Vidant à terre son sac rempli de lorgnons., lunettes et lorgnettes.
Chacun de ces lorgnons rend noir comme le jai§, Ou blanc comm.e l'hermine, Assombrit, Illumine, Éclaire, ou flétrit Les objets.
J'ai des yeux, de vrais yeux.
Des yeux vivants, des yeux de flamme.
Des yeux merveilleux Qui vont jusques au fond de Tâme
n LES CONTES D'HOFFMANN
Et qui même dans bien des cas En peuvent prêter une à ceux qui n'en ont pas. J'ai des yeux, devrais yeux vivants, des yeuxde flaAma J'ai des yeux, De beaux yeux !
Oui !
Veux-tu voir le cœur d'une femme?
S'il est pur ou s'il est infâme !
Ou bien préfères-tu le voir Le voir tout blanc quand il est noir?
Prends et tu verras Ce que tu voudras.
Prenez mes yeux, mes yeux vivants, mes yeux de fi amme. Mes yeux qui percent l'âme.
Prenez mes yeux !
Dis -tu vrai?
COPPÉLIUS, lui présentant un lorgnon.
Voyez ! -
Donne !
COPPÉLIUS
Trois ducats !
HOFFMANN, soulevant la portière et regardant
Dieu puissant ! quelle grâce rayonne Sur son front !
GOPPÊLITJS
Trois ducats. V ^