‹ Les contes d'HoffmannChapitre 27 sur 68 · SCÈNE IX HOFFMANN, OLYMPIA · texte numérisé non relu

SCÈNE IX HOFFMANN, OLYMPIA

HOFrMAîr:^'

Ils se sont éloignés enfin !... Ah 1 Je respire I... Seuls ! seuls tous deux !

S' approchant cC Olympia.

Que j'ai de choses a te dire, O mon Olympia !... Laisse -moi t' admirer !,.. De ton regard charmant laisse-moi m'enivrer.

Il touche légèrement V épaule d'Olympia.

OLYMPIA

Oui.

HOFFMAHÎS-

N'est-ce pas un rêve enfanté par la ûèvre ? J'ai cru voir un soupir s'échapper de ta lèvre !..

// touche de nouveau V épaule d'Olympia

OLYMPIA

Oui.

Doux aveu, gage de nos amours, Tu m'appartiens, nos cœurs sont unis pour toujours l Ah l comprends-tu, dis-moi, cette joie éternelle

Des cœurs silencieux?...

Vivants, n'être qu'une âme, et du même coup d'aile

Nous élancer aux cieux !

Laisse, laisse ma flamme

Verser en toi le jour !

Laisse éclore ton âme

Aux rayons de l' amour !

// presse la main d/ Olympia avec passion ; celle-ci, comme si elle était mue par un ressort, se lèçe aussitôt, parcourt la scène en différents sens et sort enfin par une des portes du fond sans se servir de ses mains pour écarter la tapisserie, Hoffmann se lève et suit Olympia dans ses évolutions.

Tu me fuis?... qu'ai-je fait?... Tu ne me réponds pas?... Parle!.., t'ai-je irritée?... Ah!... je suivrai tes pasi

Au moment où Hoffmann va s'éloigner à la suite d^Olym^ pia, Nicklausse paraît à l'une des portes opposées et Viu' terpelle.

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