‹ Les contes d'HoffmannChapitre 57 sur 68 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

MIRACLE

Eh bien ! me voilà ! c'est moi-même.

Ce bon monsieur Grespel, je Faime !

Où donc est-il ?

CRESPEL, V arrêtant.

Morbleu !

MIRACLE

Ha ! ha ! ha ! na • Je cherchais votre Antonia !

Eh bien î ce mal qu'elle hérita De sa mère? Toujours en progrès? chère belle i Nous la guérirons. Menez-moi près d'elle.

CRESPEL

Pour l'assassiner !... Si tu fais un pas. Je te jette par la fenêtre.

MIRACLE

Eh ! là ! tout doux ! Je ne veux pas Vous déplaire.

Il avance un fauteuil,

CRESPEL

Que fais-tu, traître?

MIRACLE

Pour conjurer le danger.

Il faut le connaître.

Laissez-moi l'interroger.

CRESPEL et HOFFMANN.

L'effroi me pénètre.

ENSEMBLE MiRAGLH, la main étendue vers la chambre d'' Anionia.

A mon pouvoir vainqueur Cède de bonne grâce !...

Près de moi, sans terreur, Viens ici prendre place.

Viens !

CRESPEL et HOFFM/ NN.

D'épouvante et d'horreur Tout riîon être se glace.

Une étfslnge terreur M'enchaîne à cette place, J'ai peur.

CRESPEL, s^ asseyant sur le tabouret du clavecin.

Allons, parle, et sois bref !

Miracle continue ses passes magnétiques. La porte de la chambre d^Antonia s^ouçre lentement. Miracle indique par ses gestes qu'il prend la main d^Antonia invisible, qu^il la mène près de Vun des fauteuils et la fait s^ asseoir,

MIRACLE, indiquant Vun des fauteuils et s^ asseyant sur Vautre,

Veuillez vous asseoir làî

CRESPEL

Je suis assis !

MIRACLE, sans répondre à Crespel.

Quel âge avez^vous, je vous prie/*

CRESPEL

Qui? moi?

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