‹ Les continuateurs de LoretChapitre 110 sur 217 · ROYS · texte numérisé non relu

ROYS

Les Arts, quisous luy rajeunissent,

1)0 Et de tous costez refleurissent , Sachans l'arrivée en ces Lieux Des Filles du Premier des Dieux , Comme d'Ellcs ils croyent naistre , Ils viennent les en reconaître ,

ij) Faisans tout A fait galamment , Au son de maint doux Instrument , Pour chacune exprés une Entrée Digne d'estre considérée , Et qui convient encor de plus

iteA ses célestes Attribus.

Ainsi .pour la grande Uxanie Qui des CiBDx conêt l'Harmnnie , Des Danseurs lestes & fringai:- Font les Sept PiANnrss brrans.

165 Afin d'honorer Melpoménb

llUlMrt.1

Qui préside , comme Inhumaine ,

Aux tragiques Evénement ,

On luy fait voir ces deux Amaks J^^

Qui dessous un Meuribr s'occirent , 170 Dont les Meures blanches rougirent.

Taub , aimant , plut sagement.

Ce qui donne de 1 enjouement ,

Est comiquement divertie

Par une belle Comédie 17; Dont Moué&K , en cela Docteur,

Est le tres-admirable Auteur.

Pour EiTTBRPB , la Pastorale ,

Bien dignement on la régale

Par le DuLoonE excellent iBoD'un Choiur & charmant & brillant,

Tant de Bergers que de BsRaâRBs ,

Qui ne foulent point les Feugéres ,

Six desquels , ainsi qu'au Compas ,

Font en dançant de divins pas.

L» Roj, l«lIiimiUili ViDaroT^ltultiii* «t La ICAnnilH da HaotflApvi, ptso UhiIabdImH* da K VlUwi, HlîïtaulMll* dt ToomL

iSj Clion , Déesse de l'HisTontK , Sous qui j'ouvre mon Ecritolrç , A là , pour son plus digne Ebat , L'Image d'un fameux Combat , ' Et sur tout est considérée

190 Ladite Martiale Entrée Où les Combatans admirez ' Se portent des Coups mesurez .

Auunt d'Estoc comme de Taille , Sans ensanglanter la Bataille ;

195 Et puis , par un plaisant Refrain , Tous capriolent sur la fin.

Quant à la noble Caliope , Sens le Secours de qui l'on chope Dans la Structure du beau Vers ,

100 Des Poètes de talens divers

La divertissent par leur Dance , , Comme entendus en la Cadance.

Son Fils Orphée après survient , Qui sur sa Lyre s'entretient ,

30J Ou du moins son parfait Copiste ,

Sçavoir l'admirable Baptiste , Aatran»»

Et l'on entend dessus ses Pas 'lS^'

Les Accens tous remplis d'appas D'une Ntmphe , qui de son Ame ^T^"'' o Découvre l'amoureuse Flfime. hbim

Eraton , à qui sur 1' Amour D'ordinaire l'on fait la Cour, Est aussi très-bien recréée Par six Danceors pour son Entrée , ; Representans de nos Romans

Les sii plus célèbres Akams.

Pour PoLTHNE , dont I'Eloqcence

ReconËt la pleine Puissance

Et la Dialectique aussi , laoSon Divertissement ici

Est d'OHATHOBS & Philosophes

De fort différentes Etofes ,

Et ridiculement tournez

Par Gens moins qu'Eux illuminez.

iij Quant à la Dame Tbrpsicore ,

Dont I'Ektrée est plaisante encore ,

Estant Mattresse, de tout temps.

Des rustiques Dances & Chants ,

Huit Fehmes Saovages 3l Fadnes , ajoQui montrent à maints leurs Becs- [jaunes

Dans l'Art de figurer un Saut.

La réjouissent comme il faut

Page 1