Du 17. Décembre 1666 (Suhjcmy
Qu'ils vouloient joindre k leur demeure , Un Echo dans la terre arresta les maçons , Et ces gens aussi-tost , concevant des soupçons Qu'il s'y pourroit trouver quelque grand avantage . Qu'ils feroient en secret tourner à leur profit , Cherchèrent un prétexte à différer l'ouvrage ,
Pour revenir durant la nuit.
Effectivement , ils cessèrent ,
Mais les Moynes s'en deffierent (Dieu r qui veille toujours pour la simplicité , boane une défiance & délicate & fine A tout Moyne qui vit avecque sainteté ,
Pour empescher qu'on ne l'affine ) ;
Ib firent creuser plus avant.
Et l'on découvrit une voûte
De laquelle partoit sans doute Cet Echo qu on venoit d'entendre un peu devant , Et , sous la voûte , ettoit le tombeau magnifique
D'un des Romains les plus vaillans
De l'ancienne Republique ,
Mort depuis plus de deux mille ans.
Celuy que l'on y fit descendre
Y vit un Scpulchre élevé
Et , très lisiblement gravé ,
Sur deux Urnes pleines de cendre :
MiKCOS FuRtus Cahillus ,
OUH DlCTATOK ROHAKUS.
On y voyoit encor deux Lampes éternelles ^
Qui , dés que ce tombeau fut ouvert tant soit peu , Finirent en poussant un grand Globe de feu , Ce qui causa , Ssigneuk , des surprises nouvelles. N'admirerons-nous pas le sort de ces Roiuras
De qui les cendres fortunées , Après qu'ils ont long-temps triomphé des Humains ,
Triomphent encor des années î
On m'écrit , de ce même endroit , Un autre effet bien mémorable , Mais qui me panrist incroyable, A cause du temps déjà froit.
Ordinairement le Saint-Pere
Dans son Castel-Gandolfe aîme A se divertir.
Et , pour cette raison , il l'a fait rebastir D'une magnifique manière.
96 A Qpl, coBCCïUrt de grand* 99-toi A D*où partait cet Eebe,
Q|W l'oD v«m(| d'entendre une hearc au deux
Soiu cette TOule, eitolt le tombeiu magnifique. lo£-loB A Y virent un Autel richemeni é\tné Où *c vojroEt fort bien {mé Soui deux UnM* pleinM de ««ndre.
Il i-i 13 A Et là bruloit encor une Limpe éternelle, Qjil l'éteignit pourtant Aia qu'elle (iit 1 l'iir, Oont la fl«m brillolt d'un Tea pur et li clair Qjtt la (urpriic en fut tiouveltc.
J'admire en vérité le lort de cea Ro>AlNa.
ia4~ti5 A Aime Toit k m divertir Da.ii CitvTiL.Gani><uTC, qu'il a Ut rabartiT.
559 >(^- — Di* i?' Décembre 1666 (Sdbliokt).
Le moii de Novembre passé , Un coup de foudre horrible & si viste laocé Qu'il n eut pas le loisir de causer des sUarmes ij« Alla , m'a-t'on dit , à ses yeux.
Tomber justement sur ses Armes , Au fronDspice de ces lieux.
Le Sjunt Pkre n'est pas un Homme A s'en estre estonné oeaucoup , ijS Quoy q^ue l'on dise que ce coup
L'ait fut revenir viste k Ron.
Mais , entre nous , Dauphin , le tonnerre est gaîlltrt
Dans cet endroit de I'Italik , Puisque c'est depuis peu sa troisième folie. J40 Du temps que lés Romains dépla^ient l'étendart
Et se préparoient tous i nous Eure la guerre , Un semblable coup de tonnerre , Aux yeux de ces gens mutinez , TomlM sur le Chasteau Saint-Ahok 14} Et brisa tout d'un temps te glaive de l'Archange ,
CoOtme pour dire : « rengainez. »
Au mois de Juin dernier, il fit une autre afhïre , Frappant , i Rome encor, les Armes de Loms , Avec des éclats inouis ; rjo Et maintenant, SsioKiim , c'est le tour du Sjumt-Pkks.
Le pASQsnt , trea-hardy parleur, A ce Saint-Pkiik en prophétise Guerre , perte , honte & iiul-4ieuf.
Faute d'exécuter tout le Tiuiri de Pis» ;
Mais en exécutant , s'il le &ut , ce Traité , le conseille i Sa Sainteté D'expliquer tout de cette aorte :
Que l'effet au tonnerre en ce lieu s'est jette
A cause que la nue a. crevé sur sa porte.
tfc Je ne quitte pas Rohb encor.
MONSIKtnt LE Duc DE LoNQUEVIUS
Est arrivé dans cette Ville .
Où son Zèle vaut un trésor ; H a vestu la longue robe , 16) Et, quittant le dessein d'aller dans les combas
Mériter des grandeurs qu'il ne recherche pas ,
Ce PuHCE par U se dérobe Aux Eloges mondains qu'eut receu sa vertu S'il eut tant soit peu combatu :
170 Enfin jamais , dit-^n , dévotion si forte
HT-I4I ^ Ad NMi*d< Jnin dcmin-, il nouillt une 1 ty-lffA Le Pjtwiutii , uni cmm ntllnr,
Enfrapintà leur leur Ici innca de Louii.[afriirc j Et qui ne cnint ime qni vive,
151-151 Par miU ^Kit trrar lypairapkiftt , BC 1 DH qa> c'cet ligne de n»l-bcBr
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