‹ Les continuateurs de LoretChapitre 129 sur 217 · Du i3. février 1667 (RoBwn · texte numérisé non relu

Du i3. février 1667 (RoBwn

o De plus grands ou de moindres

fCouts.

Ne sçachant point d'autres Nou- Pour les nouvellistes Cervelles [vclles Qui vaillent qu'on en fasse un Plat, Tout se trouvant au même état

115 Que je le mis dans ma Dernière , Qui fut pleinement Gazetiére , Je vais m'étendre , pour ce Jour, Sur celles de Ville & de Cour, Qui sont le plus digne Régale

13a De cette Saison Carnavale.

pHnjTTES , plus beau qu'AcoNis , Tant en luy sont d'Appas unis , Et son adorable Henriette , L'Auguste Objet de ma Muzette , *35 Sont venus au Palais Royal Faire un Bouquet de Carnaval

Là , par un plaisir délectable .

Souvent je les ay vus k Table , Tandis que douze Violons , ■40 Qui sembloyent autant d'ApoUons , Régaloyent leurs fines Oreilles ftir mille charmantes merveilles.

Ils avoyent cet Ange auprès d'eux Qu'ont mis au Jour leurs premiers 14$ La mignarde Mademoiselle , [Feux, jft«ji« Comme un Ange spirituelle ,

to"' Avec la Princesse Mun .

'''*™' Personne importante, vraimi.

C'est elle qui , sur la Fougère , i^o Quand notre Héroïne est Beroére , Dans le grand Bai.kt des Neuf Scbdrs, Fait trembler les Loups ravisseurs , Comme l'a mis dans son beau Livre , Qui fera Mmi toujours vivre , ■J5 Benseradk, que, sans abus, On peut dire nôtre Pkbbus.

MoNsiEtTR a vu la belle Halle Où tant de Richesse on étalle , [i^vitn La FoiRB , & parler autrement , G^^j Estant assez sortablement Avecque la grande Héroïne, Laquelle est sa propre' Cousine ,

i5;-ij6 Fi>f. Œuvm de Montîeur de Ben*tmàt{APtril,ChttClurUtàtS*rer, 1697.

in.ri).ll.jfo.

Et qui fait briller dans tes Yeux ^

Tout ce qu'ont de plus grand les [DiBnx.

i6ï Or ce Prince & cette Princesse ,

Comme deux Sources de Liesse,

En comblèrent tous les Marchands ,

Des plus petits jusqu'aux plus

[grands ;

Mais ceux qui veirent leur Monoye '70 Sentirent le plus cette Joye ,

Car je croi bien que sans jouer

Et sans leur Source délier

Ces Altessbs pleines de Gloire

Ne sortirent point de la Foire.

■ 7S Ce m<me Héros , si charmant , Et sa MomÉ pareillement .

Où le Ciel tant de Dons assamble , Ont masqué derechef ensemble Et couru , sous divers Habits ,

iSo Les plus beaux Bail durant deux

[Nuits ^ant dans leur Troupe galante Une Jbonhsse fort brillante Et qui cacboit sous ses Atours Tout ce qui peut plaire aux Amours

18s D'Armagnac la belle Comtesse , De BouiLi^oN la gente Duchesse , La charmante Mazarini , Toutes de mérite infini ; Itek , Madame de ThiangEi

190 Qu'on embrasseroit mieux qu'un Et cts quatre jeunes Beautez [Ancb, Que l'on voîd toujours aux câtez De l'illustre Altesse Royale .

Faisoient la Bande joviale

■95 Avecque maints Sriombors fringans Comme on est en ses jeunes Ans.

Ce Principal Fredon de Masques , Dont nul n'est du Pays des Basques, Courant les Bals plus renommez ,

xw Entr'autrea que l'on m'a nommez , A qui je veux faire la grâce De leur donner en ce Lieu place , Sans m'ètendre dans le Détail , Alla chez Madams Portail .

10) Qui de LusiGNAN est Comtesse , Objet inspirant la Tendresse , Puis chez sa Sœur de Forcadel Qui d'Attrais semé son HÔtttl ,

Or, quoy que ces Métamorphoses Déguisent tant stùt peu les Choses , Mabakb essaya vainement ,

aioAvec tout son déguisement.

De cacher sa brillante Altesse.

Ce beau Port , cet Air de DésssE , Ce Feu qui sort de ses beaux Yeux Qui rena l'AHonR victorieux ,

U5 Et son Teint fleuri . Teint unique , Qui fait à tous les Teints la Nique , Paressant au défaut du Loup ,' Loin de faire crier au Loup , Faisoyent juger que c'estoit Elle ,

ijo Cène noble s. jeune IiuioitTBLLE , Qui charme tout par des Appas Qu'en autre qu'elle on ne void pas.

Mardy, leurs Rotalss Altesses , Apres toutes ces alaigresses , >3ï Allèrent rejoindre la Cour , Des plus doux IHaisirs le S<f jour.

|i*«c(an ^ grand Balet s'y dance encores , Moièra] Avec une Scbhb de Mores ,

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