‹ Les continuateurs de LoretChapitre 16 sur 217 · Du 7. Octobre 1666. — A Moa · texte numérisé non relu

Du 7. Octobre 1666. — A Moa

LE Dauphin. — Mort du comte de Séry. fils du duc de Saint-Aignan.

Le roi ^t porter au pire du défunt, par un gentilhomme . ses com-

Fliments de condoléance, et donne à abbé de Saint-Aignan la surrivance des charges exercées par le duc , son pire. — Cinq vaisseaux hollandais, revenant de Lisbonne, sont surpris par les Anglais et se font brûler ; un sixième parvient à gagner Le Havre. — On a fait courir à. tort le bruit que M. de Beaufort était aux prises avec les Anglais ; il est rentré à Brest. — Le capitaine La Roche , croyant rallier M. de Beaufort, tombe sur la Botte anglaise , qui le prend , > avec son vaisseau. -— On parle de rebâtir Londres , où la plupart des habitants sont sans asile. — Ruyter et la flotte hollandaise, ayant vainenient attendu la flotte française, ren-

trent dans leurs ports d'attache. — L'empereur fait représenter un ballet devant le commandeur de Grémonville. — De grandes réjouissances ont lieu à Lisbonne et dans tout le Portugal en l'honneur de la nouvelle reine. (Soi

tSi. — Du 10. Octobre 1666. — A Mabamb. — Persécutions dirigées par le grand duc de Moscovie contre ceux qui n'ont pas reçu le baptême suivant le rite orthodoxe. — Les Suédois continuent avec acharnement le blocus de Brime. -~ L'empereur témoigne une vive impatience de ne pas voir arriver l'impératrice , son éfûuse. — Les Vénitiens ont k lutter contre une attaque des Turcs et une invasion de sauterelles. — La flotte du duc de Beaufort quitte Dieppe et rentre à Brest. Un de ses navires, le Rubis, commandé par le capitaine La Roche , ayant été poussé par le vent loin de l'escadre , est enlevé par les Anglais. — On observe dans le ciel , pris d'Ostende, des nuages qui figurent une lutte des Anglais et des Hollandais. Malgré ce présage , on croit & la prochaine conclusion de ta paix. Le roi d'Angleterre a écrit aux États de Hc^ande une lettre qui témoigne de ses bonnes dispositions. — Le roi visite la manufacture de points français, rue Quicampoix , ft Paris. — Mort du comte de Séry. — Histoire de deux sœurs dont l'une épouse un gentilhomme impuissant et l'autre, devenue enceinte avant son mariage , meurt sans pouv(»r accoucher. (Robinr.)

182. — Du 14. Octobre 1666. — A Max. LB Dauphin. — Le gazetier est guéri de la fièvre par M. Du Moulin, médecin d'Amiens. — Le roi visite la manufacture de points français et fait grftce A deux prisonniers détenus à Saint-Magloire. Il donne ainsi raison aux âoges de Benserade et aux prédictions de l'ancien président du parlement de Toulouse, feu Berthier de Montrabe. — Le roi ^t encore

TâMLB ANAlTTtQDE.

grâce au gendarme Troïs-Fontaines , i la requête d; M. de La Salle. — La comtesse de \^vonne , ayant été mordue par un chien et craignant d'arcir contracté le germe de la rage, va rejoindre son mari sur met, — Histoire d'un Vénitien , nommé Bonarolo, qui, apprenant que sa femme le trompe , la tue d'un coup de poignard ; il est acquitté par les juges.

— Les Turcs attaquent Candie- Vieille; ils sont repoussés par les Véninens. Le neveu du grand vizir est tué. — Les Turcs font de nou- Teanx armements. — Ruyter, malade, rentre ft Amsterdam. Le grand pensionnaire De Witt prend le commandement de la Sotte hollandaise. — L'année suédoise , sous Wrangel , pousse le blocus de Brème. (StreuaNT.)

i8î. — Du 17. Octobre 1666. — A Madue. — Délivrance miraculeuse d'un soldat condamné & être pendu , i Roye. Ce soldat doit la vie au scapulatre qu'il avait pris sur les instances de M*" de Cavwe. (Cf Journal /OiiyùrLefèvred'Omusson, /1,46a,) -~ A Corbie, l'on constate un autre miracle. Un scapulaîre jeté dans les flammes suf&t pour éteindre un violent incendie. — Le roi d'Angleterre ordonne de rebâtir Londres en pierre et en briques. — Le bruit court que l'Angleterre va faire la paix avec la France. — La duchesse de Créquy est malade de la petite vérole. — Le dKfalier de Lorraine est atteint de fai mime maladie. — M"* de Vivonne, mordue par son petit chien et craignant les atteintes de la rage , va se f&re soigner & la mer. — La reine of&e à ses filles d'honneur une Rte dansante ; M^^ de Toussi s'y fait remarquer par sa grâce. — Le roi et la rrine partent pour Saint-Germain; HoDsieur et Madame viennent & Paris, — Aventure d'un officier fiscal surpris par un sergent avec la femme d'ua collecteur des cailles. (Rounbt.]

■tf — Do 31. Octobre 1666. — A Ma. u Oàspbdi. — Le dauphin est

& Saint-Germain. — Éloge du roi qui envoie des secours aux pestiférés, sur la frontière. — M" de Vivonne rentre guérie à la cour. — Héroïsme d'une femme indienne qui , à elle seule , sauve onze ou douze personnes en danger de se noyer dans le port de Vlie. — Diverses personnes de qualité contractent aux eaux de Bourbon-l'Archambaud le germe de la petite vérole. M"* d'Hocquincourt en meurt ; la duchesse de Créquy et le chevalier de Lorraine en sontdangeureusement malade. — Mort du duc de Noirmoustier. — Le comte et la comtesse de Soissons reviennent à la cour. — Translation solennelle des reliques <lc saint Romain chez les Files de Sainte-Marie, à Valence, en Daupbiné. — M. Du Buat est décapité par ordre des États de Hollande. — Le comte deSabina, général vénitien , est fait prisonnier par les Turcs. — La reine et Monsieur assistent à la prise d'habit de M"* de Poltgiac chez les Carmélitesdelaruedu oui<n. Sermon de Gilbert de Choîseul, évéque de Comminges. (St^-

BUOKY.)

i85. — Du 24. Octobre i666. — A Madakb. — Concert donné par Ura- □ie chez Madame. La princesse joue ctle-m€me du clavecin. — La reine et Madame, toutes deux grosses, dit-on.

partent pour Saint-Germain. — Mariage du comte de Simmeren et de la princesse Marie d'Orange. La cérémonie a lieu à Clèves. — L'impératrice doit arriver prochainement i Vienne. Tous les pays de la couronne font A la jeune souveraine un don nuptial. — Les États de Hollande font exécuter M. Du Buat, convaincu de trahison. — M'" d'Hocquincourt, chanoinesse. meurt de la petite vérole. — La reine, le dauphm. Monsieur et Madame assistent à la prise d'habit de M'>° de Polignac , chez les Carmélites de la rue du Bouloi. Sermon de Gilbert de Cfaoiseul. — Deux jours après, Madame donne le voile, dans le m&ne couvent , à MK* Duré.

Tabu Anu-rnooK.

Le aennon est pr£cbé par l'abbé Testa. — Mort du contrôleur général Parfait. (RoBwrr.j

186. — Du 2&. Octobre 1666. — A MoR. L£ Daoi>him. — Le lieutenant criminel Deâta fait nettoyer Paris et prend des metures contre le« allés publiques. — Le duc de Nevers revient de Rome. — Le duc de Mazarin rentre à Paris en bonue santé , après avoir terminé sa cure à Bourbon-rArchambaud. — Le duc de Chaulnes fait célébrer un service pour Anne d'Autriche dans la basili-

Se de Saint-Jeao-de-Latran à Rome. P. Bompiani prononce l'oraison funibre. — Les fiottea d'Angleterre et de Hollande se retirent dans les ports, d'où elles sortiront seulement au printemps, si la paix n'est pas conclue «vant cette époque. — La ville de Londres se reconstruit, malgré divers accidents isolés. — Le général Wransel et l'armée suédoise poussent le blocus de Br&me. — L'empereur attend encore son épouse', tBaou que la reine de Portugal est, dit-on, déjà grosse, et que le duc de Simmercn vient de célébrer son mariage avec la * princesse Moried'Orange. (Susught.)

18?. — Du 3i. Octobre t666. — A Madame. — Maladie du pape. Il part pour Castel-Gandolfo. — (L'impératrîce fait son entrée A Milan, où elle est reçue en grande pompe. — Le nouvel évSque d'Orléans , Pierre de Coislin , fait également son entrée dans sa ville épiscopale. — Neuf mois se sont écoulés depuis la mort d'Anne d'Autriche. Les représentations dramatiques recommencent ft la cour. La troupe royale joue Camma de Thomas Corneille, et la troupe de Molière y donnera sans doute bientôt quelque comédie. — Les chevaliers de Saint-Michel tiennent leur chapitre au couvent des Cordeliers. — Le lieutenant criminel chasse de Paris les filles publicjues ; il prend des mesures éoei^oues

. contre les voleurs, obUge les boulan-

gers & marqaer le puds sur leur pain et fait nettoyer la ville. — Aventure d'une soubrette violée par un maréchal-ferrant. (Robinet.)

tSS. — Du 4. Novembre 1666. — A McB. LE Oauphin. — Le dauphin s'essaie à la chasse. — Entrée i Orléans du nouvel évfique, lierre de Coislin. — Histoire tragique d'un amant renfermé dans un coffre où il trouve la mort. -— Le roi chasse le jour de la Saint-Hubert par un temps affreux. Il offre un bal aux dames de la cour. — Le comte d'Auvergne revient à la cour. — Nouvelles du faux messie Sabbathaï-Sebbhi, que le sultan veut envoyer aux galères.— Les Vénitiens traitent de la paix avec les Turcs. — Brème traite avec les

Suédois. [SUBUONY.]

i8q. — Du 7. Novembre 1666. — A MADAMB. — Bal offert par Madame an roi et i la cour. — Bal chez le roi. On y remarque M"* de Toussi et M"° Colbert.-— Nouveaux troubles suscités en Pologne par les soldats

S li n'ont pas touché leur solde. — n dit que l'empereur intervient en faveur de Brème. — L'impératrice a quitté Milan. — Les flottes d'Anglet»re et de Hollande sont rentrées dans les ports jusqu'au printemps. — Les États hollandais accueillent favorablement les ouvertures pacifiques du roi d'Angleterre.

— Aventure d'une jeune fille brutalement assaiUie par un prétendu gentilhomme, dans une caverne, près de Polders. (Robinet.)

190. — Du 11. Novembre 1666. — A MoR. LE DAOMflM. — Entrée de l'impératrice A Brescia. Magnificence déployée par le procureur vénitien Vallîeri, Rivalité entre les Vénitiens et les Espagnols. — Lubomirski est attendu à Vienne. — Le prince de Saxe épouse la fille du roi de Danemark. — Le traité que Brème a ccHiclu avec les Suédois n'est, dit-on, qu'un umple armistice. — L'éltctrice

TaBLB ANALTTIQmt.

de Brftndebocrg et la princesse dooairiire d'C^nge sont reçues soienncliement à La Haye. — Les Anglais négocient avec les Hollandais. — Le duc de Chaulnes a une nouTClIe audience du pape. Il fait célébrer en l'église Saint-Louis-des- Françats , à Rome , un service pour Aaoe d'Autriche.' L'abbé de Gramont prononce Toraison fiinibre. — Mort du comte de Brienne et du prince de LiUebonne. — Le chancelier et M.

Colbert s'occupent de réformer la police à Paris. (Subligny.)

191. — Du 14. Novembre 1666. — A Maoamb.— Le prince de Saxe épouse la fille du roi de Danemark et le prince de Hesse-Horobourg la veuve du comte Frédéric d'Ahlefeld. — Le roi d'Angleterre négocie avec les Hollandais , mais il veut que le traité de paix soit signé ft Londres. On travaille activement â rebâtir cette dernière ville. Les Anglais font venir des maçons de partout; 1,800 Limoasins, engagés par eui, sont allés s'embarquer i Calais. — Le roi Charles H a rendu la liberté au capitaine La Roche. — Le pape reçoit de nouveau le duc de Cnauln«. — Processions faites par les Trinitaires à Marseille et à Toulon avec un certain nombre de captif qu'ils ont rachetés aux Barbaresques.. — Impiété des nouvellistes qui disent bussement que l'Hôpital (la Salpétrière] jouit du produit d'un droit établi sur le nn ; ils risquent de frustrer ainsi les pauvres d'aumônes dont ils ont grand besoin. — Mort du comte de Brienne. — Divertissements de la cour. — Aventure d'un garçon de Troyes qui, venant porter de l'argent à sa tante, à Paris , est conduit par des voleurs dans un mauvais lieu et dévalisé. (Robinet.)

191, — Du 18. Novembre 1666. — A Mgr. le Daophik. — La cour doit passer l'hiver à Saint-Germain , sur ic conseil de Vallot. — Le Louvre est achevé. — L'abbé Braneau y est

assassiné en plein jour .^ Préparatifs d'un grand ballet qui doit 6tre donné a la cour (le Ballet des Muses). — La police de Paris s'occupe de faire exécuter les mesures ordonnées par l'édit du 31 mars t666 contre les usurpateurs de noblesse. Ceux-ci sont actuellement dans la terreur et cherchent à se bire passer pour étrangers. — Plaisante mystification .

de la fille d'un cordonnier qui , voulant jouer à ta grande dame, cherche à se défaire du vulgaire boui^ois qu'elle avait épousé. ' — Le duc de Parme met ft la disposition du duc de Chaulnes le château de Caprarola, une des plus belles résidences d'Italie.

(SUBUONT.)

193. — Du 31. Novembre 1666, — A Madame. — L'empereur lait de grands préparatifo à Vienne pour la réception de l'impératrice. Il renforce la garnison de la capitale. — M*^ Portail, née de Chémerault, accouche d'un garçon qui est tenu sur les fonts baptismaux par le roi et par Madame. — La maréchale de La Mothe a l'honneur d'€tre la marraine d'un enfant dont le roi est parrain. — Les religieux trinitaires mènent en procession les capDfs qu'ils ont rachetés â Alger et à Tunis. — Assassinat de l'abbé Bruneau au Louvre.

— Aventure de deux demoiselles déguisées en ermites qui, voyageant dans un coche, sont, après diverses

{léripéties, reconnues par des caraiers et ramenées à leurs famiUa.

(Robinet.)

194, — Du 25. Novembre 1666. — A MoR. LE DADPHm. — Le gazetier se plaint d'avoir un procès avec un adversaire de mauvaise foi. — Pierre de Carcavi est nommé garde des médailles, à la place de l'abbé Bruneau. Le gazetier, sur la foi d'une personne mal renseignée , a dit précédemment que l'abbé avait été tué par trois assassins ; il n'a été fiappé en réalité que par un seul meurtrier.

— Les prétentions du roi d'Angle-

Tailb Amalttiqdb

terre retardent la coDCluaïoo de la piiiz. On arme ta Hollande, en rrance et en Danemark. — Le parlement britannique défend aux Anglais de porter le costume français.

— Le duc de Buckîngham refuse de se battre en duel avec le comte d'Ossory. — Les Anglais envahissent certaines possessions espagnoles en Amérique — L'armée espagnole, commandée par le marquis de Caracena, remporte une victoire sur les Portugais. — La peste sévît à Madrid. La jeune marquise d'Almancan, fiancée au comte de Palma. est au nombre des victimes, ainsi que le toarquis de Guevara. — Le petit duc de Valois est dangeurcusement malade de sa dentition. — Le marquis de Bellefonds croise dans la Manche avec Du Quesne. — M. de La Barre publie un livre sur Cayenne. — Le raux messie Sabbathaï-Sebbbi se fait musulman. (Sobugny.)

195. — Du 38. Novembre 1666. — A Madame. — Monsieur et Madame viennent à Paris pour soigner le duc de Valois , dangeureusement malade de sa dentition; — Le roi vient voir le jeune prince et visite M"* d'Armagnac, récemment accouchée d'un fils.

^ Molière donne une représentation du Misanthrope chez Monsieur. — Nouvelles des pays de l'extrême Orient: de Siam, de Malacca , des états du grand Mogol , de Ceylan et du Malabar. — Les missionnaires chrédens sont persécutés par les Chinois. — Le faux messie Sabbathal- Sebbhi se convertit à l'islamisme. — Le procureur Vallieri , envoyé par les Vénitiens pour complimenter l'impératrice , a , dit-on , dépensé 300.000 ducats pour cette ambassade.

— L'impératrice entre dans le Trentin. — Le roi accorde un privilège à k manufacture de tapis d'Aubusson.— Translation des reliques de saint Florian et de saint Félicien dans le couvent des Feuillantines à Paris. Sermon de dom Côme. — Harangue du premier président de Harlay

et de l'aTOcat général Talon à l'ouverture du panement. — Nettoyage . des rues de Paris. (Robihet.)

196. — Du 2. Décembre 1666. — A Mgr. le Daui>uin. — Le bruit court que la reine de Pologne a perdu un œil. — On parle d'un nouveau soulève* ment en Pologne. Le général Doroszenko marche contre les rebelles avec cent mille chevaux. — Les Suédois ont abandonné le blocus de Brème. La ville a obtenu, par l'intermédiaire de la Hollande, une suspension d'armes de trois semaines, — On espère c]ue M. Courtin saura rétablir la paix entre l'électeur Palatin etl'électeurdeMayence. — Le Palatin, ayant attaqué un chftteau de l'évëque de Spire, est repoussé par le prince de Vaudemont et par le comte de Lîllebonne. — Fait d'armes d'un capi-

'taine lorrain, M. de Salins. — Intervention du roi de France. — Fêtes k la cour de Danemark à l'occasion do mariage de la fille du roi avec le prince de Saxe. — L'impératrice est sur le point d'arriver à Vienne. — L'amiral %-énitien qui croise dans l'Archipel prend sept vaisseaux turcs.

— La Porte fait de grands préparatih pour s'emparer de Candie. — Le duc de Saint-Aignan revient à la cour. De nombreux services sont célébrés en Tourainc pour son fils , le comte de Séry. — Dom Thomas Du Chesne, baniabite, convertit deux protestants. — Éloge du café, <^ue des Arméniens viennent d'introduire à Paris. (SuBUGNY.)

197. — Du 5. Décembre 1666. — A Madame. — Analyse d'une thèse soutenue à l'école de médecine sur les.

signes de la grossesse et de la virginité. — Guerre entre l'électeur Palatin et l'électeur de Mayence. Le Palatin attaque un château ennemi , mais il est repoussé par le prince de Vaudemont et le comte de Lillebonne. M. de Satins , capitaine des mousquetaires du duc de Lorraine, soutient avec quarante homme le

Tau AiULmQUB,

dioc d'iiD fort détachement de l'armée . de Mayence. — L'impératrice est arrivée A Trente. — Les Bamabites célèbrent un service pour le comte de Séry, A Loches. Le professeur de rhétorique du collège prononce l'oraison funèbre du défunt.— On prépare à la cour un grand ballet [le B/dUi des Muses]. ~ Publication des Lettres de M" la comtesse de Riégj et de la Descripiion de Cayenne de M. de La Barre. [Robinet.)

198. — Du 9. Décembre 1666. — A M<». L£ Dadphin. — La maladie qui met en péril les jours du duc de Valois &it hfiter le baptême du jeune prince. Le parraîn.estleroi d'Angle-

• terre, représenté par le duc d'Enf^ûta ; la marraine est la reine , représentée par Mademoiselle. — Il pleut continuellement en France et en Italie. — Le duc d'Albuquerque , i{ui a conduit l'impératrice jusqu'à Milan, retourne en Espace. — L'empereur est irrité contre la république de Gfines qui n'a pas Tait complimenter l'impératrice. Les Génois se préparent, pour arranger les choses, a envoyer 'une ambassade à Vienne. — L'impératrice doit entrer

Erochainement dans sa capitale, 'empereur est délivré de tout souci, car ua traité vient d'être conclu entre Brème et la Suède. — Les États de Hollande votent quatorze millions pour faire de nouveaux armements.

— Les juifs éprouvent une grande déception en . apprenant ^ue Sabbadiaï-Sebbhi s'est converti â l'islamisme. — Le duc de Valois. est mort. [SoBUGNY.)

199. — Du II. Décembre 1666. — A Madame. — Maladie du duc de Valois.

H est baptisé en présence du roi, d'Henriette de France et de tous les princes et princesses. Le roi d'An- ^eterre, qui devait être parrain, est ranplacé par le duc d'Enghien , et la reine , qui devait être marraine , est remplacée par Mademoiselle. Le jeune prince s'Aeînt trois jours après; ,

il est enterré à Saint-Denis. — Relation détaillée du BaQet des Muses, donné à la cour le 3 décembre. — Représentation de Mélicerte de Molière. [Robinet.)

200. — Du 17. Décembre 1666. — A Mgr. L£ Dauphin. — Suite de l'histoire de Sabbathaï-Sebbhî, — Les Jésuites font des conversions parmi les Turcs. — Découverte du tombeau de Furius Camillus à Rome. — La foudre tombe sur les armes du pape à Castel-Gandoifo. — Le duc de LongueviUe arrive à Rome et entre dans les ordres. — Les cardinaux se disputent le siège archiépiscopal de Naples, vacant par la mort du cardinal Fitomarini. — Mort de l'ambassadeur vénitien en Morée , Ballarini.

— M. Courtin réconcilie l'électtur Palatin avec l'électeur de Mayence.

. — Fondation de Charleroi en Flandre. — Nouveaux troubles en Pologne. — Le roi Casimir demande le chapeau de cardinal pour l'ambassadeur de France Pierre de Bonzi. — Par un édit du mois de novembre, le roi accorde des pensions aux familles comptant dix ou douze enfants, — On dit que M. Pellot, intendant de Guyenne, est nommé premier président au parlement de Rouen. — Funeste aventure d'un paysan messin , aimé de quatre femmes. (Sdbugkt.)

aoi. — Du 19. Décembre 1666. — A Masahs. — Funérailles du duc de Valois. La voiture des filles d'honneur de Madame verse pendant le convoi et W* Du Bellay est blessée à la tdte. — Nonveaux troubles en Pologne. — L'impératrice n'est pas encore à Vienne. — Grand incendie il Melisech, près d'Elbing.— Traité de paix entre Brème et la Suède. ^ Histoire de deux couples d'amoureux dont te mariage est défait et refait.

[ROBINR'.)

302. — Du 24. Décembre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — Le roi , la reine et le dauphin doivent , dit-on , ren-

Table Aiui.mQtii.

ti«r A Parii su commencement de janvier. — Le roi visite les travaux du Louvre. — Le roi d'Angleterre réprime une révolte des Écossais ; il négocie avec la Hollande. — M.

Courtin doit retourner en Angleterre, comme ambassadeur de France. Les États hollandais arment 36 vaisseaux neuh. — M"* Boreel , fille de l'ambassadeur de Hollande ft Paris , est arrêtée par des voleurs non loin de son hôtel. — Une jeune fille tue son pire qui l'avait emmenée dans la forêt d'Orléans pour la tuer. '— Mort du marquis de Sourdis. — Le marquis d'AUuye a la survivance du gouvernement d'Orléans. • — Le duc de Beaufort arrive 1 la cour. Le chevalier de Vendôme demande au roi la permission de repartir avec lui. — Le comte de Caylus est arrêté : il devait être jugé par les grands-jours du Puy, mais la noblesse du Velay, conduite parle marquis d'Espinchal, essaie de le délivrer. Les mousquetaires se jettent alors sur Caylus et le tuent, de peur qu'il ne leur soit enlevé. — Arrivée de l'impératrice A Vienne. — Un Espagnol, appelé Menise, se proclame roi en Aménque.

(SOBUCKT.)

3o3. — Du 36. Décembre 1666. — A Madahb. — La diète polonaise travaille au rétablissement de l'ordre.

Oborski est nommé grand maréchal de R)logne. — Le roi Casimir a peine i s'entendre avec les Moscovites. — L'impératrice fait son entrée à Vienne. Le pacha de Bude lui envoie un berceau. — Les Camsldules de Frascati, en faisant les fondations de leur couvent , découvrent le tombeau du dictateur Camille. — Révolte des Écossais. — L'évêque de Périgueux consacre l'église des Augusdns, A Paris. L'archevêque Hardoutn de Péréfixe, y célèbre la première messe. — Le roi fait continuer les travaux de l'église Norre-Daroe^les- Victoires. — L'abbé Colbert de Saint-Ponange est sacré évêque de Mlcon. — Mort du marquis de

Sourdis, gouverneur d'Orléans. — Nouvelles représentations du BalUt des Muses. (Robinr.)

204. — Du a. Janvier 1667. — A Madame. — Situation de ] Orient et de l'Occident à la fin de l'année 1666. — Développement du commerce des Indes. ' — Barbarie des Japonais et 'des Chinois. — Richesse du grand Mogol. — Défaite des Persans. — Préparatifs militaires des Turcs. — Les Moscovites menacent La Pologne , toujours en proie & des querelles intestines. — Alliance du Danemark avec la France. — Politique agressive des Suédois. • — Arrivée de l'impératrice ft Vienne. — Rixes entre lu Hongrois et les Turcs. — Nouveaux armements en Hollande.

— Les Anglais veulent prolonger la guerre. — Les Vénitiens se disposent pour entrer en campagne au printemps. — Le pape est mieux portant.

— Naples est d^olé par une éruption du Vésuve et par le brij^andage. — Les Portugais fêtent leur jeune reine.

— L'Espagne continue la lutte avec le Portugu. — Bonheur des Fran-

Sis. — Le libraire Ribou publie le isanthrope et le Mi Jean maigri luy de Molière. (Rosntcr.)

3o5. —Du q. Janvier 1667. — A Madame. — Madame reprend son rôle dans le Ballet des Muses. — La reine accouche d'une princesse (Marie- Thérèse de France). — Réjouissaoces & Saint-Germain et à Paris. — Le BalUt des Muses est repris, le mercredi 5 janvier, avec une pastorale de Molière (La Pastorale amtioue). — Le 1" jan^er, l'abbé Le Tellîer a prêché avec succès son premier sermon, en présence d'un grand nombre de personnages de distinction. — Baptême d'un juif. Monsieur lui sert de parrain et la duchesse de Noailles de marraine. — ~ Traité de paix entre la MoECOvie et la Pologne. — L'armée polonaise prend ses quartiers d'hiver. ^ L'impératrice tait son entrée à Vieime avec grande pompe.

Table ANALYnQUE,

— Histoire d'un foux ermite ^ui vole le dûier destiné à un prédicateur.

■ROMHET.)

«6. — Du i6. Janvier 1667. — A ManiiiE. — Le gazetier corrige une fiote d'impression qui lui a fait parler de paii entre ks Russes et les Polonais ; il &ut lire : entre les Russes et les Suédois. — La Pologne est toujoars déchirée par l'însurrecrion. — - La Suide reste armée. • — L'impératrice est fêtée par l'empereur ; elle doit Atre couronnée reine de Hongrie t Presbourg, au mois de mars — La reine et la pente princesse vont bien. Iris [M"' Henriette de Visé] est altacbée A la personne de la princesse.

— Le roi donne une fête à Versailles.

— Monsieur, Madame et les filles d'honneur de Madame se masquent et se rendent ensemble à un bal donné par M"° de Forcadel , ancienne fille d'honneur, devenue M"" Des Jouis.

— Madame donne chez elle un bal maïqué. — D. Jean de Saint-Laurent, provincial des Feuillants, fait paraître sa Carie historique et généalogique des nisde France. — Quiproquo d'un apothicaire qui confond les remèdes destinés & deux malades difEfrents.

Robinet. I

M?- — Du a5. Janvier 1667. — A Madame. — Au bal de Monsieur et de Madame on a remarqué la duchesse de Mazarin , sa sœur, la duchesse de Bouillon , ainsi que le prince et la princesse de MecJÎlembourg. — Cette demiire princesse, autrefois duchesse de ChaôUon , assiste à un bal chez 1k Sainctot. Le bal , dont M"» de Dreux faisait les honneurs , est troublé par un commencement d'incendie. On y a remarqué Monsieur, Madame et la duchesse de La Ferté.

— Beaucoup d'autres bals sont donnés à Paris. — La cour se divertît à Saint-Germain , où l'on donne le Bâilet des Muses. — Mort de l'abbé de Sainte-Geneviève, du grand prieur de France et de l'intendant de Machauh. — Bout-de-l'an d'Anne d'Au-

triche. L'abbé Bossuet et l'abbé de Drubec prononcent son oraison funèbre.— Mauvaises nouvelles de Pologne. — Querelle survenue entre l'ambassadeur d'Espagne et les Allemands à une chasse donnée par l'empereur Léopold. — Le bruit court que le vice-roi du Pérou s'est révolté contre l'Espagne. — On parle de paix entre l'Angleterre , la Hollande et la France. Robinet.)

308. — Du 3o. Janvier 1667. — A Madame. — La diète de Pologne est dissoute par les foctieux. — La querelle qui avait éclaté entre l'rfmbassadeur d'Espagne à Vienne et le comte de fchevenhûller est heureusement aplanie. — Ce n'est pas le vice-roi du Pérou,, mais le gouverneur de La Plata , qui s'est révolté contre l'Espagne. — Une cloche qui sonne d'elle-même, à Vatiîla, fait craindre aux Espagnols de grands malheurs. — Le duc de Savoie, pour égayer le carnaval , fait représenter en grande pompe la Mte de r Amour et de la Keriu. — La cour de France fait une collation à Versailles et se donne te plaisir des grandes eaux. On continue les représentations du Ballet des Muses. — Le roi passe une revue. Il nomme M. d'Artagnan lieutenant de la 1" compagnie des mousquetaires, et M.

de Visé enseigne des gardes du corps, — Le roi s'occupe de la réforme de la procédure. — Le commandeur de Souvré est nommé grand prieur de France. — Mort du P. Simon Le Moine , jésuite , qui a longtemps habité la Nouvelle-France. (Robinet.)

209, — Du 3. Février 1667. — A Mgr.

le Dauphin, — La Muse de la Cour est devenue la Muse Dauphine. — Allusion à l'édît de novembre 1666 portant concession de privilèges et enemptions & ceux qui se marient avant ou pendant leur vingtième année jusqu'à 25 ans, et aux pères de famille ayant dix ou douze enfants [voy.

Isambert, Decrusy et Taillandier ,

Table Analytiqiib.

Kectuil gèniral des aHcietmes lois /MnfrtiJW. XVIII. 90;. — M"» Golbeit épouse le duc de Chevreuse ; sa soeur est fiancée au comte de Saint- Aignan. — M"* de Luynes épouse le marquis de Lavardîn. — Réjouissances à l'hôtel Colbert. [Subughy.)

210. ' — Du 6, février 1667. — A Madame. — Le sophi déclare la guerre au sultan, qui fait, d'autre-part, des préparatifs contre Venise. — Les patriarches d'Antioche et d'Alexandrie arrivent à Moscou. — La dissolution de la diète de Pologne est le fait de Lubomirslïi que l'on accuse d'avoir corrompu un des nonces. — Les Cosaques et les Tatars envahissent la Pologne et la Russie. — L'empereur Léopold donne une grande fête sur la glace en l'honneur de la jeune impératrice. Cette fête est suivie d'un bal. — Le duc et la duchesse de Chaulnes sont l'objet des attentions du pape.

— On parle de paix entre l'Espagne le Portugal. — Le duc de Beaurort Fait construire plusieurs vaisseaux à Brest. — Les Français enlèvent aux Anglais les tics d'Antigoa, deTabago et de Saint-Eustache. — Le bruit qui avait couru de la mort de la reine d'Espagne est démenti. Le roi passe en revue tes troupes de sa maison. — Le duc de Chevreuse épouse la fille de Colbert. On célèbre en même temps le mariage du marquis de Lavarain avec M"* de Luynes. (Robinet.)

ail. — Du i3. février 1667. — A Ma- DAMB. — Les Cosaques et les Tatars font invasion en Pologne. — Fêtes données à Vienne par l'empereur Léopold. Courses de traîneaux, souper et bal. — L'impératrice douairière offre à la cour le divertissement d'une loterie, dont les lots sont composés de bijoux précieux, — Monsieur et Madame soupent gaiement au Palais-Royal, en compagnie de la petite mademoiselle et de <Mimi, petite chienne de Madame, qui joue un rôle dans le Ballet des Muses. —

Monsieur et Madame vîutent ensem* ble la foire Saint-Germain. — Le prince et la princesse courent les bals masqués en compagnie de la comtesse d'Armagnac, des duchesses de Bouillon et de Mazarin, de M"* de Thianges et des allés d'honneur de Madame. — Ils vont notamment chez M"" Portail , chez M'" de Forcadel .

maintenant M"" Des Jouis, et chez la duchesse de Sully. — Madame en reconnue malgré son masque. — On donne à la cour le Ballet des Muses, avec une nouvelle scène de Mores {le Sicilien de Molière), — La reine s'est relevée en bonne santé. — La princesse de Monaco accouche d'une iîlle.

~- Le baron de Busca épouse M*" Amarre. — M. de Caniltac épouse M"' de Belébtt. — L'auteur de l'épîtapbe du P, Le Moyne citée dans la lettre du 3o janvier est le P. Carneau.

(ROBIHET.)

2U. — Du 17. Février 1667. — A Mgr. le Dauphin. — Bal chez le duc de Chevreuse. • — Aventure galante arrivée i un bal masqué chez M"" Bourgon. — > Deux gentilhomme* se battent à coups de poings au sujet de M" de Sévigné. — Dernières re-

Kïsentations du Ballet des Muses. — roi fait préparer à Versailles un carrousel auquel la France entière sera invitée. — Le duc de Savoie envahit l'état de Genève; ir menace aussi les Génois de leur enlever Vintimllle et Dinan — Les richesses ont rendu la république de Gênes fort arrogante. — La conférence où l'on doit discuter la paix avec l'Angleterre n'a pas encore commencé.

On fait de grands préparatifs à Liège pour recevoir les plénipotentiaires. — Le roi de Pologne a quelque repos du câté des rebelles, mais il est menacé par les Cosaques, par les Tatars et les Turcs. Il implore le secours du papie et des princes étrangers. — Les Turcs veulent s'emparer de Candie .

où le marquis Ville se défend toujours; on leur prête le projet d'enlever la Sicile. — Les Vénitiens perdent

Table AxALyriQUE.

undeleuragéaéraux,Horace Faraise, fils cadet du duc de Parme. (Sobu-

GtfJ.)

ïi3. — Du 20. Février 1667. — A Ma- UMB. — Les Tatars sont battus par les Polonais. — Les Turcs menacent i leur tour la Pologne. Le roi Casimir demande du secours aux princes étrangers. Les Suédois vont, dit-on, marcher contre les Turcs ; aussi ces derniers cherchent-ils à faire la paix avec les Vénitiens. — Le prince Râkoczî veut enlever la Transylvanie d Michel Abassi. — La guerre va continuer entre les Espagnols et les Portugais , entre les Anglais et les Hollandais. — Le cardinal de Retz revient à la cour ; il est reçu par le roi. — Les ambassadeurs étrangers complimentent la reine de son heureuse délivrance. Ils assistent à une représentation du Ballet des Muses.

— Ce ballet est augmenté de deux entrées nouvelles. — La cour a pour autres divertissements les concerts de Lulli et des représentations données par les comédiens français , espagnols et italiens. — Le roi fait préparer à Versailles de grands repas auxquels sont conviés tous ceux qui voudront s'y rendre en masque. — Bal chez la princesse de Monaco. — Le marquis d'Alluye, devenu mar-

?uts de Sourdis, épouse M"* Du ouilloux. — Aventure d'une jeune veuve enlevée pendant le carnaval.

'R<»INKT.)

»i4. — Du 24. Février 1667. — A Mgr.

u Dacpbim. — Fin du carnaval. — Le roi ajourne les divertissements de la cour jusqu'à la mi-carême. — M, de Lyonne, obtient pour son fils, le marquis de Berny, la survivance de sa charge de secrétaire d'état et des commandements du roi, — M'" de Brancas épouse le comte de Montlaur; M* Du FouiUoux épouse le marquis d'Alluye ; M*" de Meuneville épouse le marquis de Renty ; M»' Gravé de Lauoay épouse le marquis de Néreaang. — On annonce le mariage

de M. de Vandiires ; on parle même du mariage de M. de La Feuillade.

— Splendeur déployée au carrousel de Versailles. • — Lord Jermyn est arrivé en France pour négocier au nom de l'Angleterre. On croit à la

f>a!x prochaine. — Succis des rebeles en Pologne. Mort de Lubomtrski.

La Toscane , l'Ordre de Malte et le Saint-Siège viennent au secours de Candie, que les Turcs veulent emporter a tour prix. — Tremblement de terre à Corfou, — Tempête à Naples. — Inondation à Rome. — Le duc de Chaulncs donne une fête dans cette dernière ville. — Les Pot^ tugais veulent continuer la guerre contre l'Espagne. — Accident arrivé au roi de FVsrtugal. (Subuony.)

3i5. — Du 27. Février 1667. — A Mauame. — Fin du Carnaval. — La cour assiste à Saint- Germain à une dernière représentation du Ballet des Muses, puis se rend à Versailles. Le roi donne dans sa nouvelle résidence un grand dîner, auquel les princesses seules sont invitées , un bal masqué et un grand carrousel. Pendant trois jours, des tables sont servies, soir et matin, pour les masques venant de Paris. — Mort du prince de Guéméaëe & près de 80 ans. [Robinet.)

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