‹ Les continuateurs de LoretChapitre 20 sur 217 · Du 12. Juin 1667. — AMaduib · texte numérisé non relu

Du 12. Juin 1667. — AMaduib

Table Ahalttiqo*.

— L«rmée (nnçaise s empare de Charieroi, dont elle rétablit les fortificuions. Le roi ne rencontre presque lucane résistance. Le duc d'Aerscboot, qui occupe M ons, et le prince de Cbimay, qui est à Luxembourg , doivent être fort inquiets. — La reine doit aller retrouver le rai k Avesnes.

— Le lieutenant criminel La Reynîe prend des mesures sévères contre les allés publiques . dont il expédie un grand nombre à la Nouvelle-France.

U envoie aux galères ou aux salines les diseurs de bonne aventure, condamne au carcan des escrocs qui avaientabusé de la crédulité publique en distribuant comme lettres des paquets de papier blanc, dont ils s'étaient fait pa)er le port; enfin il bit fustigu- deux entremetteuses. — Arrivée du cardinal de Vendôme à Rome. — Le pape est probablement mort k cette heure. — La nouvelle de la mort de la reine de Pologne eu confirmée. — Les Vénitiens coulent un conTOi turc destiné à la ville d'Alexandrie. — Représentation du liMilet des Muses à i'hfitel de Bourgogne. On y joint deux comédies de (i!àasa\x\Les Poètes. Les Orateurs l^lûu et les inUlosaphes grecs ?\. — Représentation du Suilien de Molière.

(RoBwn'.i

t36. — Du ig. Juin 1667. — A Mada- «■ — Le roi, laissant à Monsieur le coa mandement de l'armée, se rend 1 Avesnes auprès d« la reine. — Le maréchal d'Aumont s'empare de Berguet. — La reine quitte le roi et retourne & Compiègne, où elle trouve le dauphin malade delà rougeole et de la petite vérole. — Les troupes franfaues travsiUent activement à relever kt fortifications de Charleroi. — Le duc de Chaulnes, ambassadeur à Rome, déclare aux cardinaux que le n» n'entend pas exercer son droit d'exclusion lors du prochain conclave.— Les religieuses de la Visitation, i Périgueux . célèbrent la fête de •unt François de Sales. — Jean- Domiaiqae ItJiier, évéque de Glan-

dèvea, est opéré de la pierre par Jérôme Collot. — L'abbé Tesm prêche devant Madame. — Succès obtenu par le Sicilien de Molière. Le roi tait

E résent de riches mantes à M"* Mofcre et k M"' de Brie. (Robimkt.)

aSy. — Du 36. Juin 1667. — A Madame. — Le roi a quitté Charleroi le 17 juin en y laissant une forte garnison. L'armée française somme Tournai et l'investit. Les troupes offrent un magnifique spectacle et observent une sévère discipline. Le roi donne l'exemple et couche sur la paille comme les soldats. — Le maréchal d'Aumont s'empare de Fumes. — Le chevalier de Cicé est tué dans un combat naval. — Les troupes fournies au roi par le duc de Lorraine traversent Arraa. — Le dauphin est rétabli. — Le roi et la reine font faire leurs compliments de condoléance k Henriette de France et k Madame, à l'occasion de la mort du duc de Kendall, second fils du duc d'York..

— Fin de la diète polonaise. — Funérailles solennelles du pape Alexandre VII. — La reine de Portugal installe dan» un couvent quatre Capucines venues de France avec elle.

— L'archevêque de Paris convertit M"" Régine Michelle. — Publication de ÏAnaxandre de M"* Des Jardins. (RoamsT.)

238. — Du 3. Juillet 1667. —A Madame. — Le roi assiège Tournai ; il va lui-même, avec Monsieur, dans U tranchée. Les princes et les grands seigneurs de la cour s'exposent k tous les dangers de la guerre. La ville est forcée de se rendre. Un Te Deum solennel est chanté à Paris. — Le bruit court qu'Audenarde a également capitulé. (RoBiMET.)

2*9, -:- Du 10. Juillet 1667. — A Ma- SAHE. — U est inexact que l'armée française ait marché sur Courtrai, comme on l'a dit ; elle s'est dirigée sur Douai, qu'elle a investi. On SHure qu'elle est maîtresse de la

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Tabu Amalvtiqdb.

place et qu'elle a même incendié les faubourgs de Lille. — Le roi. Monsieur, le duc de Bouillon et les princes qui serrent comme volontaires ne craignent pas de s'exposer aux plus grands dangers. — Les Espagnols essaient vainement de corrompre le major qui commande à Collioure,

Cur qu'il leur livre cette vÛIe. — s cardinaux, réunis en conclave, ont porté leurs voix sur le cardinal Rospigliosi, qui prend te nom de Clément IX. — Un Te Deum est chanté en l'abbaye de Saint-Denis à l'occasion des victoires remportées en Flandre. — Le P. Etienne Quinquet est élu général des Minimes. — Le roi vient passer quelques jours pris de la reine et du dauphin, et Monsieur, également, prèsde Madame. — Le lieutenant criminel La Reynie poursuit impitoyablement les souteneurs de filles. [Robinet.]

240. — Du 16. Juillet 1667. — A Madame. — Le gazetier se félicite d'avoir obtenu l'approbation d'une grande dame qui réside à Valençay. — Le roi a fait son entrée k Douai le 7 juillet. Plusieurs personnages de distinction ont été blessés pendant le siège de cette ville. Le duc de Gramont, lemarquis d'Humiëres. le comte de Soissons et le vicomte d'Aspremont s'y sont particulièrement distingués. — Le maréchal d'Aumont somme Courtrai de se rendre. — Le conseil de régence espagnol contracte un emprunt pour pouvoir continuer la guerre. Le jeune roi d'Espagne reçoit de divers côtés des félicitations sur son rétablissement, — Le roi de Pologne se montre inconsolable dans son veuvage. — Le grand vizir ne parvient toujours pas à s'emparer de Candie. — Le bruit court que la paix avec l'Angleterre a été signée à Breda. — Les restes de Des Cartes sont transférés ft l'abbaye de Sainte- Geneviève, (Robinet,)

241. — Du a3. Juillet 1667. — A Madame. — Le roi visite Monsienr eï

Madame ; il repart ensuite pour l'ar^ mée, où Monsieur le suit trois joars après. — ■ Le roi s'arrête à Compiègne pour y recevoir l'abbé Rospigliosi, neveu du pape. — Réjouissances en l'honneur de Clément IX.

— La reine accompagne le roi dans les places conquises. — Le maréchal d'Aumont S'empare de Courtrai. — Le duc de Roannez, dont on avait i tort annoncé la mort, le duc d'Enghien et le comte d'Armagnac se distinguent entre tous. — L'empereur renonce à envoyer du secours aux Espagnols dans les Pays-Bas. — Don Juan d'Autriche rentre en grâce auprès du conseil de régence d'Espagne. -— Le marquis de Caracena reprend le commandement de l'armée qui lutte contre les Portugais. — La paix est nenée avec l'Angleterre.

— Histoire de la marquise de Grange, assassinée par son mari et ses beauxfrères. (RoantET.)

242. — Du 3o. Juillet 1667. — A Madame. — L'abbé Rospigliosi est reçu par Madame et par Henriette de France ; il visite Paris, en particulier la manufacture des Gobelins. — Couronnement de Clément IX. — Candie- Vieille résiste toujours au grand vizir. — Le roi, la reine. Monsieur et M"" de Montpensier font une tournée dans les places conquises par l'armée française en Flandre. — Les troupes espagnoles oublient de stipuler, lors de la capitulation de Courtrai, par quel chemin elles devront gagner Audenarde. — Rigueur de la police & Paris. • — Le grand Corneille lui-même est poursuivi pour avoir laissé de la pailte devant sa porte ; il se justifie en prouvant que cette paille vient d'une litière sur laquelle on lui a ramené son (ils blessé à la guerre. — Histoire d'une femme qui, par jalousie, met le feu au lit dans lequel elle est couchée avec son mari. — Mise en vente de l'Histoire royale du sieur de Hauteville. ^RoBiuBr.)

ns,i,z.dbvGoOi^lc

Taux ANALTHon.

143. — Du 6. Aoait 1667. — A Màiu- MK. — Molière lit Tartuffe chez Madame. — Le roi de Pologne est menacé par les Cosaques et par les Tatars ; le roi de France lui avait fait espérer des secours, mais l'assemblée des électeurs refuse le passage en Allemagne. D'autre part , la même assemblée décide, conformément au traité de Mûnster, qu'elle n'enverra pas de troupes dans les Fa^s-Bas. — La reine visite Tournai, où elle &it son entrée en grande pompe, — L'année française s'empare a'Audenarde ; une poignée de gendarmes da Foî et quelques grands seigneurs repoussent un corps de partisans espagnols, sous les murs de Lille. — Le duc de Saint-Aignan pose la première pierre d'un nouveau bassin au Havre. — Jean-Bapnste Colbert, fils du ministre, soutient ses premières tbéscs au collège de Clermont. ^ Histoire d'une dame qui se couvre le visage d'un loup de chair de veau.

RoBiMin-.)

144. — Du i3. Aoust 1667. — A Ma- DiMB. — L'empereur cherche en vain à remarier le roi de Pologne.

Le bruit court que ce prince a le projet d'abdiquer. — Réjouissances i la cour de Vienne à l'occasion de la fEte de l'impératrice. — Le grand vizir est obligé de lever le siège de la Candie-Vieille, — Le pape reçoit l'ambassadeur de France et remet te chapeau au cardinal de Vendôme. — L'abbé Rospigliosi remporte a Rome on précieux portrait dont le roi lui a fait présent. — Les villes conquises en Flandre demandent aussi des portraits de Sa Majesté — fausse alerte à Termonde. — Le duc d'En- ]i^iien et le maréchal d'Aumont investissent Lille ; ils sont suivis par le roi et par Monsieur, — Rétablissement du Dauphin. — Maladie de MU' M.

D. (Madeleine Donneau de Visé) à Compiégne. — La reine est à Arras.

—L'armée françaises' empared'Alost.

— Exécution d'un moine qui avait voulu livrer Collioure aux Espagnols.

— Distribution des prix au Collège de Clermont; on y représente une tragédie. Andronic, martyr, et le BaUet de rinnocence. — Succès qu'obdent une dame de Blois,récemment arrivée à Paris , qui se charee de refaire le visafie aux femmes laides. (Robinet.)

345. — Du 30. Aoust 1667. — A Madame. — Le roi de Polo^e refuse les divers partis qu'on lui offre. 11 envoie au grand duc' de Moscou un ambassadeur chargé de riches présents. — Aventure d'un ministre de Charenton, que des voleurs dépouillent de sa montre. — Audace des iîlous qui jettent dans l'église Notre- Dame uue fausse alarme pour dévaliser les fidèles. — La nouvelle que les Turcs auraient levé le siège de Candie n'est pas confirmée. — Signature de la paix à Breda. — L'armée française presse le siège de Lille, qu'on s'attend à voir bientôt capituler. — Exploit du capitaine Ternaut.

—Représentation à'Hèn etUandre, tragédie de Gilbert , et de \Infante Saïuoaue, comédie de Brécourt, à l'hôtel de Bourgogne. — Aventure d'un paysan qui, pour commMtrc un assassinat , essaie de se rendre invisible. (ROBIWET.)

246. — Du 38. Aoust 1667. — A Madame. — Progrès du siège de LtUe.

Les pertes de l'armée française sont insignifiantes. Monsieur visite la tranchée en plein jour. — Le dauphin et sa jeune soeur s'établissent à Maisons.— Avant de quitter Compiègne, le dauphin visite le collège des Jouîtes et y fait briller son savoir précoce. Histoire d'une femme qui, par jalousie, assassine son mari et le mange.

(ROBIKET.)

247. — Du 4. Septembre 1667. — A Madaug. — Lille a 'capitulé. Détails sur la reddition de cette place ; liste des principaux officiers tués ou blessés. Les princes qui servent comme volontaires dana l'armée se sont tous signalés. — Aventure d'un soldat.

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TlBLB AKAtTTIQIJE.

arrêté comme déserteur, qui se trouve 6tre une fille. — Pané^rique de saint Augustin par l'abbé Tallemaat.

(ROBIKET.)

248. — Du 11. Septembre 1667 — A Madame.— Madame se rend & ViUers- Concrets pour y recevoir Monsieur.

— Réjouissances & Paris à l'occasion de la prise de Lille. Description de transparents peints par Gissey. — Détails sur les combats livrés autour de Lille. — Le parlement et les autres cours souveraines vont su-devant du roi jusqu'à Moucby.—Leroi s'établit à Skiint- Germain ; on espère qu'il viendra bientôt à Paris. — Le chevalier d'Harcourt se jette dans Candie avec quarante hommes résolus. — Réception solennelle du cardinal de Vendôme en Provence.

(Robinet.)

249. — Du 18. Septembre 1667. — A Madame. — La saison avancée ralentît les opérations militaires en Flandre. Le roi nomme des gouverneurs pour les places conquises. — Éloge des femmes de Lille. — Réjouissances publiques à l'occasion de la pais avec l'Angleterre. — Mariage de M.

de Harlay avec M"* de Lamoignon.

Le roi donne 10,000 écus à la fiancée. -^ Nouveaux troubles en Pologne. — Le duc de Chaulnes traite les cardinaux à Rome. — - Les Turcs sont toujours tenus en échec devant Candie-Vieille. Le duc d'Harcourt se distingue dans la défense de la place. — Changement de chancelier en Angleterre. — Histoire d'un quaker amoureux. — Le gazetier renonce aux vers libres, qu'il a récemment employés, et s'en tiendra aux vers de huit syllabes, sauf pour ses envois à Madame. Il a reçu diverses lettres de félicitation dont il est fier, en particulier une pièce de vers de M"'' Pascal. (Robinet.)

aSo. — Du 34. Septembre 1667. — A Madame. — Retour de Monsieur et de Madame à Paris. — Le duc

d'Albretsoutient avec grand éclat son dernier acte pour le doctorat en Sorbonne. — Les Vénitiens assiégés dans Candie-Vieille repoussent héroïquement tous les assauts. — Exploit de M . de Turenne à Alost. — Escarmouche entre deux partis espagnols qui se prennentréciproquementpour ennemis. — Succès remportés par le duc de Noflilles en Cerdagne. (Robinet.)

asi. — Dui. Octobre 1667. — AMa- DAME. — Le gazetier est reçu [>ar Monsieur et par Madame. — Visite de Colbert à Auxerre. La ville vote d'enthousiasme diverses mesures qu'il lui recommande, e— Mariage du comte de Rouville avec M"' de Béthune. — M. de Brisacier obtient pour son fils la survivance de la charge de secrétaire des commandements de la reine. — L'armée fran- S'se qui opère en Flandre est actuellent immobile dans son camp.

Les Espagnols attendent des secours de l'empereur. — La jeune noblesse parisienne se divertit et s'instruit au siège d'un pedt fort élevé dans le faubourg Saint-Germatn. — Histoire d'un homme qui assassine sa femme pour se remarier, mais dont la mattresse est empoisonnée par son propre père. — Indisposition de Monsieur, (Robinet.)

252. — Du 8. Octobre 1667. — A Madame, — Le gazetier se plaint de ce qu'un imprimeur hollandais réimprime ses lettres sans son consentement. — Monsieur se porte mieux ; la fièvre l'a quitté. Le roi vient de Saint-Germain, à Paris pour voir son frère ; la reine fait demander de ses nouvelles par M. de Visé. — Le roi tait une visite ft la comtesse de Soissons, qui est dans le dernier mois de sa grossesse. — Histoire d'un prince marocain devenu jésuite. On lui fait à Toulouse une réception solennelle.

— Le roi reçoit les députés du par^ lement de Bordeaux qui viennent le complimenter sur ses victoires de

TlBLB AmaLYTIQUE.

Flandre. — Les troupes françaises vont prendre leurs quartiers d'hiver.

— Invasion des Tatars en Ukraine.

— Les chrétiens continuent la défense de Candie- Vieille. — Querelle pour la préséance entre l'ambassadeur de France et l'ambassadeur d'Espagne à Rome. — La duchesse d'York met au monde un fils. — Les chevaliers de Saint-Michel tiennent un chapitre général sous la présidence du duc de Roquelaure. — La reine vient A Paris visiter Monsieur et Madame. — Molière reprend courage et reparaît sur la scène. (RosmET.)

i53. — Du i5. Octobre 1667. — A Maduie. — Il est bien vrai que les Tatars ont envahi l'Ukraine, mais le bruit, qui avait couru, de la prise de Czerun ne se confirme pas. Le gouverneur de cène place a fiait une belle défense Le sultan offre la paix aux Polonais â condition qu'ils lui cèdent une partie de l'Ukraine et renoncent à l'alliance des Moscovites. — Le grand vizir presse le siège de Candie-Vieille. Les femmes qui sont dans la place participent ellesmSmes à la défense. — L'impératrice donne le jour à un fils. — L'armée française qui opérait en Flandre a pris ses quartiers d'hiver. — Le comte de Lorges reçoit le commandement de Cbarleroi ; le marquis de Belleibnds prend celui de Lille. — Annonce d'une lettre de M. Du Mars.

— F*te de saint François de Sales, célébrée au couvent du la Visitation, à Montferrand, en Auvergne. On remarque parmi les prédicateurs qui s'f fout entendre M. de Hautevillc, l'auteur des Lettres royales. — Histoire des malins esprits qui tourmentent les Vénitiens. — Publication des Epigrammes de M. de Richesource. iROBmET.)

1^4. — Du 22. Oaobre 1667. — A Muame. — Les courtisans, de retour de la eampafnie de Flandre, reprennent le Ballet des Muses. Le roi participe à ce divertissement, que suit

un bal. — Le roi visite les Tuileries et les Gobelins. Colbert et Le Brun le reçoivent a la manufacture royale. — Monsieur assiste au service célébré pour la reine-mère au Val-de-Grâce, et va dîner chez M, de Boisfranc. — Le P. Mascaron prononce le panégyrique de sainte Thérèse en prétence de Mademoiselle. — La jeune noblesse parisienne continue le siège du fort construit près du Luxembourg.— Histoire d'un ermite dévoré par des chiens courants. (Robwet.)

355. — Du ag. Octobre 1667. — A Madame. — Obsèques de la reine de Pologne à Varsovie. — Réjouissances à la cour de Vienne à l'occasion de la naissance du prince héritier. Ce prince reçoit au baptême les noms de Ferdinand-Léopold-Micbet-Éléazar-Joseph. — Le ministre de l'empereur à Paris fait allumer un feu de joie et reçoit chez lui un grand concours d'invités, en m6me temps qu'il offre des rafraîchissements à tous venants. — La duchesse de Chevreuse accouche d'un fils. —

. L'héritière des Pallavicîni épouse le prince Rospigliosi. — Les Espagnols essaient vainement de faire la paix avec les Portugais. — Le vice-roi de Naples promet d'envoyer de l'argent au gouverneur de Milan ; il fait, en attendant, célébrer une prétendue victoire que le cardinal-infant aurait remportée à Nordlingen. — Les cantons protestants de la Suisse interviennent entre Genève et la Savoie.

— On attend l'arrivée du roi et de la cour à Paris, où M. de La Reynie introduit l'éclairage des rues. — Représentation de la Pastorale comique sur le théâtre de Molière, au Palais- Royal. (Robinet.)

a56. — Du 5. Novembre 1667. — A Madame. — La cavalerie française, commandée par le marquis de Bellefonds, bat un parti espagnol sorti de Cambrai. — Continuation de la petite guerre engagée autour du fort construit près du Luxembourg. —

Table Akal&ttquk.

Le grand vizir promet de nouveau au sultan la conquête de Candie. — Ouverture du parlement britannique.

— L'abbé Le Tellier, qui se rend à Rome, esc reçu avec distinction à Turin, à Bologne et à Parme. — Mort du prince Mathias de Médicis, i Florence. — M. de Harlay, donc la sancé avait inspiré de vives Inquiétudes, se remet, grâce aux soins d'un médecin d'Amiens, le sieur Du Moulin. — La reine est marraine et Monsieur parrain d'une cloche inaugurée par les Augustins déchaussés au couvent des Loges. Le P. Valejitin bénie la cloche ; dom C6me Roger est chargé du sermon. — Monsieur assiste aux offices de la Toussaint k Saint-Eustache et à l'Oratoire. Il entend, dans cette dernière église, un sermon du P. Cfaéry. — La cour chasse à Versailles. — Distribution des rftles de la Pastorale comique sur le théâtre de Molière. — La troupe italienne donne aussi une pièce nouvelle. [RoBiKsr.)

aSy. — Du 12. Novembre 1667. — • A MuMHS. — La cour s'établit ft Paris, après avoir chassé à Versailles. — Description des ffites de Versailles, auxquelles prennent part tous les princes et toutes les princesses de la cour, notamment le prince de Condé, le duc de Beaufort et le vicomte de Turenne. Représentations données par la troupe royale et par la troupe roi. La troupe royale joue l'fmédrrdi de Gedard , ou 1 Accouchée , comédie de Donneau de Visé.— Genève traite avec le duc de Savoie. — La duchesse d'Enghien donne le jour à un fils. — Le roi fait complimenter la famille de Condé et la famille Palatine. — Le roi de Pologne refusii la main de l'impératrice douairière ; on lui prête le projet, â la fin de son deuil, d'épouser la fille du duc de Neubourg. — Le grand vizir a promis à l'armée qtii assiège Candie-Vîûlle de lui rendre sa hberté à la fin de septembre, même si la place n'était pas emportée. (ROBMBT.)

sSS. — Du 19. Novembre 1667. — A Madame. — Les Tatars ont envahi la Podolie. Le grand maréchal Sobieski marche à leur rencontre. Pendant ce temps, la femme de Sobieski, fille du marquis d'Arquien, récemment arrivée à la cour de France, donne le jour à un fils. — La comtesse de Boissons accouche d'une fille, — Mort de M. de Langlée et du comte de Belin. — Le jour de la Saint- Martin, la reine visite les petites Carmélites, puis se rend chez Henriette de France. — Le roi fait visite à la duchesse douairière d'Orléans, & la duchesse d'Enghien, récemment accouchée, et à Henriette de France.

— Il offre à cette dernière une répétition du concert donné à Versailles. Madame figure à cette fSte avec ses demoiselles d'honneur, parmi lesquelles on remarque M"* de Ludres.

— Représentation de XAndromûque de- Racine par les comédiens de l'hôtel de Bourgogne. — On dit que les Turcs ont levé le siège de Cancue- Vieille. — Le bruit court que le prince de Bade et le marquis de Conâans se sont battus en duel prés de Bruxelles. — Mariages bizarres célébrés pendant le mois de Novembre. .

(RoamsT.)

aSg. — Du 26. Novembre 1667. — A Madake. — Distribution des rôles de V Atidromaque de Racine. — Grand bal à la cour. A côté du roi et de Monsieur on remarque MM"" de Monaco , d'Harcourt et d'Heudicourt. M'" de La Vallièrc. M"* de Toussi, etc. — Le cardinal Antoine Barberini . grand aumônier , est nommé archevêque de Reims. — Les Augustins du Pont-Neuf célèbrent la tête de sainte Cécile. Ils font exécuter des vêpres à six parties composées par Cambert, — On dit que le grand vizir a été tué d'un coup de canon. — Le pape cherche à rétablir la paix entre la France et l'Espagne, ce qui n'empScbe pas les Espagnols de presser leurs armemenb. — Aventure d'un bravache

X'Oi\

TULB ANALYngOt.

berné pftT un cavalier qu'il a provoqué en du«I. (RoBWET.)

a6o. — Du 3. Décembre 1667. — A Madame. — Fête ofFerte au roi par Monsieur et par Madame. Représen- Uiion d'une tragédie de Boyer. — Sermon prêché par dom Côme , le premier dimanche de l'Avent. — Publication d'un jubilé par le pape Clément IX. — Condamnation par l'archevêque de Paris et par le grand conseil du Nouveau Testament publié â Mous. — Discours prononcés par le premier président de Lamoignon et l'avocat Général Talon à l'ouverture du parlement. — Continuation des fêtes données par le roi. — On dément la nouvelle de l'abandon du ûtgt de Candie par les Turcs. — Aventure d'un commis dupé par une femme galante. (Robinet.)

161. — Du 10. Décembre 1667. — A Maduie. — Le grand maréchal de Pologne , Sobieski , remporte des avantages sur les Tatars et sur les Cosaques et réussit à leur imposer un traité de paix. — Les nouvelles de Candie sonttoujours contradictoires.

— Il est faux qu'il soit question de paix entre l'Espagne et le Portugal.

— Londres se relève de ses ruines.

Le parlement britannique fait le

frocis au comte de Clarendon. — in des opérations engagées par les jeunes gentilshommes de Paris sous les murs du fort élevé au faubourg Saint-Germain,' — Histoire d'une dame de Lille qui mutile un galant indiscret et se laisse ensuite brûler la main comme Mutius Scsvola. — Le roi est parrain et Madame marraine du &Is du baron de Busca. — Nouveau bal donné par le roi ; on y voit paraître M"* de Montpensier. — Représentation de Clcopalre, tragédie de La Thorilliére , par la troupe du roi. [RoamET.)

iéi. — Du 17. Décembre 1667. — A Maume.— Bat chez Monsieur, le saoitdi; on y admire MM*" de Monaco, d'Hircooit. de CoCtquin, de Wui^

temberg, de Castelnau, de Soubise, etc. — Bal donné par le roi, le mardi.

La reine est empêchée par son état du grossesse de prendre part à la danse. Les courtisans dansent avec passion le traquenard de Bretagne, récemment introduit ft la cour par le duc de Beaufort. — Mort de M. de Etoisléve, évéque d'Avranches. Sa succession est, dit-on, assurée ft un abbé dont le nom se termine en ol. — Mort du cardinal de Harrach et du prince Mario Chigi. — Le comédien Montâeury meun en jouant le rôle d'Oreste dans YAndromagve de Racine. — Combats entre les Tatars et les Kalmouka. (Robinkt.)

263. — Du 24. Décembre 1667. — A Madahe. — Nouveau bal à la cour,

— Concert chez Madame. Le musicien Richard joue sur la régale des airs de Noël. — Sermon improvisé, par l'archevêque de Rouen , Harlay de Champvallon. — Le comte de Clarendon se soustrait au jugement du parlement britannique et s établit à Calais. — Description facétieuse d'un soi-disant prophète dont on parle à Londres. — Le sultan s'obstine à vouloir prendre Candie. — Incertitudes touchant ta paix avec l'Espagne. — Le roi, la reine et Monsieur font leur jubilé. — Histoire d'un homme qui, par jalousie , va vendre sa femme au grand Turc. — En post-scriptum, le gazetier dit que le soi-disant prophète qu'il a décrit est un simple coq. 'Robinet.)

264. — Du 3i. Décembre 1667. — A Madame. — Revue politique générale,

— Querelles entre le grand Mogoï et la Perse. — Les Turcs menacent la Pologne et ne veulent pas abai>donner le siège de Candie. — Les Moscovites négocient avec les Polonais. — L'ancien khan des Tatars, à qui ses états ont été enlevés, est sur le point d'en reprendre possession. — Réclamation adressée par le Danemark aux Provinces -Unies. — La Suède continue toujours ses ar-

Table Analtiiqiie.

mements. — L'empereur ne se presse pas d'accorder aux Espagnols le se ' cours qu'ils lui demandent; il est tout entier occupé du couronnement de l'impératrice. — Les Hon^ois ont des velléités de guerre contre les Turcs. — Les électeurs de l'Empire semblent plus disposés à offrir leur médiation à la France et à l'Espagne

Îu'ft prendre part ft la lune, — La [ollande est désormais absorbée par son commerce; elle songe à employer le prince d'Orange. — L'Angleterre s'occupe uniquement des affaires intérieures depuis la chute du comte de Clarendon. — L^es Vénitiens continuent la guerre contre les Turcs.

— Le pape désire rétablir partout la paix ; n se propose de pourvoir enfin aux vacances des évechés portugais. — Le duc de Savoie divertit sa jeune épouse , à qui il offre une imitation du Ballet des Muses. — Le Portugal refuse de traiter avec l'Espagne. — On dit que le roi Henri- Alphonse VI, reconnu impuissant, cède sa femmç et sa couronne à Dom Pedro, son frère, et se retire dans un monastère. — L'Espagne cherche à battre la France sur le terrain diplomatique. — A Paris, le roi assiste à un sermon chez les Feuillants. — Molière va remonter sur son thé&tre. (RoarNST.)

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