AVANT-PROPOS. B
obtenu un privilège le lo décembre 1665 ('), négligea de le faire enregistrer. L'omission de cette formalité devait lui causer dix-neuf ans plus tard de graves ennuis lorsque , après une longue intemiption , il voulut faire revivre sa gazette (*).
Robinet montrera pendant sept ans encore la même régularité ; aussi ses lettres furent-elles véritablement populaires quoique le nom de l'auteur fut i. peu i»^ inconnu ii). La meilleure preuve de cette popularité, c'est que les épttres de Robinet furent réimprimées en Hollande. Ijii-méme se plaint du procédé du libraire hollandais , qui pourtimt ne devait nuire qu'à l'éditeur parisien et ne pouvait atteindre te, poète (*). Ce fiit pendant la campagne de Flandre que le libraire Corneille Jansz, quipubliait X^Gasette^ Amsterdam, eut l'idée de donner à ses abonnés, sous forme de supplément, une réimpression des lettres en vers. On lit dans le n° de cette gazette qui porte la date du 15 septembre 1667: • Les curieux auront à l'heure de la bourse la Gazette burlesque de Paris. - Le n° du ai septembre de la même année porte : « Vous aurez
(■)¥«, ton» I, col. 489.
(l) le m) ■utcnr inqul nou afoi» pcnaé peur cenpUtcr II liiti it cinq • miuran • Mt l'iTOMt kWcr d'Aocoor, à qui l'on ittribBC iiitn teriti en nn bnrlnquM. Su* parler de l'Oatwaf paar fttrélarfaSMrtIfam- t^tckir lajhmla dt triltr Us livra (E^rii, i. d. [1664], in-4 et iiHii), on >at> |«mii les ou>ii§»aDC Letb't tn Mri lUra à miMmji nr U reiramktmi»! dafatap»rM, Ptrtfixt. mtttalfat dt Para, lettre ditée du aS décembre 1666 , qui jumt lu coin mcncc ment de 1667 et qui a M np«diutc duu le ToMms dt la vit tt du pwurttmnt d*i earimauc KitktlU* tt Ma^ari» tt i* CtUtrl (Cologne . P. Itirteia , 169}, pet. in-8, jm), et une LOtre M mti librti àMa»mf sur U mnuU- ■M «t( if. rartàteifw* U Paru portait d^tmt dtlinU Semeua Tttaaunt IradM nfrançoii , imprimé i Han (hri* , 1668 , in-4). Ca deux ëpStrce le rapprochent bnocoup du jenre de net pictien, bien ^'tlla ne portent que eur dc« fait* putieulien et difKrent par eele ménie d'un Joonul. On doit m ■tee Berbier d'Aocoitr ^icn apoacnlei qui ne manquent pai de npport* «rec ceux qui conpoaent le ^W* liltfrure de Robinet ; on en trcaveni le liltc dani lea Mimeirit de Miceren , XIII , jtt'jrj, et '■■* 1* ÙttStumairt de Chiefepît , art. Bn-bier. M. Cb,-L. Livel croit que Barbier d'Ancour e«t l'auteur taOherMtww tMT am* ctmdiit et Melièrt tahlKUt It Ftttim it Pitrn , critique pabliic aoua U nom d'un ■iwdeRoehemont, d'aillenra Inconnu. Vo;, Œwsm tU MeUrt , éd. Dcipoit et Mcenard, V, 41.
0) Ce qm nontn bien que le public ne canna iHaitgutrc le nom dei auteur* qui rimaient lee guettée, <'<M qK Foucault , ijant icbctf II charge de procurcor du roi au requttee de lliAtel , nppoite dana aca Jf^Mra que 1 Loret • lui conaacre qnclquea ven ; or, c'en dana Ih tettrva de Mayolai et de Robinet , *"Ml< nsii epr4i 11 iMft de Loret , que (c troure rapportée l'entrée en ebufc de Foucault. Va;, la Ma dphebttiqie , article Foucault.
M V(7. Il Imrc da S octobre 1667, Ml. tojS.
ns,i,z.dbvG00l^lc
X AVAKT-PROPOS.
ai^itfd'hui et . dortoavant , le na«rcTecU de chaque semaine, la GtuutU bm^sque de Paiis. en demi-feuille de papier. (■) »
Nous ignorons pendant combien de t^i^ les lecteurs hollandais reçurent ce feuilleton versifié. Mayolas devait à la fin de l'année 1668. en donner la contre-partie, en joignant aux lettres en vers dont il reprit la publication un feuilleton en prose.
tiiiLB Picot.
(1) M. Hiliii , i qui DOiu empruatom et* puugct (fiibllopapkU hitleriqiit tt critiqat dt U prrsu mfrn^lit , 84) liùitt : • Jk ne Mil trop ({uU!* fuh cet» Oii^M hriM^w. On denuk volgun ligtii k 11 Mwi iUtl«r%N< de Luct ; mût dlc mit tmié dcpai* swn i66j. U t't^t prvbaUcqnalqu'une de •« imitatiou. •