Du n. JuillM 1666 (Matolu
Où la campagne est fort aimable , 135 Puis elle viendra foire un tour A Luxafflbour ou à la Cour.
J'ay sceu du Normand plus fidelle Que la petite Caravelle Qui du Havre-de-Grace sort
14a Et vient heureuzement au Port Après avoir couru la Manche , Le Lundy comme le Dimanche , Auprès d un Port nommé Bizon , Et qm sans doute , a gamizon ,
■45 Jeta l'œil, d'une mine fiére , Sur une Frégate légère , Apartenante aux Sers An^lois ; Elle ât de si beaux exploits Et la bâtit de telle sorte
ijoQue , malgré l'adroite Cohorte Qui lora se rencontroit dedans , Elle la prit avec ses Gens , Consistant en une douzaine ; Matelots , Soldats , Capitaine ,
15; Tous enfin généralement Furent pris valeureuzement.
Deux Oficiers & la Frégate , A l'Enseigne blanche-incarnate , Et cinq Soldats d'un mesmc bord
léo Furent conduits au susdit Port Par quatre , cinq ou six des nôtres.
Le Capitaine en cherche d'autres , Et, gardant le reste avec luv , Peut-€tre il trionfe aujourd'nuy ,
165 S'Êtant mis soudain à la voile A U faveur de son étoile.
Les Génois , nobles & sensez , Depuis peu se sont ravisez , Retrancnans de leurs Ambassades , 1 ;o Qu'ils faizotent monter à huit grades . Ayàns retenu six d'entr'eux , Tout bien conté , reste donc deux , Qui d'une manière éclatante Iront complimenter I'Infanti.
I7J Le Duc de Chaiinb, Ambassadeur De nôtre Roy plein de splendeur.
Sur la Galère magnifique Que la Gènoize République Civilement luy envoya
iSo Passe à Cîviu-Vèchia .