Du 26. Septembre 1666 (Rounet
150 Cette Cloton aime-carnage, Vient aussi de lancer son dard A Oom PiERRK de Saint Bernabs , Feuuuimt , de qui la Renommée En bien des Lieux estolt semée
IJ5 Pour les Sermons beaux & sçavans Qu'il a fais de trente-huit Avans , Et, comme on me l'asseure mêmes, De pareil nombre de Carêmes.
Tous les Parlekbns des François
160 L'avoyent oui souventes fois , Et de ses Cbrétiennes Veilles Admiré les doctes merveilles , Comme celui de Chambbhri ; Et son erand Orshe , si Seuri,
■6; A ses Mœurs tout à fait légales Fia les Charges principales.
Enfin , au jour de son Obit, Il en avoit porté l'Habit Plus de cinquante & huit Années ,
170 Et de ses nombreuses Journées Formoit seize lustres bien prés.
Dieu, pour lui, change les Cvpiâs De la ToKBB poudreuse & noire Aux chères Palmes de la Gloire.
175 En leur Cohvent de Blbrencodr J'ay sceu que l'on fit , l'autre Jour, La Translation de SAnrr CÔHE,[me, Corps Saint, qu'ils ont receu de Ro- Mais , dedans mon prochain Ecrit ,
iSoAu long j'en feray le Récit.
Nôtre grande Mademoiselle, Qui fait voir l'air d'une Immortelle Et digne du Sang des Héros , A quité ses Palais ruraux , iBj Et cène auguste & noble Fille En nôtre Cour maintenant brille.
On y void aussi de retour Un jeune Miracle d'AMooR , Et qui , sans eicez de louange , 1^ Possèdp tout l'esprit d'un Ange.
O que vôtre Bon-heur est plein , Oigne Régente du Dauphin , [u°*i» D'estre encor la M£re charmante rouBi] £)c cette merveilleuse Infante !
195 Ce bel Enfant, qu'on nomme
[Amour,
Furette par tout , Nuit & Jour ; Il n'est aucun coin sur la Terre Où ce Dieu ne fesse la guerre :
Les ScTTES même & les Lapons ,
jooAu milieu de leurs froids Glaçons, Tant les Nobles que les Canailles , Sentent des Feux dans leurs Entrail- Que toutes les Eaux de la Mer [les* N'ont pas le pouvoir d'étoufer.
m; Dedans une ville fameuse ,
Qui n'est pas fort loin de la ^buse, Il a produit I'Evénekent Qu'ici j'écris fidellement.
UngrosAL£iiAKD, pourtant CoHTK,
iioDont Illec on fait quelque compte , Ayant, parmi nombre d'Enfans, Une Fille aux yeux triomphans , Un brave & riche Gentil-hommk.
Du beau Feu qui les cœurs coasonn
])| Par Elle se sent embraser [me.
Et fait dessein de l'épouser.
Le Comte approuve sa recherche , D'autant plus volontiers qu'il cher- Un Moyen de la marier. [che
330 S'il peut, sans Bource deslier.
N'ayant pas trop de sa finance Pour entretenir sa dépense.
La dessus , il part , un beau Jour, A dessein de se rendre en Cour
lïj Et d'y faire honneste Figure Dans la présente Conjoncture De I'Hyvsn de son Empereur ,
t Et , là , joue avecque tant d'heur Que du Jeu , comme d'une Soarce ,
ijo 11 coule bien-tôt dans sa Bource Jusqu'à cent mille bons Ecus.
Or, possédant un tel Quibus .
Et sçachant que la Destinée D'Ignace éloigne l'Hyménée ,
aj$ Il part en poste de la Con
Pour aller chez lui faire un tour.
D'abord , il déclare ft u Fille .
Lui montrant le métal qui brille.
Qu'il a dequoi U bien doter
140 Et .partant , qu'elle doit quiter Le Gentil-homme qu'elle enflflme , Voulant qu'elle soit grande Dame , Et, bref, qu'un Comte, ft cette fin.
Lui donnË promtement la main.
I4J Mais, las I comme la Damoiselle Avoit d'un réciproque zéte
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