Du 3i. Octobre 1666 (Romott
Transporté d'un <lénr ardant , Lors ^ue la Nuit profonde S sombre
iteTenoit toutes Bestcs à l'ombre .
Il s'y coule par un Chaatis Qui Favorisoit ses Soucis , Et , s'éUnçant dessus la Couche , Fait si bien en serrant la boucbe
165 Et les deux bras & la Catin
( Car c'est un tres-puissant Mfltin ) , Qu'il remplit son Concupiscible D'un plaisir qui n'est pas dicîble.
Mais , comme il pense s'échaper,
170 IHu- Catin il se sent harper,
Qui, bien que moins vive que morte.
Dons sa rage , qui la renn forte , L'arrête & bit de si hauts cris Qu'éveillant les plus assoupis
17J Du Logis & du Voisinage ,
Chacun vient voir ce brau ménage.
Alors , le Jeu devient fatal A ce Forgeron trop brutal ; Grands & Petits , avec furie ,
iloVous chargent sur sa friperie ;
Et, pour lui foire payer cher Son maudit Pèche de la chair, On avertit le CoioossÀniE , Qui vient avec maint Emissaire.
38$Tautesfois , le puissant Paillard , Par un second tour de Gaillard , Ruse si bien en ce desordre , Oti tout le Monde le veut mordre , Qu'il disparët comme un éclair
«90 Tant au Commissaire qu'au Clerc Et , bref, à toute la Séquelle .
Enfilant vite ta Venelle.
Et voila coioment , chaque jour , Le petit folichon d'Amour
19J Fait divers tours d'Espièglerie Qui par fois passent raillerie.
Mais, Princesse, il m'importe peu.
Pourvu qu'en von* contant son jeu En mon petit genre- d'écrire joo Vôtre AltÂase en puisse sourire.
De Paris , anjourd'huy nette comme un denier. Et du trente d'Octobre est cet Ecrit dernier.
A Pari» , Ckn F. HmtiHl.
rat de U Harft , (Biblioth. n.
X treit Rmt, Avu privtligt rfa X^.
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LA MUSE DE LA COUR
[Pâs PERDOU tu SUBLIGNY,}