Du 1. Octobre 1666. — A Mor
LB Dauphin. — « Particularitez du grand embrasement de la ville de Londre. » (Subugny.)
179. — Du 3. Octobre 1666. — A Madame. — Description de l'incendie de Londres. — Mort du marquis de Velada et de Don Alonzo de Cardenas, à Madrid, du cardinal Colonna, à Final • et du comte Annibal de Seestad,amba$sadeur de Danemark, à Paris. — Translation des reliques de saint Côme au monastère de Blérancourt. — M"® d'Ardennes, ancienne fille d'honneur de la reine, fait profession chez les' Carmélites de la rue du Bouloi. — - Mariage de deux mousquetaireis. (Robinet.)
i8o. — Du 7. Octobre 1666. — A Me».
LE Dauphin. — Mort du comte de Séry, fils du duc de Saint-AJgnan.
Le roi fait porter au père du défunt, par un gentilhomme, ses com-
1>liments de condoléance, et donne à 'abbé de Saint-Aignan la survivance des charges exercées par le duc , son père. — Cinq vaisseaux hollandais, revenant de Lisbonne, sont surpris par les Aurais et se font brûler ; un sixième parvient à gagner Le Havre. — On a fait courir à tort le bruit que M. de Beaufort était aux prises avec les Anglais ; il est rentré à Brest. — Le capitaine La Roche , croyant rallier M. de Beaufort, tombe sur la flotte anglaise , qui le prend , avec son vaisseau. — On parle de rebâtir Londres , où la plupart des habitants sont sans asile. — Rujrter et la flotte hollandaise, ayant vamement attendu la flotte française, ren-
trent dans leurs ports d'attache. — L'empereur fait représenter un ballet devant le commandeur de Grémonville. — De grandes réjouissances ont lieu à Lisbonne et dans tout le Ponugal en l'honneur de la nouvelle reine. (Subuony.)
181. — Du 10. Octobre 1666. — A Madame. — Persécutions dirigées par le grand duc de Moscovie contre ceux qui n'ont pas reçu le baptême suivant le rite orthodoxe. — Les Suédois continuent avec acharnement le blocus de Brème. -^ — L'empereur témoigne une vive impatience de ne pas voir arriver l'impératrice , son épouse. — Les Vénitiens ont à lutter contre une attaque des Turcs et une invasion de sauterelles. — La flotte du duc de Beaufort quitte Dieppe et rentre à Brest Un de ses navires, le Rubis, commandé par le capitaine La Roche, ayant été poussé par le vent loin de l'escadre , est enlevé par les Anglais. — On observe dans le ciel , près d'Ostende, des nuages qui figurent une lutte des Anglais et des Hollandais. Mal^é ce préside , on croit à la prochaine conclusion de la paix. Le roi d'Angleterre a écrit aux États de Hollande \ une lettre qui témoigne de ses bonnes dispositions. — Le roi visite la manufacture de points français, rue Quicampoix , à Paris. — Mort du comte de Séry. «— Histoire de deux sœurs dont l'une épouse un gentilhomme impuissant et l'autre, devenue enceinte avant son mariage , meurt ^ sans pouvoir accoucher. (Roeinbt.) l
182. — Du 14. Octobre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — Le gazetier est ; guéri de la fièvre par M. Du Moulin, ^ médecin d'Amiens. — Le roi visite J la manufacture de points français et "^ fait grâce à deux pnsonniers détenus ^ à Saint-Magloire. Il donne ainsi rai- ^^ son aux éloges de Benserade et aux <^ prédictions de l'ancica président du vi parlement de Toulouse, feu Berthier
de Montrabe. — Le roi fiût encore }
Tablb Analytique.
grâce an gendarme Trois-Fontaines , àla requête de M. de La Salle. — La comtesse de Vivonne , ayant été mordue par un chien et craignant d'avoir contracté le germe de la rage, ?a rqoindre son mari sur mer. — Histoire d'un Vénitien , nommé Bo- Darolo, qui, apprenant que sa femme k trompe , la tue d'un coup de poignard ; il est acquitté par les juges.
— Les Turcs attaquent Candie- Vieille; ils sont repioussés par les Vénitiens. Le neveu du grand vizir est tué. — Les Turcs font de nouleaux armements. — Ruyter, malade, rentre à Amsterdam. Le grand penâonnaire DeAVitt prend le commandement de la flotte hollandaise. — L'armée suédoise , sous Wrangel , pousse le Uocus de Brème. (Subuony.';
1». — Du 17. Octobre 1666. — A Madame. — £>élivrance miraculeuse d'an soldat condamné à être pendu , à Roye. Ce soldat doit la vie au scapolaire qu'il avait- f^s sur les instances de M"* de Cavoie. (Cf. Journal tOiwierLefhnréd'Ormessan, II, ^62.) — ACorbie, l'on constate un autre miracle. Un scapulaire jeté dans les flammes suffit pour éteindre un violent mcendie. — Le roi d'Angleterre ordonne de rebâtir Londres en pierre et en briques. ^- Le bruit court que TAngieterre va faire la paix avec la France. — La duchesse de Créquy est malade de la petite vérole. — Le chevalier de Lorraine est atteint de la môme maladie. — M"* de Vivonne, mordue par son petit chien et craignant les atteintes de la rage , va se te soigner à la mer. — La reine offire à ces filles d'honneur une fe dansante ; M"* de Toussi s'y fait remarquer par sa grâce. — Le roi et la reine partent pour Saint-Germain:
Monsieur et Madame viennent à Paris. — Aventure d'un officier fiscal mrpris par un sergent avec la femme ifim collecteur des tailles. (RosmET.)
4— Du ai.' Octobre 1666. — A Ibu LB Dauphin. — Le dauphin est
à Saint-Germain. — Éloge du roi qui envoie des secours aux pestiférés, sur la frontière. — M** de Vivonne rentre euérie à la cour. — Héroïsme d'une femme indienne qui, à elle seule , sauve onze ou douze personnes en danger de se noyer dans le port de Vlie. — Diverses personnes de qualité contractent aux eaux de Bourbon-l'Archambaud le germe de la petite vérole. M"* d'Hocquincourt en meurt ; la duchesse de Créquv et le chevalier de Lorraine en sontaan-
Seureusement malade. — Mort du uc de Noîrmousticr. — Le comte et la comtesse de Soissons reviennent à la cour. — Translation solennelle des reliques de saint Romain chez les Files de Sainte-Marie, à Valence, en Dauphiné. — M. Du Buat est décapité par ordre des États de Hollande. — Le comte de Sabina, général vénitien , est fait prisonnier par les Turcs.-— La reine et Monsieur assistent à la prise d'habit de M'^ de PoUgnac chez les Carmélites de la rue du Bouloi. Sermon de Gilbert de Choiseul» évéque de Comminges. (Subuony.)
i85. — Du 34. Octobre 1666. — A Madame. — Concert donné par Uranie chez Madame. La princesse joue elle-même du clavecin. — La reine et Madame, toutes deux grosses, dit-on, partent pour Saint-Germain. — Mariage du comte de Simmeren et de la princesse Marie d'Orange. La cérémonie a lieu à Clèves. — L'impératrice doit arriver prochainement à Vienne. Tous les pays de la couronne font à la jeune souveraine un don nuptial. — Les États de Hollande font exécuter M. Du Buat, convaincu de trahison. — M"*^ d'Hocquincourt, chanoinesse, meurt de la petite vérole. — La reine, le dauphm, Monsieur et Madame assistent à la prise d'habit de M^"» de Polignac , chez les Carmélites de la rue du Bouloi. Sermon de Gilbert de Choiseul. — Deux jours après, Madame donne le voile, dans le même couvent , à M}^ Duré.
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Le sennon est prêché par l'abbé Testu. — Mort du contrôlâir général Parfait. (Robinet.)
186. — Du 28. Octobre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — - Le lieutenant criminel Defitaïait nettoyer Paris et prend des mesures contre les filles publiques. — Le duc de Nevers revient de Rome. — Le duc de Mazarin rentre à Paris en bonne santé , après avoir terminé sa cure à Bourbon-l'Archambaud. — Le duc de Cbaulnes fait célébrer un service pour Anne d'Autriche dans la basilique de Saint-Jean-de-Latran à Rome.
Le P. Bompiani prononce l'oraison funèbre. — Les flottes d'Angleterre et de Hollande se retirent dans les ports, d'où elles sortiront seulement au printemps, si la paix n'est pas conclue avant cette époque. — La ville de Londres se reconstruit, malgré divers accidents isolés.— Le général Wrangel et l'armée suédoise poussent le blocus de Brème. — L'empereur attend encore son épouse, tancus que la reine de Portugal est, dit-on, déjà grosse, et que le duc de Simmeren vient de célébrer son mariage avec la princesse Marie d'Orange. (Subugnt.)
187. — Du 3i. Octobre 1666. — A Madame. «— Maladie du pape. 11 part pour Castel-Gandolfo. — |L'impératrice fait son entrée à Milan, oti elle est reçue en grande pompe. — Le nouvel évêque d'Orléans , Pierre de Coislin, fait également son entrée dans sa ville épiscopale. -r Neuf mois se sont écoulés depuis la mort d'Anne d'Autriche. Les représentations dramatiques recommencent à la cour. La troupe royale joue Camma de Thomas Corneille, et la troupe de Molière y donnera sans doute bientôt quel<^ue comédie. — Les chevaliers de Samt-Michel tiennent leur chapitre au couvent des Cordeliers. — Le lieutenant criminel chasse de Paris les filles publiques ; il prend des mesures énergiaues contre les voleurs, oblige les boulan-
TaBLB AlCALYTlQtm>
gers à marquer le poids sur leur pain et fait nettoyer la ville. — Aventure d'une soubrette violée par un maréchal-ferrant. (Robinet.)
188. — Du 4. Novembre 1666. — A Mgr. le Dauphin, — Le dauphin s'essaie à la chasse. -^ Entrée à Orléans du nouvel évêque, Pierre de Coislin. — Histoire tragique d'un amant renfermé dans un coffre où il trouve la mort. — Le roi chasse le jour de la Saint-Hubert par un temps affreux. 11 offre un bal aux dames de la cour. — Le comte d'Auveiigne revient à la cour. — Nouvelles du faux messie Sabbathaï-Sebbhi» que le sultan veut envoyer aux galères. — Les Vénitiens traitent de la paix avec les Turcs. — Brème traite avec les Suédois. (Subugnt.)
180. — Du 7. Novembre 1666. — A MAiuME. — Bal offert par Madame au roi et à la cour. — Bal chez le roi. On y remarque M"® de Toussi et M^** Colbert. — Nouveaux troubles suscités en Pologne par les soldats
2ui n'ont pas touché leur solde. — ^n dit que l'empereur intervient en faveur de Brème. — L'impératrice a quitté Milan. — Les flottes d'Angleterre et de Hollande sont rentrées dans les ports jusqu'au printemps. — Les États hollandais accueillent favorablement les ouvertures pacifiques du roi d'Angleterre.
— AvMiture d'une jeune fille brutalement assaillie par un prétendu gentilhomme, dans une caverne, près de Poitiers. (Robinet.)
190. —Du 11. Novembre 1666. — A MoR. LE Dauphin. — Entrée de l'impératrice à Brescia. Magnificence déployée par le procureur vénitien Vdlieri. Rivalité entre les Vénitiens et* les Espagnols. — Lubomirski est attendu à Vienne. — Le prince de Saxe épouse la fille du foi de Danemark. — Le traité que Brème a conclu avec les Suédois n'est, dit-on, qu'un simple armistice.— L'éleclrice
Table Analytiqub.
de Brandebourg et la princesse douairière d'C^nge sont reçues solennellement à La Hâve. — Les Anglais négocient avec les Hollandais. — Le duc de Chaulnes a une nouvelle audience du pape. Il fait célébrer en Téglise Saint-Louis-des- Français , à Rome , un service pour Anne d'Autriche. L'abbé de Gramont prononce Toraison funèbre. — Mort du comte de Brienne et du prince de Lillebonne. — Le chancelier et M.
Colbert s'occupent de réformer la poUœ à Paris. (Subugnt.)
191. — Du 14: Novembre 1666. — A Madame. — Le prince de Saxe épouse la fille du roi de Danemark et le prince de Hesse-Hombourg la veuve du comte Frédéric d'Ahlefeld. — Le roi d'Angleterre négocie avec les Hollandais , mais il veut que le traité de paix soit signé à Londres. On tra- ▼aille activement à rebâtir cette dernière ville. Les Anglais font venir des maçons de partout; 1,800 Limousins, engagés par eux, sont allés s'embarquer à Calais. — Le roi Charles II a rendu la liberté au capitaine La Roche. — Le pape reçoit de nouveau le duc de Chaulnes. — Processions faites par les Trinitaires à Marseille et à Toulon arec un certain nombre de captifs qu'ils ont rachetés aux Barbarescjues.
— Impiété des nouvellistes qui disent Eiussement que l'Hôpital (la Salpétrière] jouit du produit d'un droit établi sur le vin ; ils risquent de frustrer ainsi les pauvres d'aumônes dont ils ont grand besoin. — Mort du comte de Brienne. — Divertissements de la cour. — Aventure d'un garçon de Troyes qui, venant porter de l'argent à sa tante, à Paris , est conduit par des voleurs dans un iDaavaîs lieu et dévalisé. (Robinet.)
/pj. — Du 18. Novembre 1666. — A Mgr. le DAUPHm, — La cour doit passer l'hiver à Saint-Germain, sur le conseil de Vallot.— Le Louvre est ^^^^ . L'abbé Bruneau y est
xxin
H^sassiné en plein jour.-^ Préparatifs d'un grand ballet qui doit être donné à la cour (le Ballet des Muses), — La police de Paris s'occupe de faire exécuter les mesures ordonnées par l'édit du 22 mars 1666 contre les usurpateurs de noblesse. Ceux-ci sont actuellement dans la terreur et cherchent à se faire passer pour étrangers. — Plaisante mystification de la fille d'un cordonnier qui , voulant jouer à la grande dame, cherche à se défaire du vulgaire bourgeois
Îu'elle avait épousé. — Le duc de *arme met à la disposition du duc de Chaulnes le château de Caprarola, une des plus belles résidences d'Italie.
(SUBUONY.)
193. — Du 21. Novembre 1666. — A Madame. — L'empereur fait de gfands préparatifs à Vienne pour la réception de l'impératrice. Il renforce la garnison de la capitale. •— M"^ Portail, née de Chémerault, accouche d\in garçon qui est tenu sur les fonts baptismaux par le roi et par Madame. — - La maréchale de La Mothe a l'honneur d'être la marraine d'un en&nt dont le roi est parrain* — Les religieux trinitaires mènent en procession les captifs qu'ils ont rachetés à Alger et à Tunis. — Assassinat de l'abbé Bruneau au Louvre.
— Aventure de deux demoiselles déguisées en ermites qui, voyageant dans un coche, sont, après diverses péripéties, reconnues par des cavaliers et ramenées à leurs familles.
(Robinet.)
194. — Du 25. Novembre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — Le gazetier se plaint d'avoir un procès avec un adversaire de mauvaise foi. — Pierre de Carcavi est nommé garde des médailles, à la place de l'abbé Bruneau. Le gazetier, sur la foi d'une personne mal renseignée , a dit précédemment que l'abbé avait été tué par trois assassins ; il n'a été frappé en réalité que par un seul meurtrier.
— Les prétentions du roi d'Angle-
xxnr
TaMX ANALTnQUB
terre retardent la condusion de la paix. On arme en Hollande, en France et en Danemark. — Le parlement britannique défend aux Anglais de porter le costume français.
— Le duc de Buckingham refuse de se battre en duel avec le comte d'Ossory. — Les Anglais envahissent certaines possessions espagnoles en Amérique — L'armée espagnole, commandée par le marquis de Caracena, remporte une victoire sur les Portugais. — La peste sévit à Madrid. La jeune marquise d'Aimancan« fiancée au comte de Palma, est au nombre des victimes, ainsi que le marquis de Guevara. — Le petit duc de Valois est dangeureusement malade de sa dentition. — Le marquis de Bellefonds croise dans la Manche avec Du Quesne. — M. de La Barre publie un livre sur Çayenne. — Le mux messie Sabbathaï-Sebbhi se fait musulman. (Subugny.)
195. — Du 28. Novembre 1666. — A Madame. — Monsieur et Madame viennent à Paris pour soigner le duc de Valois , dangeureusement malade de sa dentition. — Le roi vient voir le jeune prince et visite M™* d'Armagnac, récemment accouchée d'un fils.
— Molière donne une représentation ,du Misanthrope chez Monsieur. —
Nouvelles des pays de l'extrême Orient : de Siam , de Malacca , des états du çrand Mogol , de Ceylan et du Malabar. — Les missionnaires chrétiens sont persécutés par les Chinois. — Le faux messie Sabbathaï- Sebbhi se convertit à l'islamisme. — Le procureur Vallieri, envoyé par les Vénitiens pour complimenter l'impératrice , a , dit-on , dépensé 200,000 ducats pour cette ambassade.
— L'impératrice entre dans le Trentin. — Le roi accorde un privilège à la manufacture de tapis d'Aubusson. *— Translation des reliques de saint Florian et de saint Félicien dans le couvent des Feuillantines à Paris.
Sermon de dom Côme. — Harangue du premier président de Harlay
et de l'avocat général Talon à l'ouverture du parlement. — Nettoyage des rues de Paris. (Robinet.)
196. — Du 2. Décembre 1666. — A Mgr. le Datjphin. — Le bruit court que la reine de Pologne a perdu un œil. — On parle d'un nouveau soulèvement en Pologne. Le général Doroszenko marche contre les rebelles avec cent mille chevaux. — Les Sué^ dois ont abandonné le blocus de Brème. La ville a obtenu, par Tintermédiaire de la Hollande, une suspension d'armes de trois semaines. — On espère (^ue M. Courtin saura rétablir la paix entre l'électeur Palatin et l'électeur de Mayence. — Le Palatin, ayant attaqué un château de l'évêque de Spire, est repoussé par le prince de Vaudemont et par le comte de Lillebonne. — Fait dermes d'un capitaine lorrain, M. de Salins. — Intervention du roi de France. — Fêtes à la cour de Danemark à l'occasion du mariage de la ^e du roi avec le prince de Saxe. — L'impératrice est sur le point d'arriver à Vienne. — L'amiral vénitien qui crobe dans l'Archipel prend sept vaisseaux turcs.
— La Porte fait de grands préparatifs pour s'emparer de Candie. — Le duc de Saint-Aignan revient à la cour. De nombreux services sont célébrés en Touraine pour son fils , le comte de Séry. — Dom Hiomas Du Chesne, bamabite, convertit deux protestants. — Éloge du café, que des Arméniens viennent d'introduire
à Paris. (Subugny.)
197. — Du 5. Décembre 1666. — A Madame. — Analyse d'une thèse soutenue à l'école de médecine sur les signes de la grossesse et de la virginité. — Guerre entre l'électeur Palatin et l'électeur de Mayence. Le Palatin attaque un chfiteau ennemi , mais il est repoussé par le prince de Vaudemont et le comte de Lillebonne. M. de Salins , capitaine des mousquetaires du duc de Lorraine, soutient avec quarante homme le
Table Ajullytique.
choc d'un fort détachement de Tar* mée de Mayence. — L'impératrice est arrivée à Trente. — Les Barnabitcs célèbrent un service pour le comte de Séry , à Loches. Le professeur de rhétorique du collège prononce Foraison tunèbre du défunt. — On prépare à la cour un grand ballet (le Ballet des Muses), — Publication des Lettres de M»* la comtesse de firégv et de \2l Description de Cayenne de M. de La Barre. (Robinet.)
198- — Du 9. Décembre 1666. — A Mgb. i£ Dauphin. — La maladie qui met en péril les jours du duc de Valois fieiit hâter le baptême du jeune prince. Le parrain est le roi d'Angleterre, représenté par le duc d'Enghien; la marraine est la reine, représentée par Mademoiselle. — Il pleut continuellement en France et en Italie. — Le duc d'Albuquerque , qui a conduit l'impératrice jusqu'à Milan, retourne en Espagne. — L'empereur est irrite contre la république de Gènes qui n'a pas fait complimenter l'impératrice. Les Génois se préparent, pour arranger les doses, à envoyer une ambassade à Vienne. — L'impératrice doit entrer prochainement dans sa capitale.
L'empereur est déliirré de tout souci, car un traité vient d'être conclu entre Brème et la Suède. — Les États de Hollande votent quatorze millions pour fûre de nouveaux armements.
— Ijes yuiis éprouvent une grande déception en apprenant que Sabbatfaaî-Sebbhi s'est converti à llslamisme. — * Le duc de Valois est
mort. (SUBLIGNY.)