Du 10. Mars 1667 (Robinet
La digne Espouse de ce Rot , Le dernier mois , fut attaquée D'un mal dont elle fut à demy suffoquée ; C'eust été dommage , ma foy.
Adieu , je vous promets la semaine prochaine Quelque chose de plus galant ; J'ay pesté , celle-cy, cent fois contre la veine "5 Et donné mille fois au Diable le Talent
4 Péris, Ckê^ PUrre U Momitr, m$ dês Maiktuim , au Ftu Divm , tééj. AvêC FrMUgê.
(U Mme Dauphine , etc. , 1667 — voy. le xfi ao9 , col. 640 —, pp. 61-7».
LETTRE EN VERS A MADAME
[Par Charlbs ROBINET.]
Du i3. Mars 1667.
Ah 1 Princesse , je sens un tel excès de joye Qu'il faut que de mon Cœur il passe dans mes yeux ; Que , dedans & dehors, j'en sois l'entière Proye , Et qu'il aille éclater jusqu'au Séjour des Dieux.
5 Que son Sujet est beau I je meurs qu'on ne le voye.
Il ravira la Terre , il charmera les Cieux , U aura les Appas de la Beauté de Troye , Ou toute la Valeur du Dieu victorieux.
Ne m'entendez-vous pas , ô Princesse divine ? Je parle du Héros , ou bien de l'Héroïne Que la Nature en vous forme avecque l'Amour.
Laissez-les-en repos achever ce Mystère , Sans autre mouvement que le très-nécessaire , Afin qu'on puisse voir leur bel Ouvrage au Jour.
'5 Mais après ce Sonnet , Madame , Je vais soudain changer de Game .
Et promptament gaaetdzer.
Je veux dire nouvelliser.
Chantons d'abord les Epousailles