‹ Les continuateurs de Loret. Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autresChapitre 187 sur 247 · Du 26. Juin 1667 (Robinet · texte numérisé non relu

Du 26. Juin 1667 (Robinet

Depuis • on a £Edt ses Oséques , Où Ton ne veid point d'ARCHEVEs-

[ques , Mais où le Collège pompeux 240 Des Eminences , deux à deux , Faisoit beau feu par l'Ecarlate Qu'elles portent sur l'Omoplate.

Après , du Conclave on parla Et Ton résolut , sur cela , 245 Toutes les choses nécessaires Qu'on observe dans ces Mystères :

^'oila ce aue le Déposant £n peut dire quant à présent.

L'un des derniers Mois, à Lisbon-

250 La charmante Porte-Couronne [ne.

Qu'idolâtre le Portugal , Où l'on ne peut rien voir d'égal .

Fit entrer en leur Monastère Quatre Foles d'un Ordre austère , ■J^ Qu'on nomme de la Passion, GtpDdiM Que . par excès d'affection ,

Cette Princesse illustre & belle , D'ici , fit aller avec EUe.

Cette auguste Solennité

a6o Fut de sa haute Pieté

Comme un Triomphe magnifique , Dont nulement je ne me pique De vous peindre Ici le Tableau , Car rien jamais ne fut si beau.

265 Ces Pénitentes Héroïnes , Qui n'aiment rien que les Epines De leur divin CRuapié , Dont leur Cœur est Déifié , Ne passèrent q[ue sur des Roses ,

*7o Encor tout fraîchement èdoses , Sur des Œillets & sur des Lys ,

Pour arriver à leur Treillis , Et , marchans à la PENrrsNCE A travers la Magnificence 275 Qui dèployoit tous ses Trésors , Chacun auroit juré pour lors Que celle-ci , dans ses Entraves , Les traînoit comme ses Esclaves.

De Paris le rare Prélat , a8o Dont les Vertus ont tant d'éclat

iHtrdmain

de BMomont

Et que par tout si fort l'on prise , Pé4az«] Receut au Bercail de TEguse Une Ouaille , le dernier jour ,

MtâemoiMUe Regliie MtohéUe, oatiT« de la Haye et Niëoe du siear de Beaolieu le Doqjon, Ingéoiear dn Roy et Senent de BitaiUe dans les Années de sa Majesté

Bien digne d'estime & d*amour , 285 Et , certe , c'étoit grand dommage Qu'elle fût dans le Pâturage Des Troupeaux du Pasteur Calvin , Dont le CocrrHE est presque plein.

En bornant ici mes Nouvelles , 2^ Que l'on doit , je croy , trouver belle veux bien vous faire sçavoir [les , Que l'on vient de m'en faire voir Une , galante & fort gentille , Du Stile d'une docte Fille ,

C'est l'Anazandre de Mademoiselle des Jardins, qui sa débita ohes la siew Rll>ou, ao

395 Qui , mieux qu'aucun en l'Univers , Sçait composer en Prose & Vers ; Et vous pourrez apprendre au large Le reste en la prochaine Marge , Car je ne sçaurois ajouter

300 Que deux Vers encor pour dater.

Le vingt & cinq de Juin je fis cette Légende , Sentant une chaleur très grande.

A Paris , Che^ F, Muguet , rue de la Harpe , au» trois Rois,

^1 Le vingt-cinq.

(Biblioth. oat., Lc^, 22 Rét. — Biblioth. Mazarine, 296. Ai^-- Biblioth. de l'Arseiuil, B. L. 11802.)

LETTRE EN VERS A MADAME

TPar Charlis ROBINET]

Du 3. Juillet 1667.

Princesse , qui pourriez , par mille Appas vainqueurs • Faire par tout la Guerre aux plus illustres Cœurs , Vous sçavez de quel air Louis , vôtre Beau-Frére ;

La fait dedans les Pays-Bas , Et comme , en cette noble & pénible Carrière , Philipes , vôtre Epous , marche sur tous ses Pas.

C'est ce que , de mon mieux » je vais dire en mes Vers« Qui , sous vôtre grand Nom , vont en cent Lieux divers. Le Champ est vaste et beau , l'on n'y voit que Trophées »

Que , dessus l'héroïaue Ton , Je laisseray chanter à nos doctes Orphées, Et que je narreray sans art & sans façon.

IJmito>

Bttlt

Louis , de mine haute & fiére , Poursuivant sa marche Guerrière

15 Du Fort Charle-Roy vers Tourné , Qui sous nos Lys est retourné , Eut avis que certains Croates (Qui sont de terrestres Pirates) , dortis des Bois des environs ,

ao Vouloyent , en plaisans Fanfarons , Venir charger sur le Bagage , Pour en faire entr'eux le Partage , Or . pour les arrêter tout court , Il y dépêcha Romecourt , Homme de cœur , Homme de mise, £^!^ Qu'en son Métier beaucoup on prise, Et son auguste Majesté , Pleine de magnanimité , Tout ainsi qu'un simple Gendarme ,

30 Courut même au Lieu de l'allarme.

Phiupe , ayant ouy le bruit ,

* Quoy qu'à peine il se mit au Lit , En un tourne-main se r'habille , Et ce jeune Héros qui brille ,

35 Etant à Cheval remonté , Aussi-tôt se veid au côté Du grand & du martial Sire , Prest à mieux faire encor qu'à dire.

Mais RoMECouR , par un beau 40 Qui le fist louanger bien fort, [Soit Avoit , d'une verte manière , Recogné jusqu'en leur Tanière Ces grands Affamez de Butin , Mais , au lieu duquel , le Destin 45 Les fit firoter d'étrange sorte Par Gens qui n'ont pas la main

[morte

A son arrivée à Tourna , Nôtre admirable Couronné , Reconnut lui-même la Place

5oAvecque une Guerrière audace.

Cette Perle des Majestez Ayant Monsieur à ses costez , Avec le célèbre Turenne , Si sage & si preux Caittaine ,

55 Et quelques autres de sa Cour .

Les plus dignes de son amour.

Puis , ayant soupe dans sa Tante (C'est une chose tres-constante)^ Au lieu de jouer au Triquetrac .

^ Ils allèrent au BrvouAC , C'est à dire faire la Rondç ,

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