Juillet 1667 (Robinet
Sçavoir pour sa capacité, Sa prudence & sa probité , Que Ton estime nompareiUe, a6o Fut éleu , n'aguére, à Marseille , En leur CHAPrrRE Général, Dont, sous le Bonet doctoral, Un grand Mortel à Prélature
Le sieur Marin!, Arcberesque d*AvignoD, Député du Cardinal Chigl, Protecteur 3e l'Ordre des Minimes
Fit avec grâce l'Ouverture.
365 Dessus la Fin de l'autre mois, Et je pense le vingt & trois, Il fut, d'une façon féale, Receu dans la Place Royale, Au CoNVENT de cet ORDRS-là, 2°JJ2^ Par leur Révérend Arbela , Avec la Gros & I'Eau Bénie, Et toute la Géremonie Qui se pratique en cas pareil.
Avec un Dévot Appareil.
^5 Louis, après tant de Fais d'Armes, Ayans voulu que ses Gens-d'Armes , Pussent se rafraîchir un peu.
Pour jouer, après, plus beau jeu, A pris aussi Campos lui-même ,
a«o Et ce grand Porte-Diadême, Laissant-là le Guerrier Séjour, Est venu faire un petit tour Dans sa ravissante Famille, Qui, certes, en Grâces fourmille.
285 Phiuppes, par même souci, Est venu dans la Sienne aussi.
Où l'on void encor, ce me semble.
Un noble Amas d'Appas ensemble.
O que le Rafraîchissement
390 De ces deux Héros est charmant !
Il n'est guère, je croi, de Frères, Dedans tous les deux Emisphéres, Qui puissent trouver un Chez-Eux Qui soit autant délicieux.
395 Je ne sçaurois finir ma Lettre Sans encor quelaue mot y mettre En faveur de ce Lieittenant Qui, dans Lutéce, maintenant .
Nous fait voir tant de bonnes choses,
300 Toutes de ses beaux soins écloses.
A présent, c'est aux Spadassins, La plus part Filoux, Assassins, Qu'il donne, comme il faut , la
[Ghasse, Et bien tôt nous lui rendrons grâce
305 De ne voir plus à nos Talons Ces Porteurs de Brette félons, Ges maudits Traîneurs de Rapières, Qu'ils rendent souvent meurtrières, Ges Arcs-Boutans de nos Vénus,
3>oQui n'ont point d'autres Revenus Que ceux..* je ne veux pas tout dire.
Par respect pour qui me doit lire.
Fait le neupiéme de juillet.
En flairant un trbs-bel œillet.
Monsieur delà Reynie
À Psrit , Chê:( P, Mugut , ruêdéU Hmrpê , muc trûis kois.
(Biblioth. nat., Lc>, la. Rét. — Biblioth. Maxarint, 296. A3. — Biblioth. de l'Arsenal, B. L. 11802.)
LETTRE EN VERS A MADAME
[Par Charlis ROBINET.]
Du 16. Juillet 1667.
Tout s'éforce, à Saint-Clou, de plaire à la PkiiHCBSf e : La Nuit s'^ montre à ses beaux yeux
Avec ce que le Ciel a d'Astres radieux
Et. pour Elle, elle en fait de beaux Feux d'alégresse.
Le Jour, en sa naissance & dedans son trépas , Etale-là tous ses appas
Et lui porte en tribut sa clarté la plus pure ;
Les arbres & les fleurs la charment à 1 envy ;
Le Zéphire à l'y suivre en tous lieux est ravy,
Et l'Art y rit enfin, ainsi que la Nature.
Le Dieu dont tous les cœurs ressentent les alarmes, Luy trouvant plus d'apas au'à sa Mère cent fois , Y va luy rendre honneur de ses tendres Explois Et mettre à ses beaux pies la gloire de ses Armes.
15 Les Jeux & les Plaisirs y semblent prendre exprés.
Pour l'y mieux divertir, leurs plus rares atraits; Et comme je l'ay dit, tout s'érorce à luy plaire. Soyons de ce Concert, ô ma chère Clion, Montrons la même passion.
M Ah I quel Sort plus charmant que de la satisfaire ?
Les Dieux veuillent qu'à Valençay Un illustre Objet que je sçay, Un Objet de qui la naissance.
Les appas & 1 intelligence,
35 Dedans la Prose & dans les Vers, Fondent les mérites divers, Lisant ma nouvelle Préface, La trouve encor faite avec grâce Et répète les mêmes mots
30 Qu'il luy plût dire à nôtre los.
Aussi sur l'un des Préambules D'une de nos dernières Bules.
Cette Dame de grand renom Daigna bien, ce me mande-t'on,
35 Après en avoir fait lecture, L appeler Teste en Mignature, Où 1 une de ses blanches mains,
Mieux que pas-une des Huœsins, Sans rien dire de trop, excelle.
40 Mon fidelle Autheur est de Celle* Et Personnage, en vérité, De mérite & d'autorité.
Et dont je dirois mainte chose Si je n'avois la bouche close
45 Par sa trop modeste vertu.
Qui veut qu'icjr son nom soitrt.
J'aurois aussi bien dû me taire, Dira quelque Censeur austère, De tout ce qui me touche icy;
50 Mais je puis luy répondre aussy Qu'en cela nos Autheurs j'ifliàc, Qui font conêtre leur mérite En dunt leurs Aprobateurs, [t^^- Quoy qu'ils soient souvent des w-