Du 22. Octobre 1667 (Robinet
D'Architecture, très-complet, Où paressoit, sans menterie.
Tout ce que TArt d*Ophévrerie Peut montrer de rare aux Humains; 150 Mais, sur-tout, vingt-quatre Bassins Y jettoient les Gens en extases »
Avec pareil nombre de Vases Et tout autant de beaux Brancards , Du Dessein de ce Maitre ez arts , 155 De ce le Brun , de cet illustre , Qui se couvre d'un si beau lustre.
Mais ce n'est pas encore tout , Et je ne suis pas même au bout , Ajoutant deux grandes Cuvettes , 160 Aussi très artistement faites , Deux Chenets , quatre Guéridons , Ornez de petits Cupidons , Et vingt-quatre autres puissans Va- Pour servu" de superbes Cases [ses 165 A des Orangers fortunez.
Pour plaire à Louis destinez.
Tous ces grands Ouvrages, au res- Formans un Spectacle céleste , [te , Dont l'on étoit émerveillé , ■70 Sont d'un bel Argent cizelé , Et d'un Travail dont la manière De beaucoup passe la Matière, Encor qu'elle soit (par Saint-Marc) Du poids de vingt-cinq mille un Marc.
175 Sa Majesté , pour lors suivie D'une nombreuse Compagnie , Dont étoit le fameux Condé , Qui va bien-tôt avoir le Dé , Passa de ce pompeux Spectacle , ito Qui paressoit un Tabernacle , En d'autres endroits de Lèans , Où se font , par diverses Gens , Les superbes Tapisseries , Les charmantes Marqueteries , 18$ Les Sculptures & les Tableaux, Autant de Chefs-d'œuvres nouveaux; Puis , Elle vid , & fut ravie .
D'autres Pièces d'Orfèvrerie , D'un second Bufet commencé , 190 Sur un autre Dessein tracé ; Et tout cela servoit de marque De la Grandeur de ce Monarque , Qui peut faire de si grands Frais , En Guerre comme en pleine Paix ; «95 Ce qu'il faut que Monsieur I'Ibére Sérieusement considère.
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MoNsiEiTR , par un digne souci ,
Vinst, n'aguère, à Lutéce aussi.
Pour assister au Val-de-Grace 200 (Où des Cieux coule toute grâce] ,
A l'Anniversaire pompeux , .
Autant que dévot & pieux .
Qui s'y fait pour la RsYNE-MéRE ,
Dont la Mémoire nous est chère.
205 Après , il fut , tout net & franc ,
Dîner chez le Sieur de Boisfranc ,
Contrôleur Général det Flnanoea de son AltesM Royale
En son beau Palais de plaisance , A&oœn Où je diray, sans complaisance , Qu'à sa charmante Altesse il fit 210 Un Festin qui fort Tébaudit , Tant ce propre & galant Régale Lui parut fait à la Royale.
Je me souviens que, l'autre-jour.
Cette jeune Source d'Amour,
213 Mademoiselle , vôtre Fille ,
Brilloit comme un Ange à la Grille Des Carmélites du Bouloy, Prêtant en un très-bel-arroy, Et c'est comme dire à merveille ,'
aaoAu PéRE Mascaron l'Oreille, Qui , des mieux , panégyrisa La grande Sainte THiRâsA , Et dist mainte chose jolie En parlant de la Jalousie.
aa5 Toujours en nôtre grand Faux-
[bourg.
Près le Palais de Luxembourg , A TAssaut d'un Fort on s'exerce , Mais sans qu'on tue & que l'on per- Ni qu'on y fasse mal ni peur, [ce ,
330 Mardy, Beaufort, Homme de cœur,
Ledit Sleor de Beeafort eet Plis de oetoy qui t montré les Bxerdoes de Ouerre tu Roy.
A son tour attaqua la Place ,
Et de Chapat, avec audace ,
Entreprit , suivi de ses Gens ,
De jetter un Convoy dedans 335 Et , pource , de forcer les Lignes ,
Par des eforts de lui bien dignes.
Mais , quoi ? ce brave de Beaufort ,
Qui vouloit emporter le Fort ,
De telle sorte le mal-traite 340 Qu'il le contraint à la Retraite,
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