Du 3i. Décembre 1667 (RoBnner
Et d'employer les bons Offices • Bien plus que les Armes propices , De tous les autres Potentats ,
150 Amis communs des deux Etats , Qui , portans le Roy Catholique , Par une bonne Politique , A satisfaire nôtre Roy, Mettront la Guerre en désarroy
155 Et» sans doute, des deux chers Sires Réuniront les grands Empires, Chef-d'œuvre vraiment digne d'eux.
Autant qu'il l'est de tous nos vœux.
Les Provincbs , qu'on nomme
160 Pour être entr'elles tort unies,[UNiES, En auroicnt ^and plaisir, je croy, Et j'en jurerois bien ma foy, Car on n'est pas en assurance , Ains, malgré soy, l'on est en trance,
165 Lors que d'un Voisin la Maison Flambe prés de nôtre Cloison.
Cependant, à leur beau Commer- Qui va jusques dedans la Perse, [ce, Elles travaillent désormais
170 Avec vigueur, depuis la Paix ;
Et j*ay sceu même, d'un jeune Ange, Qu'eues feront valoir I'Okange , Pour laquelle jusques icy Elles avoyent peu de soufey.
175 D'ailleurs , leurs Etats Politiques, Par des soins des plus authentiques.
Donnent , de l'un à l'autre bout , De merveilleux ordres par-tout , Qui marquent quelque défiance ,
180 Ou bien un Dessein d'importance.
Les trois Royaumes des Anglois Paroissent maintenant fort cois , Et leur sage Prince ne pense Qu'à renouveUer Alliance 1S5 Plus étroite avec ses Voisins , Si qu'ils vont être grands Cousins.
Cependant , le Sénat de Londre Y veut toutes choses refondre , Et , comme un petit Potentat , 190 Changer la face de l'Etat;
Dequoy le Sieur Chancelier Hidde , SSbL ^^ déplaisir, le front se ride ,
. Car , dans ce changement si chaud , U tombe , certe • un peu de haut.
195 Les £uneux Héros de Venise , Que tant pour leur Bravoure on Ces glorieux Républicains , [prise , Tiennent toujours teste aux Turcains, Et r'amassent sans fin leurs Forces
300 Pour leur donner d'autres entorces.
Le rare Pontife Clément, Dont bien faire est tout l'élément , Ce Chef de nôtre sainte Mère , En bon & charitable Père ,
305 Tâche, par des soins trionfons .
De réunir tous ses Enfans , [ne), Et, sur- tous (dont Dieu le guerdon- Les deux plus Grands Porte-Cou- D'ailleurs aussi, sa Sainteté, [ronnb.
aioSans nule partialité ,
Veut aux Eglises Portugaises (O Ciel , qu'elles en seront aises I] Accorder enfin les Pasteurs Que défunts ses Prédécesseurs ,
315 Plus Espagnols, peut-être, enl'ame.
Que Portugais (soit dit sans blâme] , Leur ont constamment refusez , Malgré tous leurs vœux méprisez , Laissans ces saintes Bergeries ,
3SO De la sorte , en proye aux furies
Des Loups ravissans, qui mais
La vérité quelquefois put. [chut I
A Naplb on craint fort le Vésuve ; Mont plus chaud cent fois qu'une
[Etuve
335 Le Galand Duc des Savoyards .
Se plaisant sous les Etendards Du beau Dieu qui les cœurs enflâme.
N'a point d'autres soucis en l'ame Que d'inventer à tous momens
3>o De nouveaux Divertissemens
Pour sa jeune & charmante Epouze, Qui des attraits à plus de douze.
N'aguére encor, par un Balet , Qui n étoit nullement folet ,
3J5 Mais tout remply de gentillesses , Où parurent les neuf Hôtesses Du Mont régi par Apollon , Leur Frère , & parfait Violon , U la régala , Dieu me sauve •
340 A ravir, dans ja riche Alcôve ,
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