‹ Les conversations du jour de l'an chez Madame Du Deffand il y a un siécleChapitre 8 sur 22 · NOUVELLES. IX · texte numérisé non relu

NOUVELLES. IX

legs de la marquise du Deffand au prince de Beauvau ; la reliure en veau de la plupart manque, hélas ! des Chats, si désirables ! Q)mme d'autres belles dames, la marquise du Defïand dut sans doute sa passion pour ces aimables bêtes au livre de Paradis de Moncrif . Elle fut vive, puisqu'une estampe de Cochin Ta célébrée et consacrée (i); mais fut-elle de longuç durée? On en

(i) Pièce sans titre, intitulée dans le catalogue de l'œuvre de Cochin : les Chats angola de la marquise du Deffand y dessinés et gravés en 1746 ; signée à gauche, en dehors du trait carré, Cochin Jllius ; long. i5o m., haut, iio m. Au bas, ce quatrain qui pourrait bien être de la marquise :

5*f7< ont griffes et dents ils en font bon usage; On leur impute à tort et ruse et trahison; Ils sont gaiSy caressants; la grâce est leur partage : Qui les craint s'en repent, qui s'y fie a raison.

Cette rare estampe a été excellemment décrite par MM. de Concourt, dans la livraison : les Vignettistes, de V Art au xvin* siècle :

c Un coin de cheminée à côté duquel s*évase une ample bergère aux pieds de bois, aux bras rustiques, aux larges coussins mollets ; sous la bergère, un panier à laine, en osier, à Papparence de charpagne ; contre la cheminée, une petite servante ; au-dessus une petite étagère, bibliothèque à trois planchettes de livres; dans l'angle de la pièce, une encoignure avec quelques porcelaines ; au fond, dans la boiserie unie et plate, sans ornement et sans moulure, une

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