‹ Les convicts en Australie (volume 2)Chapitre 46 sur 112 · FILS DE JUDAS, ME PRENEZ- VOUS POUR UN NIAIS · texte numérisé non relu

FILS DE JUDAS, ME PRENEZ- VOUS POUR UN NIAIS

Livide de rage, il me saisit violemment le bras, et il se disposait à me faire un mauvais parti, lorsque je le pris par le collet, et, le poussant vei-s la porte avec une vigueur évidemment supérieure, je m'écriai :

« Par la barbe de Moïse, juif, vous vous êtes attaqué h plus fort que vous. Sortez d'ici au plus vite, et sans dire un mot. Je vous conseille de profiter de la permission que je vous donne. »»

iiO LES GONVIGTS £N AUSTRALIE.

Il dispamt avec tous les signes ùa plus TÙdeot dépit, et en avalant, comme on dit, xme couleuvre de digestion diffîcite.

' Avant mon départ , je rencontrai de aofiireau ee digne compagnon. Il eût évité volontiers une i^ connaissance; mais je M fis voir, par un geste, ipie je désirais lui parler.

« Ëh bien ! lui dis-je de Fair le {dos natorel, avez-vous jeté le grappin sur qudcpie imbécile depuis notre dernière entrevue?

— Je vous demande pardon, répondit-il en "pottant respectueusement la main à son chapeau, je reconnais que j'ai manqué de tact. La Saule en est aux vêtements grossiers que vous portiez ce jour-là, et qui vous donnaient une tournure Men difSérente. Âtvec d'autres habits, vous m'auriez &it, ccmmié aujourd'hui , l'effet d'un gentleman , et je n'aiMiiis pas pris la liberté de vous adresser mes petites propositions. »

n m'exposa alors que les capitaines payent souvent une prime qui s'élève jusqu'à soixante-quinze francs par recrue destinée à former leurs équipages. C'est une avance dont ils ont soki de s'indemnisa à coups de martinet ! N'importe , un appât si considérable est bien propre à stimuler l'industrie d'un honnête recruteur. Telle est du moins l'observation que m'adressa le faux marin, n n'était rien de mieux qu'un déporté muai de ce cpi'on i^ppeUe un

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