CHAPITRE IV
quent de la chaux avec des coquillages dont la . poussière , pénétrant dans les poumons , y entretient une violente inflammation bientôt suivie de mort. Le fouet fait justice de la moindre infraction au règlement. Jamais les prisonniers n’entendent une parole de bienveillance ou d’encouragement. Autour d’eux tout est défiance, mépris et haine. Le gouverneur habite derrière un rempart de canons; les militaires chargent chaque jour leurs armes en présence des condamnés. Ceux-ci se détestent entre eux parce qu’ils se connaissent bien.
Un gouverneur a essayé de gagner par la douceur ces âmes perverties. C’était M. Maconochie. kl a été payé de sa philanthropie par la plus odiem* ingratitude. '
Les pénitenciers destinés aux condamnés incorrigibles sont ceux qui fournissent le plus de coureurs de bois ( bushrangers ) à la colonie. Les malheureux qui se sont attiré une condamna lion à vie dans un de ces établissements finissent toujours d’une manière violente , soit que le glaive de la loi les atteigne, soit qu’ils périssent dans les bois sous le feu de la police à cheval. Les plus heureux sont ceux que la maladie emporte après quelques années passées dans ces terribles demeures, à l’entrée desquels on pourrait écrire aussi : , Lasciate ogni s per an za voi ch’intratc.