XVI PREFACE
réserve, je l'ai toujours observée ; elle n'a point satis fait les communards. Pour leur plaire, il faudrait dé montrer que Mgr Darboy a assassiné Vérig et qu Chaudey a fusillé Rigault. Cette histoire à Tenver n'est point mon fait et je laisse volontiers le soin d l'écrire à ceux que leurs passions ont aveuglés.
Plaise à Dieu que le récit de cette lugubre aventur en épargne le retour à la ville incomparable et terribl dont j'ai essayé de raconter la vie normale et les coi vulsions 1 plaise à Dieu, comme dit le chœur dans h Euménides d'Eschyle, « que jamais, au sein de noti cité, la discorde, insatiable de crimes, ne fasse ei tendre ses clameurs, que jamais la poussière ne so abreuvée, ne soit rougie du sang des citoyens, que l'ii térêt de l'État domine dans tous les cœurs, que l'u pour l'autre les hommes soient pleins d'amour I » Pui sent ceux qui viendront après nous vivre loin des ma heurs qui nous ont accablés I Puisse le vaisseau symb< lique de Paris, échappé déjà à tant d'orages, ne pj faire mentir sa vieille devise : Fliicttuit nec mergitm Qu'il vogue avec bon vent de fortune, et que jamais n'ait à lutter contre les tempêtes déchaînées par l'a coolisme, l'ignorance et l'envie.
Janvier 1881.