‹ Les corbeaux; pièce en quatre actesChapitre 48 sur 110 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les Mêmes, plus LEFORT, puis JUDTTIL

MADAME VIGNERON, pleurant, son mouchoir à la main.

Quel malheur, monsieur Lefort, quel épouvantable malheur I Mon pauvre Vigneron! Je ne me consolerai jamais de la perte que j’ai faite.

LEFORT, il a les manières communes et la voix forte.

Allons, madame, ne vous désolez pas comme ça; avec du sang-froid et de la persévérance, nous arriverons à remplacer votre mari.

Il dpaceod la scène.

TEISSIER

Bonjour, Lefort.

LEFORT

Je vous salue, monsieur Teissier.

Judith entre ici.

MARIE, à Lefort.

Vous vous intéressiez beaucoup, monsieur, aux travaux qui vous avaient été confiés?

LEFORT

Oui, mademoiselle, Vigneron n’était pas un client pour moi, c’était un frère.

MARIE

Nous sommes à la veille de prendre une décision fort importante...

LEFORT

Disposez de moi. Mon temps vous appartient, ma bourse est à votre service. Les enfants de Vigneron sont mes enfants.

MARIE

Si vous aviez quelques éclaircissements, quelque projet même à nous communiquer, ayez l’obligeance de tout dire en présence de ces messieurs.

LEFORT

Je suis prêt, mademoiselle. Ces messieurs ne me font pas peur. J’ai l’habitude de mettre ma poitrine en avant.

MADANE VIGNERON.

Asseyez-vous là, monsieur Lefort.

LEFORT, assis.

Avez -vous ouvert mon mémoire, madame? Non, n’est-ce pas? Tant pis. Il renfermait une notice sur les terrains de M. Vigneron où toute l’affaire est exposée depuis a jusqu’à z. Si j’avais cette notice sous les yeux, je serais plus bref et je me ferais mieux comprendre.

MARIE

Je peux vous la donner, monsieur, j’ai serré moi-même votre mémoire.

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