‹ Les corneilles sur la tourChapitre 14 sur 80 · LA CHARITE · texte numérisé non relu

LA CHARITE

Allure de noblesse et port de dignité,

La baronne s'en N)a, dame de charité,

Partout où, bien pensant, son dé^Jouement l'emporte.

Pour l'œu-Cre du curé quêter de porte en porte.

Sans paraître ^ toucher, aOec un air mondain,

Mainte bourgeoise, à part, médit de son prochain.

On parle de l'emploi de l'obole reçue,

De l'osuVre par l'E^Jêque et ces dames conçue,

Du sermon de l'abbé qui ne fut point banal.

De la Vente prônée auK échos du journal.

Et pendant ce temps-là, dans leurs humbles demeures,

Les pau'Cres, sans secours, ont faim, souffrent et meurent.

LA COnKERE

L'hi-Oer comme l'été, du matin jusqu'au soir, RaN)auclant de VieuK bas, balayant le trottoir, A l'angle de la Place on peut ^oir la commère. Elle arrête d'un mot l'épicier ou le maire. Elle a de fins clins d'oeil et des mots confidents, Salue, crie ou ricane, ou jase entre ses dents, Laisse tout deviner, mais sans rien oser dire, Daube sur le >)oisin, se défend de médire. Trotte, frotte, papote et, l'ironie auK -y^uK, La figure confite en un rictus mielleuK, Traitant tous les passants ou d'égauK ou d'intimes, La commère bourreau sourit à ses Victimes.

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