DEDICACE
J mon frerc, Emile GARNIER.
/f n 'ai da.sdn, mon Cher Emile, De bannir la Petite Yitte, Ni d'étaler en pauvres ilers Ses "Oice.s, ses plaies, ses traders.
Ses maux et ses aspects intimes.
Dont ensemble souifent nous rîmes.
Hôtesses de l'ancienne Tour, Les francbes corneilles du Bourg, Malignes d'esprit, mais sincères.
Trois soirs d'automne me parlèrent.
Li' pnm/er .soir, dks m'onl dit.
Sans qu 'il failk 3) donner crédit, CV qui prC'k à la moqucrii'; Puis, au second soir de frairie. Elles eurent, du haut des deux.
Des mots profonds, clairs, sérieux t^our peindre les tâches humaines.
Les traifaux, les soucis, les peines; Au dernier soir de Sférité, Dans l'ombre, elles ont ajouté, Â';^ant cessé d'être malignes.
Des paroles nobles et dignes.
ÂS)ec elles, au ras du sol J'ai -^oulu commencer mon ^ol, Puis dédaignant bientôt de rire.
Laissant le ton de la satire Aux i}ieuX disciples d'un Boit eau.
Je les compris à >Jol d'oiseau; Et quand, i-Ores, elles montèrent Sous les grands deux lourds de mystères.
DKDICACE
Dans leur essor je les sviifis, L 'esprit tenté, les -^eux raHi's, Accordant à leurs -^oix mes rimes, Loin de nos fanges, -Ccrs les Cimes.
J'ajouterai qu'il n'est besoin y
Dès l'abord, de tirer de loin
Une morale de ce li^re.
Que le lecteur Veuille me suii^re,
Ne pas s'offusquer un instant
Et ne point prendre argent comptant
Ce que les corneilles rapportent. . .
L'auteur n'écoute pas aux portes.
Fût-ce ou non toujours de son goût, Qu 'il me lise jusques au bout.
Ce Cher Lecteur qui .s'aSienture. D'ombres au tableau qu'il n'ait cure Et ne m 'accable de froideur.
Car tel qui commence en laideur.
Au fil de l'heure, au gré du réi}e.
En beauté quelquefois achète.
Ji' foffra donc cv îi^n-vi, Mon cher Emik, où J'eus souci D'êlrc franc, exact d sincère.
Puisse-t-il k charmer, fe plaire.
Lorsque fhi-Oer, au coin du feu.
En famille, selon ton S)œu, îu liras en ta Close rie...
Et que le bonheur t'^ sourie/