L'AUBERGE
Quel que soit, ô passant rencontré, le métier Qui remplit ta journée et te prend tout entier, La sueur à ton front perle en gouttes de flamme. Le désir du repos s'éVeille dans ton âme AN)ec la douce nuit qui descend peu à peu. Cours apaiser ta soif au "Oin couleur de feu. Fais sonner ton gousset dès le seuil de l'auberge A pied et à chesial on loge et l'on héberge. \)a détendre ton corps de fatigue alangui. Que l'enseigne au fronton soit la branche de gui. Ou la pomme de pin, ou le cep de la ^igne. Entre, la table est bonne et la caVe en est digne.
LA LKCON
"Kaigre, osseuK, les ^euK froids, le magister au ton Doctoral et pédant >Ja donner sa leçon. Au dehors le ciel bleu de nuées se moutonne Et le fruit blond se dore auK espaliers d'automne. Le maître plein d'ennui parle latin et grec Et se tue à saisir un texte aride et sec. L'enfant, en rechignant, l'écoute et, triste, endêVe De ne pouvoir, en Vagabond, suivre son rê>?e. La musique des mots rend un bien pauvre son Et le jardin >Jibrant Vaut mieuK que la leçon... Au rustique pilier le pampre rouK festonne, AuK espaliers grimpants mûrit le fruit d'automne.