‹ Les corneilles sur la tourChapitre 56 sur 80 · LE LIT · texte numérisé non relu

LE LIT

Dans la maison se dresse un lit de bois très ^ieuK,

Don des noces jadis, legs béni des aïeux.

Des rideauK démodés, fanés, mais sans poussière,

S'échappe encore au soir un parfum de prière.

Une branche de buis surmonte un bénitier.

La paiK de ce logis prend le cœur tout entier.

On songe aujc abandons si chastes des épouses.

Au bon repos, auK nuits d'hiver, aux draps que cousent

Des mains blanches. On pense à l'enfant qui s'endort.

Au cher malade que l'on soigne, à l'aïeul mort.

Et le lit, riche ou pauvre, ou de serge ou de soie.

Dit l'orgueil du fo^er, sa tristesse ou sa joie.

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