LA RUCHE
Sous le dôme de paille, auK jardins défleuris, Par le gel des matins de l'automne meurtris, La ruche tant aimée a tu ses chants d'abeilles; Et le regret nous Vient des moissons, des corbeilles, Où dans les jours d'été, près de l'eau du bassin. On entend bourdonner le tra\)ail de l'essaim. Il ne r-ythmera plus auK paisibles demeures La tâche accoutumée et la fuite des heures. Or, pareil à la ruche endormie au Verger Qui poursuit son labeur sous le chaume léger, Le bourg qu'au soir tombant la cloche idéalise. Semble mort de langueur à l'ombre de l'église.