‹ Les corneilles sur la tourChapitre 64 sur 80 · LE JOUEUR DE VIELLE · texte numérisé non relu

LE JOUEUR DE VIELLE

Humble joueur de \)iene auK naï\)es chansons, Qui, plaisant, fais danser auK noces, auK moissons, Tu tournes pour deuK sous des refrains de naguère. C'est l'adieu du soldat qui s'en Va pour la guerre, Ou la plainte d'amour sous les balcons fleuris. Les fenêtres du bourg s'ou>?rent, et tu souris, Comme un artiste noble auK terrasses d'un prince. D'enchanter un instant des âmes de pro>?ince. Et tandis que, pensif, tu joues un air très -OieuK, Tu fais le>3er peut-être en un co2ur anKieuK, Chez l'enfant qui t'écoute en sa fer>Jeur première. Un désir d'harmonie, une aube de lumière.

LE MENESTREL

On a fait des chansons pour les 'Oanneurs de blé...

Et Voici que par les chemins, le cozur troublé,

Emu du nom joli de la belle qu'il chante.

Sans pénétrer le sens d'un r-ythme qui l'enchante,

Le ménestrel s'en >?a disant de bourg en bourg.

Les beauK lais des jongleurs, charnieurs des cours d'amoui

S'en Va pleurant sur son rebec ou sur sa Viole

La rose qui se fane et l'âme qui s'étiole.

Par les routes, les bois, les longs sentiers s'en Va,

De l'auberge au château contant ce qu'il rêVa,

S'en Va, chantant tendresse ou deuil, joie ou déboire,

La douce Villanelle ou la chanson à boire.

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