‹ Les correspondants de la marquise de BalleroyChapitre 58 sur 79 · I. Fils d"un libraire de Châlons. Barhier pensait <| MM · texte numérisé non relu

I. Fils d"un libraire de Châlons. Barhier pensait <| MM

mesure avslt été causée par quelque! déno&atntlOfll ontlcoiisliluiaires, Dcaoui, dit-Il, èlant d'une ville fort janséniste, parlant

ï. Fille de l'auteur des Mtmolmetâa Françoise il'1 Dwft>rt;ilta ipama le 10 juin Charles d'Alsace-lleuin-Liélurd, prince de Ctitmey, lieutenant général.

3. Louis de Pellevé, comte de Fier», vicomtr >!'-• •'■ 1". "'

S à Madeleine de Gaureaull du Mont, (Ole du , mort le 28 avril. Son llls étant mort MU

Le Régent vient aussi d'accorder à Mme de Ségur la permission de porter le nom et les armes d'Orléans.

25 avril.

La princesse de Gonti a enfin présenté sa requête au Parlement pour se retirer dans un couvent sans en pouvoir sortir et une provision pour vivre '.

L'abbé de Saint-Albin sera sacré demain évéque de Laon. M. le Régent lui a permis de porter les armes d'Orléans, ainsi qu'à Mme de Ségur.

Le marquis de Dreux, qui revient de Reims, est d'avis de remettre le sacre après les vendanges.

4 mai 4723.

On parle du mariage du duc de Ruffec avec Mlle de Larochefoucault *.

Le départ du Roi pour Versailles est remis au mois de juillet, les grosses réparations ne pouvant être terminées avant ce temps-là.

Le sacre est aussi remis au mois d'octobre.

Le 26 du mois passé, on a commencé à plaider au Parlement la cause du grand-duc de Toscane et de la princesse d'Épinoy à l'occasion du testament de la grande-duchesse 3.

1. Elle se retira à Port-Royal, avec 20 000 livres de pension. 2. 11 ne se remaria qu'en 1725, avec la fille du duc de Gramont, veuve du prince de Beurnon ville.

3. Le grand-duc faisait activement agir son ministre résident, le

Le sieur Pothonis, avocat, est chargé de plaider pour le prince de Gonti, et le sieur Begon pour la princesse son épouse dans la cause de leur séparation.

Le 26 au matin, Denoux, procureur au Châtelet, fut mis à la Bastille pour avoir tenu des propos trop libres *.

8 mai.

Le 29, Mme du Tors, sœur de M. le marquis de Noce, partit pour se rendre en Normandie, suivant Tordre verbal de Son Altesse Royale.

Le prince de Ghimay épousa le 1er Mlle de Saint- Simon *.

M. Louis de Pellevé, comte de Fiers, mourut le 23 dans sa terre de Normandie. Il sortait d'une des plus illustres maisons de cette province s. La comtesse d'Argenteuil mourut aussi vers ce temps, dans son hôtel à Troyes.

marquis Corsini, pour arriver à la cassation du testament. Le 30 mai, sur les conclusions favorables de Lamoignon,le Parlement confirma le testament.

1. Fils d'un libraire de Châlons. Barbier pensait que cette mesure avait été causée par quelques démonstrations anticonstitutaires, Denoux, dit- il, étant d'une ville fort janséniste, parlant à ce sujet.

2. Fille de Fauteur des Mémoires et de Françoise de Durforl; elle épousa le 16 juin Charles d'Alsace- Hénin-Liétard, prince de Chimay, lieutenant général.

S. Louis de Pellevé, comte de Fiers, vicomte de Condé, marié depuis 1696 à Madeleine de Gaureault du Mont, fille du capitaine de Meudon, mort le 23 avril. Son fils étant mort sans postérité

Les sieurs Lançon, subdélégué, Barret, directeur des monnaies, et Dumans, commis à la recette générale de Bourges, soupçonnés de vol fait à l'hôtel des monnaies de cette ville, ont été renvpyés absous le 20, ainsi que M. Morand, notaire à Paris, détenu au For-FEvêque â.

On dit que le Roi veut bien être médiateur entre le prince et la princesse de Conti.

10 mai.

On n'a pas fait l'opération au duc de Lorraine; le remède du sieur Mu nier, commis de la poste, a guéri complètement ce prince.

Mlle de La Vrillière *, sœur de la comtesse de Maurepas, doit épouser M. Moron 3, fils d'un conseiller au parlement de Bretagne.

Le duc de Gesvres doit épouser Mlle de Tillières4.

en 4730, les terres de Fiers, Laschamp, etc., passèrent avec le titre comtal à sa sœur et à son mari Philippe de La Motte-Ango.

1. M. d'Argenson, rétabli comme lieutenant de police ce même mois, était venu prendre ce notaire dans son carrosse pour le mener à la Bastille, accusé d'avoir voulu s'approprier des contrats de rentes sur l'hôtel de ville déjà fournis en payement des taies arrêtées par la Chambre de justice. Marais déclare qu'il se tira d'affaire, grâce à ses relations et à des services très véreux rendus par lui.

2. Fille du marquis de La Vrillière, secrétaire d'Etat, et de Françoise de Mailly; elle épousa, le 21 mai 1722,Louis de Brchan, comte de Plelo, connu par son ambassade en Danemark. Veuve en 1734. Sa sœur avait épousé, le 19 mars 1713, son cousin Phelypeaui, comte de Maurepas, secrétaire d'Etat en 1715 et en 1724.

3. Il y a une erreur : M. de Brchan était comte de Plelo et de Mauron.

•4. Joachim-Bernard Potier, duc de Gesvres, gouverneur de

Le marquis de Rambures épouse Mlle Bossuet, unique héritier de M. Bossuet, maître des reuètes '.

Le Roi vend à l'ordre de Saint-Lazare toutes les maladreries du royaume qui leur avoient été ôtées depuis la mort de M. de Louvois, et cet ordre est occupé à chercher un fonds pour dédommager les Invalides, qui en percevoient les revenus.

Les bourgeois de Versailles, voulant donner des marques de leur respect et de leur joie de ['arrivée du Roi, avoient prémédité d'employer une somme de 14000 francs pour faire tirer un feu d'artifice. .Maïs M. Blouin leur a défendu cette dépense de la part du Roi. Ils ne feront que des feux devant leurs portes.

La dame Plante, limonadière, carrefour de l'École, mourut le 3. Elle fut ouverte le 4; on lui trouva dans le corps un enfant mort qu'elle y gardoit depuis trois ans, quoiqu'elle en eût eu un depuis dont le accoucha il y a sis mois et qui se porte bien.

M- de Ijuiscard a été trouvé au filet de Saint- Cloud. élant tombé dans la Seine en revenant de BOQpev, Lee bateliers le virent se noyer non pas en se précipitant dans l'eau, mais en y entrant petit

Paris, sic. mon sans enfants en i7Bi, êlail veuf depuis 1717 de

Madete Marcrany, fille d'un maître des re(|Uûtes et de Jeanne

I,e Fi'Vie de Cnumarlin.

1. IV. ii' du célèbre évéque, conseiller au parlement de Met*, [Midrn d* M. de L;i llriiï'\ procureur général du parlement de Paris. Murais le désigne comme un joueur de profession.

à petit. On dit qu'il avoit beaucoup perdu au jeu et étoit assigné devant les maréchaux de France f.

10 mai.

Votre mère est toujours en bon chemin de guérison... Hequet craint cependant qu'elle n'en demeure pulmonique, mais dit qu'on dure longtemps en cet état. A la vérité elle aura au mois de février prochain quatre-vingts ans, et après tout il faut périr

un jour.

Balleroy.

15 mai.

Il n'y a rien de plus injuste que le soupçon que vous m'avouez par votre dernière lettre. Je vous assure que je n'en reçois pas de vous que je ne lise et relise avec grande attention, car elles font toute ma consolation. M. votre frère aîné 2fut frappé lundi après midi d'apoplexie et en même temps paralysé sur l'œil gauche, et cela parut déterminé par une saignée au bras qu'il se fit faire de son ordonnance. Le lendemain, son fils lui amena Binache, qui est aujourd'hui le plus à la mode et qui lui donna aussitôt de l'émétique. Depuis il est mieux; mais Binache et

4. M. de Guiscard, lieutenant-colonel de dragons, dont la veuve, Scholastique de Fontaine Villeneuve, mourut en 4702, à cent ans. La Chesnaye des Bois ne sait à quelle branche de la famille le rattacher.

Page 1