‹ Les couleuvresChapitre 26 sur 103 · LA PRINCIPESSA · texte numérisé non relu

LA PRINCIPESSA

On lui reproche un certain air de reine, Des yeux trop grands, calmes jusqu'au dédain De songer trop à sa robe qui traîne, Et de poser pour le profil romain .

A mon avis, elle n'est que sereine.

Quant à sa robe, elle couvre son sein.

Si ce sein bat, je n'en suis point en peine, Mozart le dit, qui pleure sous sa main.

Pour le profil, certe, il n'est point vulgaire ! Qu'elle le sache et s'en tienne un peu fière, Je ne vois pas qu'elle outre ici son droit :

Mieux vaut poser en Junon, si Ton pose, Qu'en Cidalise. Et c'est bien quelque chose D'avoir le cœur en flammes et l'œil froid.

MARQUISE ET TROTTILLON

Marquise, Marquise, Marquise!

Souvenez-vous d'avoir et*'- Un petit trottillon crotté, Oui trottait au soleil l'été, y ni trottait l'hiver par la bise.

Oubliez, petit Trottillon, Gomment vous devîntes marquise :

Un jour que vous trottiez, la bise Fit voir votre jambe bien prise; Cette jambe prit un lion.

Marquise, Marquise, Marquise!

g n vos splendeurs, souvenez-vous Combien le sort vous semblait doux,

De celle à qui votre œil jaloux Voyait toujours une chemise !

Petit Trottillon, oubliez

Les services que rend la bise !

Des gens qui manquent de chemise,

Qu'il vous souvienne plus, Marquise ;

Et cachez mieux vos jolis pieds!

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