‹ Les couleuvresChapitre 40 sur 103 · MARSYAS · texte numérisé non relu

MARSYAS

Dans ce grand Vatican tout rempli de merveilles, A l'angle d'un plafond des peintres recherché, L'on voit par Apollon Marsyas écorché.

Les témoins sont les saints et les muses vermeilles.

Au tronc d'un arbre mort le rimeur accroché, Baisse son front couvert de hontes non pareilles. Du pitoyable sort de l'écorcheur d'oreilles, Le dieu tranquille et fier semble fort peu touché.

L'œuvre est de Raphaël. Depuis le second Jules, Longtemps sous ce plafond se signèrent les bulles. Lieu presque saint! Bastide y tenait ce discours :

Marsyas n'est point là par caprice pu rencontre : 11 enseigne. Or, tenez pour très-certain qu'il montre •Comment l'on doit traiter Marsyas, — et toujours!

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