FATIGUE
Je suis las de l'œuvre qui passe A travers l'huile des quinquets; Je suis las des mille affiquets Où l'art avili se prélasse !
La « ficelle » en trop gros paquets Fait partout trop de nœuds sans grâce.
Le premier rôle aussi me lasse ; Je suis las aussi des laquais.
Les becs de gaz et les lanternes, Je les trouve également ternes.
mes pauvres yeux ébaubis,
Quand verrons-nous quelque nature !
Quand verrons-nous, près d'une eau pure, Un bon âne et quelques brebis !