‹ Les coulisses artistiquesChapitre 8 sur 27 · DIX MILLE FRANCS · texte numérisé non relu

DIX MILLE FRANCS

Vous comprenez que, lorsqu'on se sent tant de billets de banque au bout du pinceau, la pa-

resse deviendrait une terrible non-valeur.

M. Bouguereau Ta compris, et il est certainement un des piocheurs les plus intrépides de Paris.

Un des plus réguliers aussi.

Invariablement il se met au travail quand la pendule sonne telle heure, ne le quitte que lorsque Taiguille a accompli un certain nombre de tours sur le cadran.

Un statisticien a même prétendu que M. Bouguereau donne toujours, suivant la saison, le même nombre de coups de pinceaux dans sa journée. ,

Comme la preuve de l'addition est impossible à faire , mieux vaut croire que d'y aller voir.

Il court encore à ce propos des légendes étranges.

D'aucuns vous affirmeront que M. Bouguereau n'a pas de sièges dans son atelier, afin d'empêcher que les visiteurs n'aient envie de

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Il • *

s'asseoir el de lui faire perdre un temps pré-* deux.

Il aurait contracté cette habitude dès Tépoque où ses tableaux atteignaient les cours de

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