ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
L’enseignement supérieur a pris depuis quelques années un développement considérable. Aussi, l’exposition dont nous nous occupons est-elle remarquable à plus d’un titre. Elle renferme une quantité de plans et modèles très intéressants : académies, universités, écoles de médecine et écoles pratiques, écoles techniques et d’application, écoles d’agriculture, observatoires, musées scientifiques, amphithéâtres, laboratoires d’enseignement et de recherches ; mobilier et agencement de ces établissements, etc. Elle contient en outre : des appareils, des collections et tout le matériel destiné à l’enseignement supérieur et aux recherches scientifiques ; les expositions particulières des sociétés savantes et des missions scientifiques.
Ne quittons pas l’exposition du ministère de l’instruction publique sans dire que ce ministère doit publier, pendant le cours de l’Exposition, une série de rapports détaillés sur divers points relatifs à l’état de l’instruction primaire en France. Il y aura d’abord un rapport sommaire fait par M. Buisson, directeur de l’enseignement primaire, à M. le ministre ; puis M. Martel écrira l’exposé de la législation et de la règlementation de 1878 à 1888. M. Marion doit montrer le mouvement des idées pédagogiques ; M. Leysenne dressera le tableau général de l’organisation de renseignement public, aussi bien privé que public. Les inspecteurs feront un rapport très sommaire sur la marche de cet enseignement dans leur
département. Enfin, il y aura d’autres monographies sur les grandes villes, sur les écoles normales, les écoles professionnelles, les écoles primaires supérieures, les écoles d’apprentissage et les écoles maternelles.
Il y en aura encore sur le conseil supérieur de l’instruction publique (M. Jallifier) ; M. Levasseur (statistique) ; M. Havard (imagerie scolaire) ; M. Sabatier (gymnastique) ; M. Bouton (sciences physiques, naturelles et agricoles) ; M. Guillaume (histoire de la Révolution); viennent ensuite les monographies suivantes :
Musée pédagogique (M. Beurrier) ; Inspection à ses différents degrés (MM. Boniface et Bertrand) ; les Caisses des écoles (M. Cadet) ; les Caisses d’épargne scolaires (M. de Malarce) ; les Examens de l’enseignement primaire (M. Jost) ; les Certificats d’études primaires, élémentaires et supérieures (M. Carré) ; les Sociétés de secours mutuels des instituteurs (M. Marie Cardine) ; Coup d’œil sur les lectures récréatives pour la jeunesse et les familles depuis 1870 (M. André Theuriet); les Bibliothèques scolaires (M. Gœpp) ; les Bibliothèques pédagogiques (M. Sabatier ); les Conférences pédagogiques (M. Brouard) ; les Expositions scolaires départementales (M. Defodon) ; le Mobilier scolaire et matériel d’enseignement dans les écoles (M. Berger) ; les Musées scolaires (M. Serrurier) ; l’Association d’anciens élèves d’écoles normales et d’écoles primaires (M. Brunei); l’Orphelinat de l’enseignement primaire (M. Gaillard) ; l’Histoire du traitement des instituteurs (M. Compayré) ; les Ecoles de ha-
meaux (M. Poitrineau) ; les Congrès pédagogiques (M. Couturier); Notice sur les sociétés d’enseignement primaire (M. le secrétaire général de chaque société) ; l’Enseignement privé ; Ecoles laïques libres; Ecoles congréganistes catholiques ; Ecoles protestantes ; Ecoles israélites (auteurs non encore désignés) ; Petits Musées d’art scolaire (MM. P. Mantz et Crost) ; le Budget de l’instruction primaire (M. Turlin) ; les Constructions scolaires (MM. Petit et Marcel Lambert) ; l’Hygiène scolaire et l’inspection médicale (M. le Dr A.-J. Martin) ; la Librairie scolaire (M. P. Delalain); la Presse pédagogique et les Bulletins départementaux (M. Beurrier).
Enfin, une des choses qui plairont le plus dans la section du ministère de l’Instruction publique, est l’exposition de trois maisons d’éducation que la Légion d’honneur possède aux Loges, à Saint-Denis et à Ecouen. Le général Faidherbe, grand chancelier de l’ordre, a organisé dans ces maisons l’enseignement professionnel. Les élèves, filles d’officiers des armées de terre ou de mer, et souvent sans fortune, y apprennent un métier qui leur permettra plus tard de gagner honorablement leur vie, soit la broderie, soit la tapisserie avec la laine, la soie et l’or. La plupart deviennent de véritables artistes et il y a ici des merveilles de bon goût qui leur font une place à part dans cette exposition.