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DÉPÔT DE LA GUERRE

Après la géographie, la bibliographie. Le ministère de la Guerre, en faveur de l’Exposition, s’est dépouillé de ses livres les plus précieux. Un cabinet d’autographes est annexé à la partie bibliographique, et l’on peut y voir des lettres de nos hommes de guerre les plus illustres, de Napoléon Ier, de plusieurs de ses maréchaux, et les premières dépêches télégraphiques des frères Chappe à la Convention pour annoncer les victoires des armées de la République.

HISTOIRE DE l’üNIFORME, HABILLEMENT ET ÉQUIPEMENT MILITAIRES

L’histoire de l’uniforme militaire français due, en grande partie, au talent du grand peintre Detaille, n’a admis dans la collection admirable que nous voyons que des objets authentiques. Tout ce qui était imitation ou reconstitution a été banni.

Mentionnons l’histoire moderne des armes de la cavalerie et de l’infanterie, histoire par régiments, où l’on voit la collection des dessins commandés par le roi Louis-Philippe à H. Lecomte.

Mais ce qu’admirera surtout le visiteur, c'est une sorte de diorama militaire très amusant, gracieusement organisé par les principaux fournisseurs de l’armée. Ils ont installé collectivement dans les bâtiments du ministère de la guerre une Exposition complète des produits de leur industrie.

Une scène militaire, représentée par de véritables statues peintes aux tons naturels de la chair et donnant l’illusion complète de la réalité, groupe devant nos yeux d’une façon intéressante les uniformes divers de l’armée française, et tous les objets qui servent à l’équipement du soldat.

Tout ce dont nous venons de parler fait partie de la cinquième section de l’histoire du travail, section de l’Art militaire. Elle est complétée par une Exposition rétrospective de l’escrime composée d’armes et d’ouvrages d’un intérêt exceptionnel appartenant soit à M. Vigeaut, le maître d’armes, écrivain bien connu et fort aimé du public, soit à un riche amateur dont le nom nous échappe à notre grand regret.

Le pavillon de la Guerre et de la Marine est gardé par cent trente militaires en activité de service appartenant à toutes les armes. Trente-six d’entre eux font partie de l’armée d'Afrique. Comme l’a fait remarquer un écrivain versé dans les questions qui touchent à l’Art de la guerre, ces cent trente soldats constituent le musée vivant de l’armée française.

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