‹ Les coulisses de l'expositionChapitre 201 sur 212 · BUFFALO BILL · texte numérisé non relu

BUFFALO BILL

Quoique l’établissement de Buffalo Bill ne soit pas à portée immédiate de l’Exposition, il fait partie

des curiosités dont les Parisiens n’auraient pas joui si la grande kermesse internationale n’avait pas eu lieu. Il a donc droit à une place à la fin de ce volume.

M. le colonel Cody (Buffalo-Bill) est un gentleman qui montre à ses contemporains d’Europe les principaux actes, événements ou accidents de la vie du Far- West en Amérique du Nord. Il a conduit à Paris une troupe composée de cent quatre-vingts à deux cents individus cow-boys, girls-boys, Indiens peaux-rouges du Canada, squatters, trappeurs, etc., qui accomplissent devant le public différents exercices familiers aux gens de l’Extrème-Ouest des Etats-Unis. Ces deux cents hommes ont avec eux cent cinquante chevaux, vingt buffles, des mules, et accomplissent à l’aide de ces compagnons les plus étonnants tours de force. M. le colonel Cody a planté sa tente, c’est le cas de le dire, — car tout ce monde vit dans un camp de cinquante tentes du plus pittoresque effet — M. le colonel Cody a planté sa tente à Neuilly, au coin du boulevard Victor Hugo et de la route de la Révolte. C’est là que tout Paris est en train de courir le voir.

Il ne me reste qu’un mot à dire, cher lecteur, en prenant congé de vous :

Si vous avez suivi mes conseils, si vous avez observé tout ce que je vous ai recommandé, si vous n’avez négligé aucun des détails énumérés au cours des dix journées que nous avons passées ensemble, vous pourrez rentrer chez vous avec l’entière conviction que vous avez vu l’Exposition tout entière et que vous l’avez bien vue.

P. -S. — Nous apprenons au dernier moment qu’au Trocadéro le Musée ethnographique a été porté au premier étage. Mais le Musée des moulages est toujours dans l’aile droite du Palais, et l’Exposition du trésor des cathédrales et de l’orfèvrerie française dans l’aile gauche.

Page 1