EXPOSITION RÉTROSPECTIVE DE L’ORFÈVRERIE FRANÇAISE
Au reste vous trouverez, dans la même galerie, une exposition qui a été organisée pour cet été seulement et qui, de longtemps, n’aura probablement pas sa pareille : l’Exposition des trésors d’Eglise. Rien de plus éblouissant. Ce sont les joyaux splendides des abbayes, les trésors des cathédrales de France, les chapes brodées d’or, les châsses finement ouvragées, les ciboires incrustés de pierreries, les buires, les aiguières, les mitres, les crosses d’évêques et d’abbés, tout cela datant des époques les plus reculées.
Car il est de ces pièces qui datent des rois mérovingiens. Les autres, riches offrandes des successeurs de Charlemagne, constituent les premiers
anneaux d’une chaîne qui s’est déroulée jusqu’à la fin du dix-huitième siècle.
Il y a dans cette Exposition des objets de deux provenances. Ceux qui appartiennent aux musées de province et ceux qui passent pour la fine fleur des trésors des cathédrales. Les uns et les autres sont dignes de la plus vive admiration et vous nous remercierez du conseil que nous vous donnons, d’autant plus que ces chefs-d’œuvre, placés dans leur cadre même au milieu des moulages romans ou gothiques, emprunteront à ce voisinage un attrait de plus.
Si nous nous arrachons à cette contemplation pour songer que d’autres surprises nous attendent nous nous retrouvons bientôt sous les péristyles et notre attention est aussitôt attirée par