‹ Les coulisses de l'expositionChapitre 62 sur 212 · TROGLODYTES. — LACUSTRES · texte numérisé non relu

TROGLODYTES. — LACUSTRES

En partant de l’avenue de la Bourdonnais, juste en face du panorama de la Compagnie Transatlantique, se dressent des rochers affreux, au fond desquels on distingue les sombres ouvertures de grottes ou de cavernes. Ce sont les demeures des Troglodytes, c’est-à-dire des premiers humains qui aient entrepris de se mettre dans leurs meubles. On appela longtemps Troglodytes certaines tribus d’Ethiopie qui vivaient dans les cavernes. Mais il est aujourd’hui certain jusqu’à la banalité que, dans notre pays, on rencontre fréquemment dans des grottes, des traces indiscutables de ces premiers ancêtres.

Immédiatement à côté se trouve une habitation de l’époque du Renne, puis les constructions de l’âge de la pierre éclatée et de la pierre polie.

Le cinquième spécimen consiste en une reproduction un peu sommaire, très sommaire même, des habitations lacustres. Un peu d’eau, quatre ou cinq

cabanes en roseau, des barrières de bois durcies au feu. Cela ne nous donne, — M. Charles Garnier s’en doute visiblement, — • qu’une idée bien vague des cités lacustres dont on retrouve des traces encore à chaque instant sur les lacs de Suisse et de Savoie.

Dans ces premières et un peu trop primitives tanières, on n’a pas installé d’habitants. Il leur eût fallu coucher à la belle étoile ou quelque chose d’approchant, et il n’était pas nécessaire de pousser aussi loin l’amour de la couleur locale. Mais, ce qui eût été surtout indispensable, c’est de les vêtir selon l’usage du temps, et vous savez que le costume de l’époque consistait à n’en pas avoir du tout. Inutile d’insister.

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