VENEZUELA
Près du pavillon précèdent, à gauche, s’élève celui du Vénézuela, construit par M. Paulin.
Quand la République française invita le Vénézuela à prendre part à l’Exposition de 1889, M. Jules Thiessé, député de la Seine-Inférieure, ancien ministre de France à Caracas, fut chargé par le gouvernement du Vénézuela de le représenter, en qua-
lité de délégué, auprès de l’administration française.
Dès le mois d’octobre 1887, un comité, chargé de s’occuper des intérêts du Vénézuela, fut constitné à Paris, avec la délégation de M. Thiessé, sous la présidence de Son Excellence le général Guzman- Blanco, ex-président de la République vénézuélienne, actuellement ministre plénipotentiaire de cet État à Paris. — Une somme importante votée par le Parlement a permis à ce comité de préparer une magnifique exhibition des riches produits de cette belle contrée. Une notice détaillée de ces produits, préparée par M. Antonio Para, consul général du Vénézuela à Paris, et par M. Parru-Bolivar fut envoyée à Caracas avec mission confiée à ce dernier de faire appel au patriotisme et aux intérêts des producteurs du Vénézuela.
L’exposition Vénézuélienne est contenue dans un délicieux pavillon dû, comme nous l’avons dit, au talent deM. Paulin. L'architecte s’est inspiré ici du goût espagnol, qui est toujours un peu emphatique, et ce caractère a été renforcé encore par le style jésuite qui donne à la construction un accent de terroir très peu ordinaire. Laporte d’entrée de l’édifice, qui couvre 600 mètres carrés, rappelle la grande porte de la cathédrale de Caracas.
Les principaux produits exposés consistent en minéraux métalliques, bois de construction, de teinture, écorces et plantes médicinales, etc., etc.
En visitant ce pavillon on comprend que les producteurs vénézuéliens ont voulu prendre leur revanche sur l’abstention à laquelle des circonstances
indépendantes de leur volonté les ont forcés lors de de l’Exposition de 1878.