SCENE VIII
CHARLOTTE, M mc GIBRALTAR.
U mc CIDRALTAR.
Décidément, ma pauvre Charlotte, ton amoureux est toqué pour le théâtre, n'y a plus moyen de l’arrêter.
CHARLOTTE
Ah! ma marraine, j’en mourrai peut-être, de rompre avec lui; mais avant, si je pouvais trouver quelque moyen de le désespérer!...
M”*® CIDRALTAR.
D'abord, mon enfant, sois tranquille, tu n'en mourras pas! Quant & désespérer ton amoureux, n'y compte pas davantage.
CHARLOTTE
Vous croyez que cela ne lui fera rien?
H me CIDRALTAR.
J’ai étudié les hommes, vois-tu; et pour ramener ces dréles-là, il faut autre chose que des
pleurnicheries! Si tu veux m'en croire, il faut, avant tout, exciter la jalousie d’Antoine.
CHARLOTTE
Dame, si c’est le seul moyen! Mais comment?
GIBRALTAR
Laisse-moi faire, je connais les ressorts du cœur comme le cordon de ma loge! Je me charge de tout. Mais silence, j’entends du monde! abandonne-toi A moi.