‹ Les coulisses tableauvaudeville en deux actesChapitre 6 sur 43 · B LOQUET, GIBRALTAR · texte numérisé non relu

B LOQUET, GIBRALTAR

bloquet, trébuchant.

Hein T qu’est-ce que c’cstT qu’cst-ce qui m’a passé entre les jambes?

GIBRALTAR

C'est rien, père Bloquet; c’est Coco qui va me chercher du tabac.

Co«o, M"* Gibraltar.

BLOQUET.

Votre héritier! il n'en fait jamais d’autres; un peu plus je prenais un billet de parterre, sans droits. Quel démon vous avez engendré là, mère Gibraltar !

Il rap GIBRALTAR.

Ces enfans, c’est si volage!

« bloquet.

Au fait, nous avons passe par là. Eh bien, petite maman Gibraltar, comment que ça va ?

M® r GIBRALTAR.

A la douce ; et la vôtre?

bloquet.

Moi, je suis sur les dents. Figurez-vous que je viens de poudrer trente perruques pour la pièce nouvelle de demain... Trente, rien que ça! Dieu! ces auteurs sont-ils fastidieux avec leurs pièces à la Louis Quatorze !

M®* CIBR.VI.TAR.

Dites donc à la Louis Quinzè;vous savez bien que c’est Louis Quinze qui a inventé la poudre.

ILOQIIIT.

Parbleu , quatorze ou quinze!... enfin comme vous voudrez. Ce qu’il y a de sûr, c’est que j’exècre leur genre Pompadour! toujours de la poudre, toujours des perruques; autant d’artcurs, autant de perruques! c’est assommant... pour le perruquier du théâtre. Encore des marquis, des comtes, encore des geux-de-bœuf !

M® p G I B RA LT* R.

Des trils-de-btntf, vous voulez dire.

BLOQUET.

De* œils? vous croyez?

M rae GIBRALTAR.

J’en suis sûre.

BLOQUET.

Des œils? ça me parait singulier. Enfin, comme vous voudrez. C’est égal ! trente perruques à poudrer!... Voulez-vous que jo vous dise? ça ne sera pas encore fameux, c’te pièce-là.

M mp G I IIR Al. TA R .

Blais si, on dit l’ouvrage assez belle : j'en ai entendu hier la moitié d'une scène, ça m’a paru fort bien écrit.

BLOQUET.

Ça, c’est l’affaire du copiste. Et qu’est-ce qui remplit le rôle du fadre , là dedaus?

M me GIBRALTAR.

Comment ça, du fadre?

BLOQUET.

Eli bien ! oui, l'amoureux, le joli garçon, la bouche en cœur.

U m ® GIBRALTAR.

Ah ! le fat ! le fat! c'est que vous dites le fadre, je ne vous saisissais pas. Eh ! parbleu, c’est encore M. Florigny, le jeune premier. En voilà un de mu. guet que je ne peux pas souffrir, avec ses grands airs et ses gants de bal ! Il vous marcherait en plein dessur l’estomac, qu’il ne vous dirait pas gare!

BLOQUET.

Ajoutez qu'il n’est jamais content de scs fri-

sures ni de scs coups de vent. Tenez, c’est à peu prés comme sa sylphide, vous savez bien, M lle Pi* rouelle?

M"** CIBRALTAR.

M l,# Rosine? noire première danseuse?

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