‹ Les courants statiques induits de Morton et quelques-unes de leurs applications en médecine [microforme]Chapitre 2 sur 7 · LES COURANTS STATIQUES H · texte numérisé non relu

LES COURANTS STATIQUES H

circuit au moment ou l'étincelle éclate entre les conducteurs de la machine et, par suite, entre les armatures externes des deux condensateurs, des appels et des reflux d'électricité et, de ce fait, un courant alternatif de haute tension qui est le courant statique induit. Si on interpose Île corps humain dans le circuit reliant les armatures externes des condensateurs, le corps humain est lui-méme traversé par ce courant alternatif. © (Weil)

Toutes les machines ne sauraient également convenir pour obtenir le courant statique induit. Il faut des machines à grand débit. donnant des étincelles de longueur suffisante, et non susceptibles d'être intluencées par l'état hygrométrique de l'air. A ce sujet, nous crovons les machines américaines bien supérieures à celles qui sont fabriquées en Europe. Pour notre part, nous employons la machine de Van Houten & Ten Broeck. type Morton-Wimshurst-Holtz imtluence Machine. avec seize plateaux de trente-deux pouces de diamètre. C'est ta machine dont se sert M. Morton lui-même. Notre appareil mis en marche par un moteur puissant, donne aix plateaux au moins 700 à Koo tours à la minute. Cette dernière condition est indispensable pour augmenter la fréquence des ctincelles polaires et par suite le développement des courants de grande intensité.

Les modes d'application du courant statique induit à l'organisme sont variés: un bon moyen consiste, alors que l'étincelle éclate entre les boules polaires de la machine, à relier des électrodes convenables ‘éponges électrodes humides), en contact avec la région du patient non isolé sur laquelle on veut agir, avec les armatures externes des bouteilles de Levde. Quelle doit étre la longueur de cette étincelle? Il est préférabie généralement de commencer par un huitième de pouce et d'écarter graduellement les boules des excitateurs. de manière à obtenir depuis un quart de pouce jusqu'à trois-quarts de pouce d'étincelle. Il est rare que l'on soit obligé de depasser cette dernière limite. F'écartement des boules des excitateurs diminue le nombre des alternances, mais par contre

augmente considérablement la tension. De méme la force du

courant variera suivant la grosseur des bouteilles de Leyde.

Dans la pratique, ce sont les bouteilles de grandeur movenne que l'on utilise dans la plupart des cas. Si l'on emploie les petites bouteilles de Levde tout en diminuant d'une maniere notable Ta résistance qui sépare les armatures externes des deux condensateurs, on obtiendra un Magnifique courant de haute fréquence, le plus puissant qui existe. Cette précieuse découverte, très peu notée par les électrothérapeutes modernes est revendiquée par M. Morton, qui à été le premier à en faire mention. Ce courant de haute fréquence sera produit toutes les fois que le patient offrira peu de résistance au passage Cectrique. Ainsi le courant statique induit peut être représenté comme un mode de faradisation par courants alternatifs de haute fréquence. Ce procédé ne diffère en effet de la faradisation à hautes fréquences de d'Arsonval qu'en ce que les condensateurs v sont chargés à l'aide d'une machine de Hotz au leu de l'être par la bobine de Ruhmkortff où par un transformateur.

M. Leduc, qui a étudié d'une manière particulière les propriétés phvsiques et physiologiques des courants statiques induits pense que ce sont de véritables courants à grande fréquence et à haute tension.

On attribue généralement aux courants de Morton des propriétés thérapeutiques doubles, c'est-à-dire tous les effets de la franklinisation joints à ceux que donnent les meilleures machines faradiques. C'est ce qui expliiue pourquoi l'on abandonne au ard'hui de plus en plus le faradisme pour le remplacer par les Courants de Morton. Hit cela avec immense avantage: d'autant plus que l'impression de ces courants est douce et agréable et non accompagnée de choc, à l'encontre de ce qui se passe avec la faradisation à fil fin ou avec lapplication du courant iternatif Sinusoidal. lesquels déterminent des contractions douloureuses.

De plus. aucun danger d'étincelles comme dans le bain statique, surtout si l'on a pris soin de mettre les électrodes bien en contact avec les téguments. Il n'est pas nécessaire d'isoler le patient,

La propricté caractéristique de ce courant, dit M. Morton,

est son action puissante contre la phénomène douleur, et cela non-seulement en raison de son pouvoir décongestionnant mais de ce qu'il possède par lui-méme un pouvoir analgésique propre.

On peut encore, dit le méme auteur, agir sur les muscles et les nerfs par ce courant, mais d'une manière beaucoup supérieure à toute autre forme d'électricité, sans excepter le galvanisme. On voit en effet les muscles se contracter Sous l'influence du courant induit lorsque la moindre réaction ne pouvait étre obtenue au moyen du plus fort courant faradique et

d'une manicre bien moins douloureuse.

ACTION THÉRATEUTIQUE.

Vous allons successivement passer en revue, en nous basant uniquement sur les résultats de notre pratique et sur des faits bien observés et contrôlés avec soin, l'influence que nous paraissent avoir les courants statiques induits de Morton dans les maladies suivantes:

1 lumbago, pleurodxnie ct toutes Les formes de rhumatisme musculaire ou affections douloureuses des niscles.

Rlusnatisme.

3 Nécralgies

4 Constipation chronique.

3 Drspepsie nerveuse.

Nous avons exp‘rimenté ces courants sur un nombre de

JU

cas suffisant, pour nous permettre d'en apprécier nettement la valeur thérapeutique.

Tous les malades ont été traités à l'Institut hydro-électrothérapique, soit par mon confrère M. le Dr Tourignv ou par moimême, et les patients ont été suivis longtemps après leur départ de l'établissement.

Les cas pathologiques dont il s'agit nous paraissent offrir un grand intérêt en raison de leur fréquence relative et de leur caractère souvent rebelle.

Nous savons bien qu'il existe une foule de médications qui ont produit de bons résultats dans la thérapeutique de ces

affections.

Mentionnons en passant les injecti. 18 épidurales de cocaïne, les bains d'air chaud «ce, ee, ete Ces différents prodés ont amélioré les uns, ils en ont guéri d’autres, mais aussi, (il faut bien l'avouer), combien de patients ne sont-ils pas restés sans le moindre soulagement ?

Pour ce motif nous vous demanderons li permission de présenter nos observations personnelles ec me preuve ajoutée à tant d'autres, des ressources merveilleuses qu'offre le courant de Morton à qui sait s'en servir et dans les cas qui demeurent réfractaires aux traitements classiques.

D Launbago, pleurodvnie ct toutes les formes de rhumatisme musculaire où affections douloureuses des muscles.

Nous crovons pouvoir avancer qu'il n'y a pas de traitement connu qui soit supérieur à celui des courants de Morton dans ces affections, IT est rarement besoin de plus de trois ou quatre séances pour enlever complètement la douleur et guérir d'une manière permanente, Nous avons ainsi traité au moins une centaine de malades qui tous ont confirmé cet avancé, C'est le traitement de choix. Ces expériences sont d'accord avec celles de MM. Morton, Weil, Monell, qui font usage de ces courants avec un succès constant. [lest évident que si la mralgie au lieu d'être de nature rhumatismale était due à une intoxication (saturnisme), à une maladie infectieuse (blennorrhagie, fièvie puerpurale, svphilis), à une intoxication (Surmenage), à un état diathésique (goutte), ou encore à une affection du svstème nerveux, il faudrait alors y joindre le

traitement spécial applicable à chacune de ces causes.

MODÉ D'APPLICATION

Pour appliquer le courant de Morton, nous faisons asseoir le m'aide sur une chaise non isolée. — Une large électrode ne ‘ sera placée sur la région épigastrique et à demeure, pendant que lélectrode positive petite et labile sera apphquée sur chaque point douloureux en glissant tout doucement de lun à l'autre. Pour la première application on ne cherchera pas à atteindre une intensité trop élevée, un quart de

pouce d'etincelles polaire sera suffisant. Mais dans les séances

ultérieures le courant sera élevé graduellement, en écartant les boules des excitateurs, depuis un quart de pouce à trois quart de pouce. Chaque séance devra durer de dix à vingt minutes. Il vaut mieux les répéter tous les jours ou tous Îles deux jours selon la gravité du cas. Le médecin devra s'astreindre à les donner lui-même.

Les queiques exemples suivants, résumés vu la brièveté du temps, ne seront pas SANS intérêt.

ire Observation (résumée). — Madame X... Trois-Rivicres, jo ans. Etat général affaibli, pas d'appétit, digestions lentes, ne peut supporter aucun remède, lesquels dérangent davantage son estomac et sa nutrition. Insuccès des régimes conseillés.

Souffre beaucoup de douleurs lombaires depuis une douzaine d'années, et n'a jamais pu rien trouver pour la soulager d'une manière notable.

Traitement quotidien par les courants de Morton durant un mois [20 séances).

Double résultat rapide obtenu simultanément : amélioration locale, suivie à courte échéance de guérison complète : releve ment progressif de l'état général et restauration des forces et de lappetii.

Résumé des ane vses d'urine.

Elle a été pra quée par mon confrère M. le Dr Tourigny (4 analyses d'urine).

La diurèse faible au début a légèrement augmenté durant le traitement (N30 à 1100 grammes).

Le rapport de l'acide urique à l'urée est passé de 1-31 à T=4L?.

ème Observation (résumée). — Madame PSte-Riecie st ans. se présente à l'institut le 10 novembre 1903, pour des douleurs dans la région lombaire, s'irradiant dans le coté gauche et datant de 13 ans.

ntécédents héréditaires. — Le père à eu une sciatique, mère nerveuse.

ntécédents personnels. — Varices — Coliques hépatiques — Anémie— Sab'e dans les urines.

Ses douleurs dans le côté et les reins sont aujourd'hui insupportables, lempèchent de dormir. Travail impossible.

Traitement: Du 10 an 20 novembre, six séances de courants de Morton, plaque positive sur le sternum (région Épigas trique), électrode negative plus petite, Promentée sur la partie malade arrètant quelques instants aux points douloureux. Durée 20 minutes.

Le 20 novembre, la malade cesse le traiment <e trouvant parfutement bien,

En avril 1904, son mari nous Miorme qu'elle reste complètement vucrie,

sème Obserzation (résumée). NUMEARP 0e Baptiste, 23 ans, souffrait de lumbhauo de PUIS 2ans. Atout ESSAVÉ Sans at Cun résultat, pointes de feu. vésicatoires, ceinture € ‘lectrique 2...

Lraitement: Courant de Morton et te électrique avec étincelles fortes sur la région ma lle. Le soir du 3eme jour de traitement le malade se déclare parfaitement guéri et peut meme jouer au hockex sains fativue. Sa guérison s'est imaintenue.

me ct sème Obsereations (résumées) Madame G. . JO ans, Trois-Rivicres, souffrant de douleurs dans la région lombaire, Sirradiant dans tout le dos depuis un mois, rebelle au traitement ordinaire. Une seule application de courant de Morton Suffit pour amener la guérison qui s'est maintenue Jusqu'à ce jour. Un de ses beaux- frères souffrant depuis 3 ans de vives douleurs . ins Îes reins et traité sans bons résultats, à vu ses douleurs disparaitre apres trois séances de courants de Morton. Aprés quatre jours i! POuviUt reprendre son travail.

6ème Obserration trésumée). Eden ©," 20 ans STE vent à l'Institut le +juin, 1902, À été traité par plusieurs médecins pour douleurs lombaires sans bons resultats.

Draitement: Courants de Morton. Gucérison en cinq jours sans récidive,

On Obscriution (résumée), — G. B... Trois-Rivières, ae ans. Douleurs extremement fortes à la région des reins et Sirradiant en avant vers la vessie, Faux urinaire de Guvon. Dyspepsie. Épuisement général. Plusieurs médecins l'ont soigné sans résultat durant pres de cinq années. Un traitement hydrothérapique approprié, avec bains électriques et Courants de Morton, à suffi Pour ie Suérir radicalement. Pas de récidive,

Some Obserration (résumée). — M. B... 47 ans. Eumbago rebelle depuis un mois. Guérison après 4 séances de courants de Morton.

nème et Loùme Obserr'ations (résumées). — M. $... 38 ans, Cap. et M. J. Le... 35 ans. Trois-Rivières. Guérison du Him bago après 4 Séances de courants de Morton.

Aèmes résultats dans les autres douteurs musculures, Sci pulalgie. torticolis, pleurodvnie, névralgies intescostales.

Citons encore quelques exemples.

nrème Observation (résumée). — JB. Marchand, St-Stanis as, 41 ans, névralgie intescostale au-dessous du cœur depuis ans. Père rhumatisant, mère en bonne santé. Traite sans succès pendant de longs mois. En décembre 1903, la maladie S'aggravant, M. B. vint tenter une Cure à linsutut.

Traitement: Courant de Morton. plaque positive sur le sa crum, électrode plus petite. négative, promence doucement sur le côté malade, insistant particulierement sur les points douloureux. Durée vingt minutes Résultat: guérison dans une seule séance qui s'est maintente sans interruption depuis cinq mois. ee premier, le Get le 8 juin 1904, nouvelles séances de courants deMorton. Une lettre reçue le 20 juin nous apprend que M. B. ne ressent plus aucune douleur.

1ème Obserr'ation (résumée). — CAD. -CDrois RIVIÉTES 58 aus, douleur très forte dans le coté droit. ipleurodvnte). Dhisparition presque complète de 1 douleur dès le premier courant de Morton, Le patient prend quatre courants de Morton. et quatre douches écossaises et se déclare parfaitement eucri.

1ème. Obserr'ation PRE D De M 0 Tite, souffre depuis plusieurs années (le vives douleurs dans les reins, le dos et surtout les côtés. Entre les épaules nn point est spécinlement douloureux. La malade à suivi différents traitements sans éprouver aucun soulagemertet.

10 mars. Les courants de Morton sont appliqués au siège de la douleur, seton la technique ordinaire. Résultat: guérison au bout de la troisième séance. 20 mai. Revu la malade qui se déclare enchantée du traitement et assure me plus ressentir

aucune douleur.

Nous avons aussi employé les Courants de Morton dans les douleurs lombaires svmptomatiques de maladies des organes du bassin chez la femme. En effet, la plupart de ces malades qui viennent nous consulter pour des affections soit de Futerus, soit de l'ovaire, se pluignent principalement de souffrir des reins,

C'est aussi un des phénomènes ‘es plus difficiles à combattre et souvent toutes les autres douleurs ont disparu, l'écoulement leucorrhéique à cessé que les malades accusent toujours cette douleur bien loca'iste à la région lombaire, douleur qui est

continue et si pémible.

Nous nous sommes presque toujours bien trouvé en pareils cas des courants de Morton emplovés selon la technique suivante :

On introdura dans la cavité cervicale lélectrode en charbon à laquelle on adaptera le pole positif: le pole négatif sera mis en communication avec la plaque abdominale.

On commencera par une intensité relativement faible et la premiére fois on ne dépassera pas 14 pouce d'étincelle entre les boules polaires et ce'a pendant dix minutes seulement, on devra arriver peu à peu dans les séances ultérieures à

pouce d'étincelle polaire et mème davantage.

Les séances doivent ètre renouvelces tous les deux à trois

jours environ.

Disons en passant que Ce mode de traitement peut étre uti tisé avec beaucoup d'avantage dans p'usieurs affections des or ganes gén de la femme, telles que la ds smenorrhée, la ne-

vralgie utérine et la névralgie ovarienne.

2 Nhumatisnie.

Les courants de Morton nous ont paru utiles pour coMbattre les douleurs si vives et si débilitantes dt rhumatisme articulaire. Ils peuvent alors se joindre aux autres médications usitces € pareil cas et contribuer avantageu enent a hâter la guérison. Citons deux exemples.

1 jème Observation (résumée). — HE D... Trois-Rivières, 23 ans, est frappé le 4 février, 1904, de douleurs inten:°s au cou du pied gauche. Marche difficile. Insucces des médications conseillées salycilate de soude et colchicine.

Se présente à l'Institut en mars, 1004 Nous emplorons immédiatement les bains d'air chaud sec surchauffe. Toute la jambe du côte malade placée dans l'appareil est soumise à une température de 4N0 F. Les douleurs spontanées ont diminué dès le premier bain. Quatre autres bains sont administrés avec un soulagement considérable. Cependant il reste encore une douleur localisée à la molléole externe. C'est alors que nous nous décidons à ESsarer les courants de Morton.

Dès la première séance le malade nous déclare que Île traite= ment électrique le soulage beaucoup plus que Île bain d'air chaud. I n'a presque plus de douleur et peut marcher facilement, ‘Trois séances suffisent pour amener la guérison.

15ème Obserration (résumée). — Nous avons eu aussi SOUS nos soins deux malades souffrant d'arthrite du genou gauche. Ces malades traités par Îles bains d'air chaud partiels de 300° F. ont été guéris avec restitution parfaite des mouvements de l'articulation. Mais ici encore nous avons du recourir aux COoUrants de Morton pour soulager la douleur et tonifier l'articulation malade.

2° Névralgies.

Les courants de Morton sont très cificaces dans le traitement des névralgies. Sous leur influence, nous avons pu en-

régistrer des résultats plus où moins rapides et souvent favorables, tels que la disparition des douleurs et le rétablissement progressif de la puissance fonctionnelle, dans la névralvie des membres. Dans la sciatique, nous avons obtenu des résultats particulièrement heureux en emplovant les courants de Morton, concurremiment avec les bains électriques et les ctincelles de manière à en faire une methode tonte spécie de traitement contre cette maladie. Comme cette méthode, len raison de son importance), fait le sujet d'une autre commu uieation, devant Le Congrès, nous nons abstiendrons den par ler ic. Nous nous contenterons avec votre bienvetllante permission de relater quetques observations empruntées à notre travail, afin de mettre de nouveau en relief la valeur réelle des courants de Morton dans cette dernicre affection.

roûme Observation (résumée) Louis D... 38 ans. Sciatique droite depuis Quatre ans, rebelle à toute espèce de thé rapeutique chlorure de méthyle. vésiceatoires, salievlate de Soude. Marche impossible. Station debout très difficile et pénible, Points douloureux classiques. Signe de Lassewne. Praitement: quinze courants de Morton et quinze bains électriques avec étincelles fortes sur le trajet du nerf: disparition complète de la douleur. La guérison se maintient depuis un an.

1ème Observation (résumée). — Madame Y... Ottawa. Sciatique de la jambe droite, traitée quatre mots durant an moven des courants continus et de la faradisation. N'a dû sa guérison qu'aux Courants de Morton, combinés avec les bains électriques et les étincelles statiques.

1ème Observation (résumée). — M. FE. Bécancourt, 27 ans, sciatique gauche, depuis 3 ans. Marche difficile et travail impossible, Le traitement fut bains électriques avec étincelles et courants de Morton. On donna aussi quelques douches écossaises. Après trente jours de traitement, le malade se considé rant comme guéri s'en va travailler dans les chantiers. Ta, il s'expose à toutes les intempéries et en revient au printemps dans les meïleures conditions de santé. Sa guérison à donc

été définitive.

rome Obserration (résumee) \ D... sciatique depuis leux mois, Zratement Courants de Morton et étincelies sta tiques. Gucrison en huit jours. f n'uupaseu de re chute.

soûme Observation trestumer) 1, EL. Chamolain Névraleie sciatique d'origine rhunmatismale, Douleurs atrocess Mir

che tres hilicile fnsuccet à des LAN ations ordinaires Traitement: Courants de \orton et bains élect du nert SCALE et la parti inicrieure de

rites AVEC ctin

le trajet

celtes sut

la colonne vertébrale, louches chaudes. GUucriIsOn avt tte mentation de poids de vinet livres La santé n'a pas failli

dénuis ICpUI

rome Obsercationr trésumee) NEA 38 ans, est atteint Le scintique depuis deux ans Cette affection a résiste a tou les médications MseS CN SALE Seules les piqures de mot phine ont apporté un peu le soulagement au maade. RER : ee £ Ye : D n'existe QU UNE TER re atropiie, As pa contre les louicurs sont très vives. Marche tres difficile. C'est dans cette état Rtsol AT : Ne maladie VIE TOUS OHISUILCT IE

que Île tt 1002 LINE ji médiatement soumis au traitement jours, durée vingt sen

ivant :

Bain statique tous les deux “his et sur le act des

moutant des etinceiles au niveau du nerfs malades. Fes autres jours courants de Morton localisés sur le membre souffrant, suivant Ta technique indiquée préce

demment.

Bain d'air sec surchauifé de 30 minutes trois fois par se

maine.

Ce traitement fut suivi avec régularité pendant trois mois et demi. et le succès le plus complet fut le réatat de cette mé dication. Dès la seconde semaine, Île malade put reprendre son travail ordinaire et le continuer sans interruption tout Île

temps de la cure.

Le 30 septembre, M. NX... quittait l'institution radicaiement guéri, Depuis bientôt deux ans, notre client, n'a pas éprouvé la moindre rechute, ce qui prouve que la guérison est

bien définitive.

16 DE HLOIS Constipation habituelle

Eu interrogeant les malades soumis aux courant de Morton, nous avons constaté bien des fois que telle ou telle consupation anterIeure avait ete progressivement dancue et que tel ou tel trouble digestif avait disparu sans l'aide d'aucun médica ment proprement dit

Ceci n'a nullement leu de nous surprendre quand on con sidére que les courants de Morton ont Ta propriété précieuse d'exciter directement Le plesus abdominalet de mettre en équiibre l'action vase motrice du tronc cochaque qui est comme l'on sait le véritable cerveau du ventre.

De là son action manifeste sur les mou ements péristaliques de l'intestin et ses clfets salutaires sur la nutrition de Ha mu queuse et, secondairement, sur ses sécretions, En exaltant son pouvoir secrétoire on engage la lutte contre la bactérie, car le pouvoir destructif où neutralisant des sucs gastro intes

tinaux sur les toxines est désormais connu. C'est ainsi que

l'antipsepsie de l'intestin, du foie ne consiste plus qu'à stimuler les scerétions phvsologiques de ces orranes {Monteuuis). Au

bout de queïques temps de traitement par tiques induits, l'intestin reprend sa tonicité qu'il avait perdue et secrète en abondance de même que le foie, et Le malade n'a

1 besoin de prendre aucun laxatif ni lavement. La cure

cerait méme permanente. Mais c'est ici surtout qu'il faut se

enthousiasme trop rapide, car si dans un certain nombre de cas un mieux sensible s'accuse dès les premières

reve échéance d'une guérison complète. nous

urons par contre dans d'autres cas l'obligation d'opposer à

déjà ancienne une médication de longue durée

ous avons surtout noté que la constipation symptomatique

d'un état neurasthénique est particulièrement rebelle et ne cède souvent ou'après plusieurs mois de traitements consécu-

l'est bien er endu que durant le traitement

iène alimentaire. Quelques séances de massage apporteront souvent un appoint précieux pour hâter une gucrison qui se fait trop attendre.

Mode d'en lon

Le procédé le plus commode d'application est le suivant: Pôle positif Marge électrode) appliquée à lt région Sicro-coc cvgienne où à Pépigastre, pole negatit petite clectrode pro menée sur toute la suriice du canal intestinal, surtout depui la fosse illiaque droite en remontant le long du colon trans verse jusque vers PS taque ou il eat nécessaire d'insister pen dant quelques mstants.

L'intensité du courant devra etre ass€7 forte pour faire con tracter les muscles de li parot abdominale. Cette application

ne doit en aucune fiçon provoquer la moindre douleur.

La durée des séances doit étre de dix minutes au début et elles doivent étre répétées touts les jours ou tous les deux jours selon !e cas.

le

Dans les séances subséquentes, il sera utile de modifier procédé, afin de er la forme d'excitation sur l'intestin, par exemple remplace 1 grande électrode par une petite que l'on placera à l'épigastre. [Fest préférable de renverser de temps en temps les pôles durant l'application.

Les étincelles entre les boules des excitateurs ne devront pas dépasser trois-quarts de pouce et les SÉANCES jamais prolongées au-delà de vingt minutes.

Quinze à trente éunees sont généralement un minimum qu'il faudra atteindre. Chez quelques malades, nous avons atteint jusqu'à 200 séances et Cette ténacité a été le plus souvent couronnée de succes.

Les deux observations suivantes montrent les bons résultats qu'on peut obtenir dans les cas favorables.

22ème Obserr'ation (résumée). — Melle V..., 36 ans, ménagere entre dans l'établissement pour ne constipation opiniätre dont elle est atteint depuis 10 ans.

Antécédents héréditaires. — Pere rhumatisant, mère décédée de paralysie.

Antécédents personnels. — Fièvre scarlatine à 20 ans. À 30 ans fièvre thyphoide.

État à l'entrée. — Insomnie. inappétence, digestion pénible Anémie profonde. Règies douloureuses longues et abon-

dantes. Constipation rebelle aux divers traitements qui ont été appliqués chez elle.

Depuis quelques mois, surtout, la constipation est devenue plus opiniatre encore, si bien qu'elle est parfois jusqu'à dix jours sans aller à la warde-rohe.

Eïle ne réussit alors qu'avec peine 4 provoque l'évacuation ar l'emploi des purgatits sains ou des pilules cathartiques

Î fonts aux lavements. Elle a usé longtemps du Kasagra. Ces

divers traitements lui dérantent l'estomac et amenent souvent des vomissements, Elle à du en différentes circonstances prendre jusqu'a douze pilules cathartiques avant de pouvoir libérer l'intestin.

Traitement: Du-rér au 24 janvier. 1904, elle prend dix-huit séances de courants de Morton.

Résultats immédiats et éloignes. Dés le lendemain de la deuxième séance la malade eut une selle naturelle sans qu'elle

ait eu besoin de prendre ses purgatiis habituels. L'améliora-

tion allant très régulièrement, la matade abandonne Île traitement après le IRème séance, se déclarent parfaitement wuerie. \ ce moment les selles sont quotidiennes, tout à-fait normales en consistance ét en couleur.

L'Etat général de la malade s'est aussi manifestement amé- Horé par suite de la re eularisation des fonctions intestinales.

La gucrison s'est maintenue jusqu'à ce jour.

2ème Obserraiion (résumée). Madame LL... Montréal, 54 ans. Constipation oprmatre depuis quinze ans : Elle est

parfois huit jours sans alter à la garde-robe et est toujours

obliete de se servir soit de laxatits. soit de lavements. amas

ts de Morton et on lui fait tous les

jade est soumise aux cour

jours des séances de 120) vinet minutes selon la technique Au bout de ln troisième séance elle à um selle très abon dante et le ballonnement du ventre disparut. Depuis ce temps normales. et notre cliente tout a-fait série cesse de traitement apres la trente huiticme scance.

Ces deux cas ont été réellement eucris d'une naniere sur prenante, mais, nous le repetons, TOUS TE RE comportent pas

n . n LE £ 1 su it »

ainat, (On sera 1e Dis SOUVENT OI le prolonger le tt uitc

ment pendant plusieurs mois consécutifs avant d'obtenir 1 résultats positif et durable,

Dyspepsie nerveuse et dilatation £ustrique.

Les courants statiques induits de Morton ont été expeT mentés avec beaucoup de succes dans Le trutement de Ex dys pepsie NEFVEUSE, AVEC OU SAS dilatation gastrique. Deux sa vants éleccrothérapeutes, MM. Régnier et Guimbail, ont rapporté un certain nombre de eucrisons des plus remarquables, puisque dans certains cas lt cure meme aurnt MEnmE ete obte nue en dix séances de courants de Morton.

Ce m'est pas ici le lieu de décrire Et svmptom uoloute des

diverses formes de dvspepsie, non plus que les procedes de

diagnostic, 1 nous SUIHra 4e TUCINr UE TOUS les auteurs sont d'accord pour donner une grande place dans la pathogénie

des dyspepsies aux troubies névropathiques d'une part, à latonie du mascle gestrique d'autre part: et que Îles troubles se crétoires sont généralement sous lt dépendance: fectueux du systeme NErteUux.

Ce n'est donc qu'en modifiant le terrain névropathique sur lequel se greffe lt dyspepsie et non en traitant seulement lestomac, (comme on Île fait encore trop souvent), que nous rk ussirons à guérir nos dvspeptiques

Nous ne voulons pas nier l'importance lu réuime, de lali-

mentation et des médications pharmaceutiques dans le traite-

ment de a déepepsie nerve mais it faut bien reconnait

que ces éléments de t1 ment cmuolovés isolement sont Ke néralement insuffisants pour amener la œuérison, et quil est nécessaire dans la grande majorité de cas de recourir à des

pratiques capables de moditier la nutrition géncrale et de regu

ariser les réactions "1erveuses in

physiques.

[nv a aucun doute en effet que les douches, Hi massage

clectrisation, etMmplovés seuis ou ASSOCIES, et qui est pret | :

rable, ne concourent heureusement à rein

hnutes et sa tormcite Perates.

Nous ne nous occuperons 101 que du mode Œe

de l'estomac au moven des courants de Morton: voici comment

nous proccderons.

Le malade non isolé est place auprès d'un des conducteurs

de la machine statique.

électrode sera appliquée sur le rachis, au niveau

de la huitième vertébre dorsale et reliée à Farmature e xterne . l'autre électrode

de l'une des bouteilles de Levde, la neLative sous forme de tampon de la dimension d'une pièce de condensateur),

Une large

cit] francs (reliée à l'armature externe de l'autre au creux épigastrique, à la limite

sera placée auccessivement si cette dilatation existe,

supérieure de Ta dilatation gastrique, chacun de ces points. Elle sera ensuite

cinq à Six minutes ss fosse ilhaque

promence sur l'abdomen en commençant par ft droite et en remontant le long du colon ascendant et du co lon transverse, jusqu'à PS illiaque.

La durée totale de la séance de l'électrisation sera de 10 à 13 minutes.

Au début. ilest bon de faire une séance tous les jours pendant dix à quinze jours. Ensuite on peut les espacer de deux

n deux jours pendant dix jours. puis n'en faire que deux fois par semaine pendant dix autres jours et enfin une fois par semaine, pendant un temps qui varie de quinze Jours à un mois,

pusqu'à ce que l'estomac ait repris Ses dimensions normales et

son fonctionnement.

Il nous semble superflu d'ajouter que dans le traitement de la dyspepsie nerveuse, ‘accompagnant ou non de dilatation les courants statiques induits de Morton ne contre-indiquent nullement les autres médicationss tout at contraire il sera toujours utile de les combiner aux autres agents physiques, afin de modifier davantage l'état névropathique général et

d'obtenir le maximum d'effet.

Remarques générales.

Dans quelques-unes des observations relatées précédem-

ment le dosage des excréta urinaires pratiqué par mon confrère M. le Dr Tourignv, a indiqué une augmentation du taux

SRE RARES

de l'urée coimneidnt avec le retour de l'appétit et Ja récupération des forces musculaires. Tous ies médecins électriciens ont d'ailleurs constaté le relkvement des phénomènes de Ti nu trition comme conséquence de l'application des courants de

Morton, qui sont en réalité des € de haute

fréquence. Deux des meilleurs. Morton, ont publié sur ce sujet d'importants tra vatix De méme la tension arterTie le prise au sphvegmo-manomcetre S Est TEICVE lurant le cours du traitement. Dans k es exametis TÉépetes lu sang ont ete faits et Ont FEVEI a FINeENtAatrION issez considéra le des globules rouges et 1î le l'hémo globu li est bic entt 1 € is ne HTEtt ns ù | CIMPÉONET FES nirants \orto { ET Svatt î IL CNCIUSIO le toute { me Î Fo ù tra © ; . € x ete TR Rp à Fe ae tem + Fer tarte ù ‘ ’ tou e A 1 &. ei e y c e + we re ‘ e È : £c ( ’ F so sage. C'est ci = ire c'olnetesre CT . + ; ’ ; Rte “= ù «-€ ! :

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