La chronique l'appelait frh'p liohprt
qui resta muet : on lui passa un lacet au cou, et son cadavre fut suspendu au dehors du palais ou du couvent de Caserte. La reine, insensible h cette catastrophe, ne versa pas une larme. Quelques chroniques aîfirment qu'elle savait le complot et qu'elle avait consenti au meurtre par la haine que lui inspirait André; d'autres disent que la conjuration se fit sans elle, sous l'impulsion de quelques féodaux angevins et normands. L'attentat avait été sipublic, si odieux, qu'il fallaitchàtier les coupables : les cours régulières de Naples condamnèrent les conjurés au supplice, et avec eux la vieille sénéchale, qu'on disait la main secrète de Jeanne. La reine avait fait bâillonner les pauvres suppliciés, afin qu'ils ne pussent rien révéler; tout resta dans un demi-reflet : il n'y eut que de violents soupçons sans preuves ^
A peine André était-il dans la tombe, que Jeanne, impatiente dans ses amours, épousa le prince de Tarente, désigné comme un des chefs du complot régicide. Xaples, Palerme, furent indignées de cette hardiesse adultère*. Le roi André,
1. Consultez les Annales de Muratori, si prf'ecienses pour rhistoire de l'Italie. Les Bénédictins ont recueilli et analysé les faits : Art de vérifier les dates, t. III, Comtes de Provence. In-4°.