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cb AVERTISSEMENT
Cette pièce n’est qu’une adaptation et une compilation ; il est de notre devoir d’en indiquer la provenance afin de rendre à chacun ce qui lui est dû, car ce n’est pas notre intention de nous approprier le bien d'autrui.
La comédie les Cousins du Député a été faite à la demande de M. J. N. Marcil, qui avait entrepris l’organisation d’une grande soirée, au Monument national, au bénéfice de l’association athlétique d'amateurs le National.
Les Crampons de sauvetage, compilation de diverses | pièces de Labiche et la meilleure partie du rôle de Baptiste dans On demande un acteur, par M. Régis Roy, sont les matériaux qui nous ont largement servi pour édifier les Cousins du Député.
Il ne s'agissait plus que de mettre Ja couleur locale.
Nous croyons avoir réussi et c’est là notre principale excuse.
Le lendemain de la première représentation, qui eut lieu le 27 octobre 1896, la Presse publiait un rapport dont nous donnons le fragment suivant :
MN cé La pièce fit un joli cadre à ee tableau. Sans vouloir porter aucun Jugement sur le mérite de l’œuvre, ce qui n’entre pas dans nos attributions, nous ne pouvons nous ro “ro
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de lui reconnaître de po qualités. L'auteur s'é p | posé de faire rire l'auditoire en mettant dans la bouche toutes | nos expressions “ canayennes ” les plus originales. Les rires
continuels qui ont accueilli les différentes réparties, dites avec un naturel et un art infinis par les messieurs qui ont bien
voulu prêter leur concours bienvetllant à une si bonne œuvre, disent complètement son but. Jamais député n'a eu plus de respect pour son chef hiérarchique, et plus d'amour des grandeurs, Il faisait bon de voir l'empressement à recevoir ‘‘ monsieur le ministre.” Quant à ses cousins de ‘‘ bons habitants,” ils sont des modèles du genre. Peut-être le voyage à Montréal les aurat:il ‘ déniaisés,” nous le souhaitons de tout cœur,
‘* Pourvu que les nombreuses maisons de Montréal, les évaluateurs ou les éventilateurs des grandes maisons (élévateurs), l'éloquence de messieurs les avocats, et en dernier lieu la grâce et les charmes de la chanteuse et de la danseuse ne leur aient pas tourné la tête (1). C est le vœu de tous ceux qui étaient présents,dont le jugement les déclare innocents. Somme toute, soirée charmante et digne de notre œuvre nationale.”
Toutefois, si le succès a dépassé nos espérances, il est bon d’ajouter qu’il est dû aussi, en grande partie, à nos sympathiques artistes canadiens, MM. V. Dubreuil (Lantonnard); A. V. Brazeau (Labroche) ; H. Bédard (Frémichot) ; J. N. Marcil, (greffier) ; A. Côté (l'avocat); Venne et Poirier (Narcisse et Jérôme).
Montréal, 10 novembre 1896.
(1) Au deuxième acte, durant la partie de dominos, deux bohémiennes avaient chanté et dansé.