acte de 1468 mentionne son église comme filiale de
lise S. Etienne de’ Fontbellon, située à 3 kilomètres
Aubenas, circonstance qui prouve qu'il était encore
exclu de la ville. Les Pères avaient du moins con-
servé une Communication avec leur ancien emplacement
changé en jardin, ils sy rendaient par un souterrain passant sous les remparts.
Cette translation à juger par le style de l'Église et
des édifices qu'on démolit aujourd'hui, appartient au xvue siècle ; devant les mäles ornements qui se profilent sur les pierres silicieuses des murs, ce style se manifeste
clairement,
Le nouveau couvent fut adossé aux remparts, qui
devaient le protéger, et sans doute, une des tours fut
changée en Campanile. M. Combiez, un des notables de
la ville et d'un grand âge, tenait de son père que ce éam-
panile s'élevait au-dessus de la sacristie.
Une délibération de la ville (24 juin 1629) nous
apprend que Marie de Montlaur abandonna la moitié
d'une rente annuelle de 625 livres au couvent pour l’en-
Entrée du couvent d’Aubenas,
ph. de M. l'abbé Penel. tretien de six religieux qui devaient y dire la messe.
Un souterrain conduisait au couvent des cordeliers, aujourd'hui l'hôpital, un autre à Fonthonne, propriété de M. Bernardy. En 1818, les dames du S. sacrement s’'établirent dans le couvent et y demeurèrent jusqu’en 1890, On le démolit pour construire une école laïque.
Le maitre autel orné de sculptures et de dorures fut acheté en 1827 par le curé de $, Etienne de Fontbellon. il avait au-dessus un tableau de la cène que conservent les Frères
des écoles chrétiennes.
BIBLIOGRAPHIE
€ GÉRARD de FRAGHET, Vita fratrum, ch, XII.
« Histoire littéraire de la France, T. XVI, p. 534. « ANDRÉ EpouARD, Archiviste de Privas, livre des titres et papiers du couvent des Frères Prêcheurs d’Aubenas, archives départementales, n° 70.
« SERRET, Plan de l’ancien couvent vers 1890, conmouniqué par M. Aug, Signonèche de Privas
& Plan cadastral, plan Rogot
€ MazoN, Chronique religieuse du vieil Aubenas, Valence 1894, (L. K7 29,024).
« M. l'Abbé PEXEL, aumônier des sœurs de S. Regis, nous a puissamment aidé dans cette monographie par ses documents, plans, photographies communiqués avec la plus parfaite obligeance.